The No Face se fait un nom

17/09/2017

Titre : Chapter One

Groupe : The No Face

Label : Vanille Records

Parution : 29 septembre 2017

Durée : 41 mn

Nombre de titres : 13

Genre : Rock


The No Face ! Quel drôle de nom ! Sous cet étrange patronyme se cachent les anciens musiciens de Skip The Use, amputés de leur chanteur parti voler sous d’autres cieux, et qui l’ont remplacé par Oma Jali, ancienne participante de The Voice, et dont la voix illumine les treize titres de cet album. Du rock à la soul, The No Face nous entraîne dans un voyage magique, où les apports modernes de l’électro côtoient des sons organiques hérités des années 60 ou 70, dans un savant mélange que résume parfaitement « Fire », le premier titre de ce Chapter One. Le choix de cette chanson est symptomatique de la démarche de The No Face, qui désire avant tout se faire plaisir. La voix d’Oma, qui possède un grain unique, proche de certaines chanteuses de la Motown, participe grandement à cette originalité, comme en témoignent l’émouvant « Time » ou le soul rock « Talkin’ To You ». Sa puissance vocale, son énergie, sa maîtrise et son charisme sont autant d’atouts indéniables capables de propulser le groupe au sommet des charts, et pas uniquement en France.

Pour s’en persuader, il suffit d’écouter le pop-rock « I Am Over You », dont le refrain entêtant est capable de retourner tout un stade, tandis que les guitares vous poussent à remuer la tête en cadence. Un titre que l’on dirait sorti d’une bande originale pour un film de James Bond. Autant dire qu’on touche au sublime. Plus étonnant encore est le groovy « Mermaid Chant », au rythme lancinant et hypnotique, ainsi que l’indique son titre. Les arrangements, de toute beauté, aussi bien pour les voix que les autres instruments, nous montrent un groupe déjà en pleine possession de ses moyens. L’influence des années 70 est présente, mais avec une actualisation d’une rare finesse. Dans un style proche, citons aussi « The Rumour », sur laquelle les claviers et la basse occupent une place importante, tissant de fines mélodies qui placent la voix dans un écrin.

Mais The No Face, c’est aussi un groupe d’électro-rock puissant, comme en témoignent « Never Ever » et « Change », deux chansons ancrées dans notre siècle, mais auxquelles Oma parvient à donner un petit air rétro qui n’est pas sans rappeler les albums solos de Debbie Harry, la chanteuse de Blondie. Cela est plus flagrant encore sur « Mascarade », dont les claviers typés années 80 évoquent Eurythmics. On comprend qu’avec une voix pareille, les musiciens s’en sont donnés à cœur joie. Ils auraient eu tort de s’en priver. La fusion la plus étonnante revenant sans doute à « Love You », un creuset d’électro-rock, de soul, de pop et de new wave. C’est à la fois dansant et profond.

Notons également la présence d’un titre en français, « A me rendre folle », qu’Oma parvient à faire sonner comme un mélange de soul et de blues, tandis que des musiciens la tiennent à bout de bras grâce à une construction pleine de feeling. Du grand art !

Pour un premier essai, The No Face réalise un sans-faute qui devrait ravir les fans de nombreux courants, et en premier lieu, les amoureux de la musique.

 

Nourri au metal et à la littérature, je mêle mes deux passions en écrivant des romans et des nouvelles, un casque audio sur les oreilles. Se construire son propre univers, il n’y a rien de mieux !
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