Le Dernier des Mohicans - Un classique décevant

07/09/2017

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Titre : Le Dernier des Mohicans

Auteur : James Fenimore Cooper

Editions : Gallmeister

Prix : 12,00 €

Parution : 17 août 2017

Nombre de pages : 480 pages

Genre : Classique / Aventure

Résumé : 1757, la guerre franco-anglaise fait rage pour la conquête du Nouveau Monde tandis que les tribus indiennes se livrent une lutte sans merci. Le maréchal français Montcalm remonte le lac Champlain avec ses soldats pour prendre le fort William-Henry, tenu par le colonel Munro. Au même moment, les filles de ce dernier, Cora et Alice, sont en chemin pour le rejoindre. Egarées dans la forêt nord-américaine, elles rencontrent un chasseur blanc, Natty Bumppo, alias Œil-de-Faucon, et deux Indiens, Chingachgook et son fils Uncas, le dernier des Mohicans, qui deviennent leurs guides dans cette Amérique sauvage. Ce livre sans pareil, immense roman d’aventures qui connut dès sa parution un succès international, annonce la disparition des Amérindiens et la naissance des États-Unis.

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Bien que ce livre soit un classique, je ne l'avais jamais lu auparavant et je dois dire que je n'ai pas été très impressionnée. On l'a étudié en partie dans mon cours de littérature américaine et de ce point de vue, il y a beaucoup de choses à dire, mais lorsqu'on le lit pour le plaisir, il ne s'agit pas du meilleur classique américain, loin de là. 

Déjà, le style de l'auteur est très particulier et ne m'a pas du tout plu. Il m'a beaucoup rappelé des auteurs comme Charles Dickens, Jane Austen ou même Flaubert, qui ne se gênent pas pour écrire des chapitres entiers composés de description pure. Parfois, ça ne me dérange pas mais parfois, c'est beaucoup trop et ça alourdit le récit complètement. Ici, ça en devenait pénible et toutes ces descriptions étaient parfaitement inutiles. Qui a envie de lire plusieurs pages sur la description d'un rocher ? Ou d'un arbre ? J'approuve le fait que l'auteur veuille nous faire partager la nature luxuriante des Etats-Unis de l'époque et veuille nous faire voyager à travers son récit mais il y a des limites. 

Les dialogues ne sont pas forcément beaucoup mieux et m'ont mise mal à l'aise plus d'une fois. Je ne vois pas dans quel univers les dialogues de ce livre peuvent être naturels. Tout comme pour les descriptions, les dialogues sont interminables tellement ils sont détaillés. Les personnages sont de véritables encyclopédies qui expliquent le moindre terme, la moindre chose, prenant le lecteur pour un débile. C'est parfois vraiment pénible et de lire de tels dialogues n'a fait que me ralentir dans ma lecture et me donner une mauvaise impression de ce classique. 

Abordons la question du racisme, puisque c'est un thème central de l'époque. Cooper voulait prouver à travers ce récit que la couleur de peau importe peu et voulait dénoncer le racisme contre les Amérindiens. Bien que son personnage Oeil-de-Faucon ait vécu quasiment toute sa vie avec les Amérindiens et qu'il véhicule cette idée d'égalité entre les "races", au final, la mentalité de l'époque rattrape à la fois le personnage et l'auteur, et on a affaire à pas mal de racisme. Les blancs sont clairement supérieurs, ils ne se gênent pas pour le dire et le faire comprendre, et les Amérindiens sont souvent décrits de manière péjorative et leur culture se réduit à une façon de parler. Ça a été assez pénible pour moi puisqu'on est au 21ème siècle et que je ne cautionne pas ce genre de choses, et même si à l'époque c'était tout à fait normal, je n'arrive pas à passer au-dessus de tout ça. 

Quelques autres éléments qui m'ont déplu au fil de la lecture : le fait que les femmes ne cessent de se faire kidnapper, le fait que le roman ne tourne qu'autour de la guerre et que je ne comprenne rien au vocabulaire stratégique utilisé lors de ces passages, le fait que l'action soit trop prévisible et souvent répétitive et le fait que chaque personnage a plusieurs noms et surnoms, rendant la compréhension de l'histoire encore plus compliquée (comme si ça n'était pas déjà assez dur comme ça). 

Globalement, ce que je retiens de ce livre c'est qu'il est beaucoup trop long et que l'on s'ennuie bien trop vite. Malgré tout, on découvre les paysages américains du 18ème siècle et ce voyage dans le temps et dans la nature reste très agréable et la meilleure partie de ce roman. Malheureusement, il y a beaucoup trop d'éléments qui m'ont rebutée tout au long de ma lecture, d'où ma note de deux étoiles. 

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