Te laisser partir : Surprenant !

17/09/2017

Titre : Te laisser partir

Auteur : Clare Mackintosh

Editions : Le Livre de Poche

Prix : 8,10 €

Parution : 22 mars 2017

Nombre de pages : 512 pages

Genre : Thriller

Résumé : Un soir de pluie à Bristol, un petit garçon est renversé par un chauffard qui prend la fuite. L’enquête démarre, mais atteint rapidement son point mort. Le capitaine Ray Stevens et son équipe n’ont aucune piste. Rien. Après cette nuit tragique, Jenna a tout quitté et trouvé refuge au pays de Galles, dans un cottage battu par les vents. Mais plus d’un an après les faits, Kate, une inspectrice de la criminelle, rouvre le dossier du délit de fuite. Et si l’instant qui a détruit tant de vies n’était pas le fait du hasard ?

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Je dois quand même avouer que je ne me serais certainement pas laissé tenter par ce livre en me fiant uniquement à sa quatrième de couverture. L’histoire ne m’attirait, en effet, pas plus que ça. Toutefois, en consultant les avis unanimes qui ont suivi les sorties VO puis VF de Te laisser partir, il m’a semblé que ce roman allait bien au-delà de ce que le résumé laissait entendre. Et autant vous le dire tout de suite, je ne me suis pas trompé ! Je remercie par conséquent chaudement les éditions Le Livre de Poche pour leur envoi, qui s’est révélé être ô combien surprenant !

Te laisser partir est clairement divisé en deux parties. 
La première se concentre essentiellement sur la reconstruction psychologique d’un individu après la perte d’un être cher, le deuil et les remords, tout en introduisant les protagonistes qu’on va suivre au cours des 500 pages qui composent le bouquin. Une mise en situation assez classique donc, complétée par une narration alternée. D’un côte Jenna, qui a décidé de tout plaquer après le fameux drame en partant s’isoler au bord de la mer, et de l’autre Ray et Kate, deux agents de police bien décidés à résoudre une enquête qui reste désespérément au point mort. Petit à petit, on rentre alors dans la tête de ces trois personnages en découvrant leur quotidien, leur vie privée, leurs pensées, leurs failles et leurs peurs. Cette construction du récit instaure inévitablement une proximité entre le lecteur et les protagonistes, ce qui explique sans doute le sentiment d’incompréhension qu’on ressent une fois arrivé au bout de la 226ème page. La fin de cette première partie marque, en effet, un tournant radical, propulsant l’histoire dans une toute autre dimension, obligeant ainsi le lecteur à reconsidérer totalement ce qu’il pensait, pourtant, savoir…
La deuxième moitié du roman est, quant à elle, pleine de surprises. L’intrigue de base est complètement éclipsée au profit d’une thématique que je n’avais absolument pas vu venir et que l’auteure a su aborder avec intelligence et réalisme. Alors qu’on pourrait éventuellement reprocher quelques longueurs aux 200 premières pages, les 300 dernières sont, elles, addictives à souhait. Les rebondissements s’enchaînent, le rythme devient effréné et les pages défilent à mesure que – poussés par une curiosité malsaine – on essaye de comprendre : pourquoi ?
Je préfère ne pas vous en dire beaucoup plus au risque de dévoiler trop de détails mais une chose est sûre, si vous vous lancez dans Te laisser partir, préparez-vous à être surpris !

J’aimerais également souligner le fait qu’avant de devenir auteure à succès, Clare Mackintosh travaillait elle-même dans la police. Cette expérience lui a donc permis d’imaginer une histoire tout à fait plausible, bien ancrée dans la réalité et reposant sur des éléments très factuels. On apprend d’ailleurs dans les remerciements que Te laisser partir est né d’une affaire similaire survenue dans les années 2000 et dont la procédure judiciaire avait, à l’époque, fasciné Clare… 

Tout cela pour vous dire que Te laisser partir est un premier roman à l’intrigue non seulement parfaitement maîtrisée mais surtout profondément humain et riche en émotions. Que vous soyez donc un amateur de thrillers aux twists imprévisibles ou non, il est évident que cette lecture ne vous laissera pas indifférent.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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