La Prêtresse d'Avalon - Une petite déception

11/10/2017

Titre : La Prêtresse d'Avalon

Auteur : Marion Zimmer Bradley

Editions : Pygmalion

Prix : 19,90€

Parution : août 2017

Nombre de pages : 439 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Quand Rian, Haute Prêtresse d'Avalon, découvre qu'elle est enceinte, des sœurs plus âgées la mettent en garde. Cette cinquième grossesse, engendrée par Coelius, pourrait bien lui coûter la vie. Mais renoncer à enfanter une nouvelle fois serait nier l'existence de la magie, et Rian sert depuis trop longtemps la Déesse pour ne pas s'en remettre à ses desseins. C'est ainsi que dans un dernier souffle, elle donne le prénom de Eilan à sa fille, que Merlin accueille dans ce monde avec cette prophétie venue des étoiles : «L'enfant née au Tournant de l'Automne, juste au moment où la nuit fait place à l'aube, se tiendra au Tournant de l'Ère, au portail entre deux mondes.» Les prêtresses rassemblées comprennent immédiatement qu'elle sera la Dame du Lac un jour, comme sa mère. Mais Merlin, bien que le ciel lui a montré grandeur et puissance, n'a pas vu ce qu'elles espèrent. Il lui semble que cette enfant est destinée à emprunter une route différente de celle que toutes les prêtresses d'Avalon ont parcourue jusqu'ici. Car s'annonce un tournant crucial dans l'histoire : peu à peu, les religions païennes anciennes perdent du terrain face au christianisme, et Eilan va connaître une des plus grandes évolutions spirituelles qui ait jamais eu lieu.

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Je vous parlais récemment des Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley, roman pour lequel les éditions Pygmalion ont récemment sorti une toute nouvelle traduction. J’avais tellement aimé ce roman et la manière dont l’auteur avait twisté un univers que je connaissais que j’ai évidemment eu envie de continuer à lire les autres tomes du Cycle d’Avalon. Alors que les éditions Pygmalion ont proposé de m’envoyer ce tome, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée !

Au sujet du Cycle d’Avalon de Marion Zimmer Bradley, il y a quelques petites choses à savoir sans quoi on peut facilement être perdu ! Je vous le disais dans mon article sur Les Dames du Lac, le premier roman du cycle a d’abord été séparé en deux romans distincts en France, à savoir Les Dames du Lac et Les Brumes d’Avalon. À l’exception de ces deux romans qu’il faut forcément lire dans l’ordre, les autres romans du cycle proposent des intrigues indépendantes les unes des autres et peuvent se lire dans n’importe quel ordre. D’ailleurs l’auteur n’a pas écrit les romans en suivant l’ordre chronologique des intrigues, ce qui fait que vous pouvez lire les romans dans l’ordre dans lequel Marion Zimmer Bradley les a écrits, dans l’ordre chronologique par rapport à l’intrigue, … Ou dans tout autre ordre qui vous semblera acceptable ! Ainsi, ce roman, s’il est considéré comme le quatrième volet du cycle (le quatrième écrit par l’auteur), se déroule en réalité avant Les Dames du Lac.

D’accord, mais La prêtresse d’Avalon, ça donne quoi ?

Eh bien… C’est un peu compliqué. Vous avez déjà vu à la note que j’ai donné au livre que je n’ai pas adhéré comme j’ai pu le faire aux Dames du Lac et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, je pensais – peut-être un peu naïvement – que la totalité du Cycle d’Avalon aurait trait aux légendes arthuriennes que j’affectionne beaucoup. Or, dans ce roman en tous cas, il n’en est rien puisque l’intrigue se joue près de trois siècles avant la naissance d’Arthur. Cela a été une première petite déception pour moi, mais bon j’espérais pouvoir en apprendre plus sur la mythologie d’Avalon mise en place par l’auteur dans ce cycle et notamment sur les pouvoirs des druides et des prêtresses.

C’est là où intervient ma deuxième (et plus importante) déception par rapport à ce roman. Le résumé de la quatrième de couverture (qui est celui que j’ai mis plus haut sans le modifier) m’avait laissé penser que nous suivrions Rian, l’actuelle Dame du Lac, et l’enfance de sa fille Eilan. Moi qui râle toujours parce que les quatrièmes de couverture sont trop révélatrices, là j’ai été servie ! En réalité, le résumé de l’éditeur correspond plus ou moins au prologue de l’ouvrage et ne va pas plus loin dans l’intrigue. En réalité, la Dame du Lac meurt en donnant naissance à sa fille et celle-ci sera donc élevée par la famille de son père, un romain, avant d’être accueillie à Avalon au moment de son adolescence. C’est seulement à partir de ce moment-là que l’intrigue commence, avec le retour d’Eilan à Avalon après de longues années d’absence et une éducation très différente de celle des rites celtiques.

Cela dit, ce début de roman m’a beaucoup plu, même s’il m’a un peu déstabilisée au départ. En effet, le lecteur découvre Avalon ainsi que ses traditions en même temps qu’Eilan et nous avons ainsi accès aux mêmes explications que la jeune fille. Certains aspects du fonctionnement d’Avalon lui paraissent ainsi aussi mystérieux qu’au lecteur. Par ailleurs, de même que dans Les Dames du Lac, la narration se fait dans ce roman à la première personne, et c’est Eilan à la fin de sa vie qui en raconte l’histoire. Il y a ainsi un beau travail de recul de la part du narrateur-personnage qui donne réellement envie de continuer le roman.

En réalité, si tout le roman avait suivi l’initiation d’Eilan à Avalon et ses décisions en période mouvementée, j’aurais été ravie. Seulement ce n’est pas le cas puisque Eilan quitte Avalon de manière définitive avant la fin du premier quart du livre. Persuadée de devoir suivre sa propre voie, elle devient l’épouse – heureuse!- d’un général romain. Et c’est justement ce point qui ne m’a pas du tout conquise.

C’est un peu dommage parce que je pensais – peut-être naïvement – qu’un roman du nom de La Prêtresse d’Avalon et dont le résumé faisait état d’une prêtresse au destin extraordinaire allait nous plonger au cœur des mystères d’Avalon que j’avais hâte de découvrir. Mais pour le coup, pas du tout. Si je comprends bien en quoi une prêtresse d’Avalon ayant quitté Avalon a un destin extraordinaire, ce n’était cependant pas ce à quoi je m’attendais et du coup j’ai été très déçue. Il faut savoir que si je raffole de mythologies celtes, nordiques et même grecques, l’histoire et la mythologie romaines ne sont pas ma tasse de thé et je dois bien avouer qu’il y a eu certains moments dans ce roman complètement consacrés à l’histoire de l’empire romain qui m’ont profondément ennuyée.

C’est d’ailleurs extrêmement dommage car, comme je le disais, l’écriture est très fluide et agréable et qu’en plus, Marion Zimmer Bradley a été saluée et reconnue pour son travail de précision en ce qui concerne les détails historiques dans ses romans. Mais j’ai eu l’impression de passer mon temps à tenter de noter dans quelles villes se rendaient les personnages, ou à confondre certains personnages aux noms romains très similaires. Et pire encore, j’ai passé la totalité du roman à attendre le retour d’Eilan à Avalon, pour continuer sur la lancée du début du roman que j’avais réellement appréciée !

À vrai dire, j’ai hésité quant à la note à mettre à ce roman parce qu’il ne s’agit pas d’un mauvais roman. Simplement, il ne s’agit pas du tout de ce à quoi je m’attendais et j’ai vraiment été très déçue. Je pense donc que c’est peut-être mes attentes et mon enthousiasme pour le premier tome du cycle qui ont pu modifier mon regard sur ce roman, et peut-être qu’il aurait mérité d’avoir trois étoiles et non pas deux. Cela dit, je pense honnêtement que si ce n’était pas les éditions Pygmalion qui avaient eu la gentillesse de m’envoyer le roman, je ne l’aurais pas fini, et c’est ce qui m’a décidé à ne lui mettre que deux étoiles.

En définitive, j’ai l’impression d’être passée à côté de ce roman. Peut-être qu’en le lisant à un autre moment ou en ayant un regard plus éclairé sur ce qu’il serait, j’en aurais profité un peu plus… Cela dit, je ne fais pas mon deuil du Cycle d’Avalon parce que je pense réellement que d’autres intrigues, plus tournées vers la magie druidique, sauront me plaire plus que celui-ci !

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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