Daisy Driver - Nulle Part

12/11/2017

Titre : Nulle Part

Groupe : Daisy Driver

Label : Doweet

Parution : 1er septembre 2017

Durée : 52

Nombre de titres : 15

Genre : Rock


Formé en 2015, Daisy Driver est un groupe lorrain qui mêle musiques françaises et rock anglo-saxon dans un creuset où l’on retrouve aussi bien des esthétiques de variété que des accords reggae (« De New-York à Madrid »). Si le nom de Noir Désir (évident sur « Nulle Part ») et celui de Renaud viennent à l’esprit (leur superbe reprise de « Morgane de toi » parle dans ce sens), leurs influences se trouvent également du côté des Foo Fighters, de Blur ou d’Oasis. Cela nous donne un mélange plutôt étonnant, comme le prouve leur reprise de la chanson « Elle a les yeux revolver » de Marc Lavoine avec une énergie punk-rock qui lui apporte une réelle plus-value.

Une fois évacuées les questions sur ces deux étonnantes reprises qui vont certainement interpeller les amateurs de musiques énergiques et amener des curieux vers Nulle Part, il demeure treize compositions originales qui nous transportent dans un univers coloré qui explore le rock énergique (le mid-tempo « Drowning » ou le furieux « El Loco »), le punk-rock (« Tous les garçons ») ou le pop-rock (l’excellent « I Love Paris » qui balaie aussi bien les attitudes négatives de certains parisiens que l’amour du groupe pour la Capitale). A noter le clin d’œil (tacle ?) à Indochine : « Les amoureux du Bataclan Les vrais héros de tous les temps ». Chaque titre, chanté dans un français réellement écrit et parfois revendicatif, possède sa propre personnalité, ce qui fait de cet album une vraie découverte, riche, gorgée jusqu’à plus soif de mélodies et d’accords sautillants (« Johnny Rodéo »).

A mi-chemin entre le rock et la pop, les musiciens de Daisy Driver possèdent d’indéniables qualités de compositeurs qui pourraient faire d’eux les successeurs de Téléphone, à condition que radios et télévisions aient l’oreille suffisamment pertinente pour programmer certains de leurs titres. Etant donné leur frilosité et leur aseptisation, je n’y crois guère, ce qui est bien dommage, car des chansons telles que « Mya », « I Love Paris » et « Drowning » pourraient plaire à un grand nombre. Ne faites pas comme ces médias et jetez-vous sur cet album afin de prouver que la France est aussi un pays qui a une vraie identité musicale.

Nourri au metal et à la littérature, je mêle mes deux passions en écrivant des romans et des nouvelles, un casque audio sur les oreilles. Se construire son propre univers, il n’y a rien de mieux !
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