Marie et Bronia, le pacte des soeurs - Une biographie jeunesse réussie

17/10/2017

Titre : Marie et Bronia, le pacte des soeurs

Auteur : Natacha Henry

Editions : Albin Michel

Prix : 14,00€

Parution : août 2017

Nombre de pages : 332 pages

Genre : Biographie, jeunesse

Résumé : Varsovie, fin du XIXe siècle, Marie et Bronia, deux soeurs vivant dans une Pologne asservie par la Russie, n'ont qu'une obsession : aller à l'université. Marie rêve de devenir chimiste, et Bronia, médecin.
Malheureusement, l'occupant russe interdit aux femmes de faire des études. C'est compter sans l'esprit de rébellion des deux jeunes filles. Un soir d'automne, à la lueur d'une lampe à pétrole, les deux soeurs décident de sceller un pacte incroyable, qui les mènera jusqu'aux portes de la Sorbonne, à Paris...

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Marie Curie est un personnage historique pour lequel j’ai beaucoup d’admiration et qui semble – à mon sens ! – avoir vécu plusieurs vies. C’est bien simple, à chaque fois que j’apprends quelque chose sur elle, je découvre un pan de son histoire qui fait d’elle une personne encore plus spéciale dans l’histoire de France. En plus d’être la première femme a avoir reçu le Prix Nobel, elle a mené une vie où le découragement n’avait pas sa place. Quand je pense à Marie Curie, j’ai en tête l’image d’une chercheuse acharnée, qui n’a jamais baissé les bras pour défendre ses idéaux, même au plus fort de la première guerre mondiale où elle transportait des machines pour faire des radios aux soldats blessés.

Du coup, quand j’ai vu ce roman jeunesse de Natacha Henry, je me suis dit que c’était l’occasion d’en savoir un peu plus sur cette femme qui me paraissait être une femme hors du commun.

Et Marie et Bronia, le pacte des sœurs, ça donne quoi ?

Eh bien c’est plutôt une belle découverte puisque j’ai encore appris des choses sur Marie Curie (oui oui, je vous assure c’est possible !). Le roman est avant tout centré sur la jeunesse de la chercheuse, en Pologne, et sur ses relations avec sa famille et notamment avec sa sœur ainée Bronia.

J’ai beaucoup aimé que l’auteur prenne le temps de poser le contexte historique en Pologne à l’époque : un pays avec une situation politique mouvementée et un système éducatif qui ne laisse aucune place aux femmes au-delà du baccalauréat. Et pourtant, Marie et sa sœur Bronia, qu’une soif d’apprendre très forte anime, se refusent à se ranger et à devenir de simples femmes au foyer quand elles rêvent de pouvoir s’engager et améliorer le quotidien des gens.

Le roman nous permet d’accompagner les deux jeunes filles dans leurs déceptions et dans la prise de décision qui va changer leur vie – ni plus, ni moins. En effet, toutes deux prennent la décision d’aller étudier à Paris, en France, pays qui autorise les femmes à faire des études. Pour pouvoir se permettre les frais engendrés par le coût de la vie et des études parisiennes, les deux sœurs se font une promesse : l’une travaillera d’arrache-pied pour payer les études de l’autre, tout simplement. Et sans ce pacte, aucune des deux n’aurait pu faire de carrière scientifique.

J’ai lu très vite ce roman jeunesse qui m’a encore fait découvrir plus en avant ce personnage historique dont j’apprécie le parcours, et j’ai notamment découvert cette histoire de pacte dont je n’avais jusque-là pas du tout entendu parler.

Il est à noter que l’auteur, si elle a écrit ce récit comme une fiction, s’est cependant basée sur son propre essai sur les deux sœurs pour la rédaction de ce roman (à savoir Les Soeurs Savantes). Si j’ai trouvé l’écriture parfois un peu trop neutre, je pense que l’important pour Natacha Henry était dans cette version de transmettre aux plus jeunes l’importance de croire en ses projets et de ne rien laisser se mettre en travers de son chemin.

J’ai du coup très envie de lire l’essai de l’auteur pour avoir un point de vue peut-être un peu moins romancé sur la vie de ces deux sœurs aux destins vraiment hors du commun !

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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