Easy : une série simple et basique

29/12/2017

Titre : Easy

Créée par : Joe Swanberg

Avec : Dave Franco, Malin Akerman, Michael Chernus, Marc Maron, ...

Format : 30 minutes

Diffusion : Netflix

Genre : Drame, Comédie

Résumé : Easy suit des habitants de Chicago de tous horizons pris dans les méandres de l'amour, du sexe, de la technologie et de la culture.

Easy

J’aime bien cette série. Certes, je ne lui donne que deux étoiles mais je l’aime bien et vous allez comprendre. En réalité, lorsque j’ai regardé la première saison, j’ai été extrêmement déçue. À part l’épisode où j’ai été ravie de voir le pirate Orlando Bloom (qui n’avait rien d’un pirate dans la série), tous les autres m’avaient laissée pantoise mais dans le mauvais sens du terme. Et pour cause, dans Easy, il ne se passe rien. Au fait, on y suit des gens lambdas dans leur quotidien avec leurs problèmes et leurs soucis. Mais ces problèmes et ces soucis, ce sont ceux de la vie de tous les jours que vous et moi pouvons rencontrer un jour. Les dialogues et le jeu d’acteur donnent réellement l’impression de suivre à leur insu des anonymes. Et ça, dans la saison 1, je ne m’y attendais pas. Dans la saison 2, qui est revenue ce mois-ci sur Netflix, je savais où je mettais les pieds et j’ai pu donc apprécier un peu plus la série.

Et si dans la saison 1, chaque épisode s’intéressait à une personne ou un groupe de personnes, on finissait toujours par les entrevoir dans d’autres épisodes car ils ont tous un lien les uns avec les autres (potes, voisins, familles, …). Le monde est petit dans Easy. Dans la saison 2, si certains épisodes nous présentent de nouveaux personnages, d’autres nous permettent de retrouver ceux que nous avions préférés dans la saison 1 : Dave Franco, Marc Maron, Kierey Clemons et Elizabeth Reaser entre autres. Après personnellement, j’ai préféré Orlando Bloom et je ne l’ai malheureusement pas retrouvé. D’ailleurs, vous noterez que je nomme les acteurs et non le nom des personnages : c’est bien simple, c’est parce que je n’en ai retenu aucun. Impossible. Ils sont tellement nombreux et puis ce n’est pas vraiment l’élément le plus marquant de la série. Clairement, on a réellement l’impression de voir des anonymes à un moment T de leur vie. Leur prénom, leur statut, leur passé et leur futur ne comptent pas.

La saison 2 reste cependant plus réussie que la saison 1. Certains personnages, que nous avions rencontrés dans la saison 1, ont été mieux développés. D’autres, que nous rencontrons pour la première fois, ont été mieux travaillés. Je pense notamment à l’épisode 6 où nous rencontrons une jeune lycéenne dont les parents la forcent à aller à l’église après l’avoir surprise sur le point d’avoir une relation sexuelle avec son petit ami. Sa réaction et son voyage spirituel – alors qu’elle est non-croyante – sont réellement fascinants et je pense que n’importe qui peut apprécier cet épisode qui remet en cause de façon extrêmement intelligente la cupidité religieuse. L’épisode 7 est également un de mes préférés puisqu’en plus de revoir des têtes familières, lui aussi questionne le féminisme à deux vitesses de certaines. D’ailleurs, si sur le site TvTime, les épisodes récoltent souvent des notes en-dessous de la moyenne, ces deux épisodes récoltent les notes plus que correctes de 7,88/10 pour le premier et 5,82/10 pour le deuxième (seul l’épisode 8 de la saison 1 où nous voyons la plastique de rêve d’Orlando Bloom, avait recueilli la note ultime de 8/10). Notons aussi que le bon côté d’une série comme Easy, c’est que si ma chronique vous donne envie de voir ces deux épisodes, vous n’avez pas besoin de binger toutes les saisons. Comme les épisodes sont indépendants les uns des autres, vous pouvez les regarder dans l’ordre que vous souhaitez ou sélectionner ceux qui vous intéressent.

Enfin, les épisodes ne résolvent jamais le problème posé au début de ceux-ci. S’ils pensent pendant une minute que tout rentre dans l’ordre ou tout va mieux ou que le problème n’est plus, à la fin de chaque épisode, on se rend compte que celui-ci persiste toujours. D’une manière plus ou moins évidente. En fait, ils devront juste apprendre à vivre avec. Pourquoi ? Parce que c’est la vie. Et c’est comme ça que Easy se présente. Ce n’est pas une série feel good ou feel bad, censée vous faire rire ou vous faire pleurer. C’est une série simple, basique qui présente un pan d’une vie. Certain-e-s pourront s’identifier, d’autres y verront une immersion assez intéressante dans la vie d’autrui. Une sorte de « Vis Ma Vie » en somme.

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser cet art en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et à la photographie. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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