Un raccourci dans le temps – Un roman SF plus que singulier

28/11/2017

Titre : Un raccourci dans le temps

Auteur : Madeleine L'Engle

Editions : Hachette

Prix : 15,90 €

Parution : 25 octobre 2017

Nombre de pages : 300 pages

Genre : Science-fiction, fantastique, jeunesse

Résumé : Rien ne va plus pour Meg : son père a disparu, et personne ne s’intéresse à elle ni à ses problèmes.

Qui voudrait d’une amie qui se met tout le temps en colère ?

Heureusement, il y a son frère, Charles Wallace, un petit génie de cinq ans : lui est toujours là pour la réconforter.

Quant à ses nouvelles et bien étranges voisines, les sorcières Mrs. Qui, Mrs. Quidam et Mrs. Quiproquo, elles semblent savoir où se trouve le père des deux enfants…

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Je remercie les éditions Hachette pour cet envoi. C’est surtout la bande-annonce de l’adaptation à venir chez les studios Disney qui m’a donné envie de découvrir cette histoire. Au final, je sors de cette lecture avec un sentiment étrange et plutôt mitigé, et j’espère accrocher davantage au film qu’au roman.

 

Petit point rapide sur l’histoire, on suit ici la famille Murry, et plus particulièrement Meg et Charles Wallace, la sœur et l’un des frères de la fratrie. Cela fait maintenant deux ans que leur père, physicien de métier, a disparu sans laisser de traces. Quand ils font la connaissance de Calvin, garçon un peu plus âgé que Meg et très populaire à l’école, mais aussi et surtout des étranges Mrs. Quiproquo, Mrs. Qui et Mrs. Quidam, une occasion s’offre aux enfants Murry de pouvoir enfin retrouver leur père. Et pour ce faire, ils devront braver l’espace et le temps…

 

« C’est compréhensible qu’Un raccourci dans le temps ait eu du mal à trouver une maison d’édition il y a cinquante ans, étant donné qu’il reste une anomalie aujourd’hui encore – défiant toujours les catégories. »

 

Voilà, c’est dit et ça ne vient pas de moi, vous ne pouvez donc pas m’en vouloir ! Cette phrase, présente dans la postface rédigée par l’une des petites-filles de l’auteur, résume assez bien mon avis sur ce livre : c’est une anomalie de la littérature. Il aborde à la fois des thèmes tels que la science-fiction, la science et la religion. À un autre niveau de lecture, on peut également y voir des métaphores du totalitarisme ou encore de l’éternel combat entre le bien et le mal. Personnellement, ce mélange de thèmes combiné à l’écriture de l’auteur (je vous en parle juste après) a fait que j’ai passé un moment de lecture moyen avec ce livre. J’ai aimé le concept du voyage extrêmement rapide dans l’espace et le temps, du « raccourci » spatial et temporel, mais beaucoup moins la manière dont cela a été traité. J’ai tout particulièrement été dérangée par la dimension religieuse donnée au récit, car même si elle n’est pas si souvent abordée telle quelle dans le texte, on sent qu’elle est toujours présente sous la surface, et c’est une source de gêne pour moi. De plus, dans l’ensemble, nous sommes face à une histoire de science-fiction qui reste très en surface et qui pourtant, à la fois, reste difficilement accessible.

 

Au vu du langage et du ton utilisé par l’auteur, on remarque rapidement que l’histoire n’a pas été écrite hier. Et pour cause, elle remonte à 1962 ! Et on ressent fortement le décalage : le vocabulaire est selon moi trop élaboré pour le public visé (certains passages pourraient même leur paraître incompréhensibles) et les chapitres sont trop longs (vu la longueur du livre, chaque chapitre aurait pu faire l’objet de deux chapitres) et c’est assez perturbant. Même si l’histoire reste plaisante et la lecture fluide, je n’ai pas accroché à l’écriture et donc à aucun moment je n’ai été totalement absorbée par ma lecture.

Par contre, j’ai vraiment été séduite par la postface. Cette dernière est pour moi édifiante et éclairante, et peut-être même plus passionnante que l’histoire du roman. C’est fascinant et diablement intéressant de connaître l’histoire derrière le livre et l’auteur, et je pense que c’est quelque chose qui manque aux romans de nos jours.  

 

En ce qui concerne les personnages, je ne me suis attachée à aucun d’entre eux. Encore une fois, je pense que c’est dû à l’écriture. En effet, les personnages principaux sont des enfants, et pourtant ils sont affublés d’un langage assez adulte qui dénote dans le ton du récit. En dehors de Charles Wallace, pour qui c’est compréhensible puisque c’est un petit génie de 5 ans, ce qui le rend à la fois amusant et énervant, j’ai trouvé ça assez déstabilisant à la lecture. Bizarrement, les seuls personnages qui ont réussi à me toucher quelque peu sont des espèces d’extraterrestres dotés de tentacules.

 

Au final, je pense que cette histoire n’était pas réellement faite pour moi, du moins en ce qui concerne le format roman. Si les tomes suivants devaient également faire l’objet d’une réédition dans le futur, je ne suis pas sûre que je me laisserais tenter… Par contre, j’ai hâte de découvrir l’adaptation ciné prévue pour le printemps 2018, car en général, en ce qui me concerne, les histoires de SF passent mieux en films qu’en livres.

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Petite universitaire belge âgée de 25 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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