Des lendemains qui chantent - Une petite déception

13/11/2017

Titre : Des Lendemains qui chantent

Auteur : Anne Lanoe

Editions : Fleurus

Prix : 15,90€

Parution : octobre 2017

Nombre de pages : 260 pages

Genre : Jeunesse

Résumé : Paris, septembre 1933, Dora Alekseivna Vassilieva, 18 ans, fille d’émigrés russes, rencontre Jean Doucet, drôle et hâbleur, alors qu’elle s’apprête à faire couper et à vendre ses cheveux chez un coiffeur perruquier de la rue saint-Honoré. Elle veut acheter un appareil photo et concrétiser son rêve : devenir photographe-reporter.
Dora, dont la famille a été en partie ruinée par la Révolution russe, est contrainte par sa mère de se marier avec un lointain cousin fortuné Dimitri Vodianov, tuberculeux. Ce dernier, qui se sait très malade et probablement condamné, lui promet qu’il ne lui imposera rien. Il partira peu après leur mariage dans un sanatorium en Suisse. Restée seule à Paris, Dora revoit Jean durant la manifestation du 6 février 1934. Ils parlent politique, photographie, journalisme et marchent toute la nuit dans Paris.
Dora a le cœur déchiré entre Dimitri et Jean. Qui choisir dans cette tourmente, quand les ligues fascistes sèment la terreur, quand l’Europe sombre dans la haine et que le front populaire promet des lendemains qui chantent ?

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Quand j’ai posé les yeux sur ce petit roman jeunesse, je me suis dit qu’il était fait pour moi. Je suis assez férue d’histoire et de fictions historiques et les années 30 sont une période que j’affectionne tout particulièrement. Et quand j’ai vu que l’héroïne du roman était russe, là le doute n’était plus permis : il fallait que je lise ce livre !

Et alors Des Lendemains qui chantent ça donne quoi ?

Eh bien, malheureusement, je dois bien avouer je n’ai pas tout à fait accroché à l’histoire. Est-ce que je me suis construit des attentes trop élevées ? Est-ce que je n’ai pas lu ce livre au bon moment ? Est-ce que tout simplement il n’était pas fait pour moi ?

Il faut dire que je m’attendais peut-être à des choses trop précises. D’une part, comme la quatrième de couverture présentait la famille de Dora comme ayant du fuir la Russie suite à la Révolution d’Octobre, je pensais qu’une partie du roman relaterait cette période historique, ou que Dora serait un personnage partagé entre ses origines et le monde moderne, mais cela n’a pas été le cas. Bien au contraire, Dora n’a que faire de la Russie des tsars et est une jeune fille résolument moderne et complètement tournée vers l’avenir de la France et de l’Europe. En soi, c’est plutôt un point positif (!), mais il est vrai que je m’attendais à ce que les origines de Dora aient une plus grande importance dans ce roman. Or finalement, elles n’ont que peu d’incidence sur l’intrigue de l’histoire.

Par ailleurs, si l’agitation des années trente est très bien décrite par l’auteur, j’ai trouvé que les événements s’enchaînaient trop vite et qu’en dehors des scènes se déroulant lors des manifestations, l’ambiance de ces années passait un peu trop au second plan.

En réalité, ce qui m’a « déplu » dans ce roman tient en une seule phrase : il ne s’agit pas d’un roman historique. Ce n’est – naturellement – pas un défaut en soi, mais au regard de mes attentes, je dois bien dire que c’était un peu à côté. L’auteur nous amène bien plus à interroger les sentiments de Dora, prise malgré elle dans un triangle amoureux, ce qui – là encore – n’est pas tout à fait ma tasse de thé. Le temps passe très vite dans ce roman (il me semble que l’intrigue s’étale sur plus d’un an) et nous partageons avec le personnage principal uniquement les moments clés de cette période de sa vie – notamment du point de vue de son histoire avec Jean et Dimitri.

Une fois de plus, je me dis qu’il faut réellement que j’arrête de me lancer dans des intrigues avec des attentes trop précises, parce que je suis ensuite très déçue, même si les romans en question auraient pu me plaire.

Cela dit, il me semble que Des lendemains qui chantent n’est qu’un premier tome et peut-être que le second viendra répondre un peu plus à mes attentes et donnera plus d’ampleur à ce qui manquait – selon moi – dans ce roman. Dans tous les cas, je lirai quand même ce second roman puisque si mon adhésion n’était pas totale avec le roman, ma lecture n’a pas été un moment désagréable, d’autant que l’écriture de l’auteur est très fluide et que ce roman se lit très vite. Je compte donc me plonger dans la suite en mettant de côté mes attentes qui – de toute évidence – ne collent pas vraiment à ce que l’auteur voulait partager avec nous, pour profiter un peu plus de cette prochaine lecture !

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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