Interférences – Une déception

20/12/2017

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Titre : Interférences

Auteur : Connie Willis

Editions : Bragelonne

Prix : 25,00 €

Parution : 18 octobre 2017

Nombre de pages : 522 pages

Genre : Science-fiction

Résumé : Dans un futur pas si lointain, une intervention chirurgicale a été mise au point pour améliorer l’empathie dans le couple. Tous les amoureux en rêvent. Briddey Flannigan se réjouit quand Trent, son petit ami, lui propose cette opération avant leurs fiançailles : leur lien émotionnel s’en trouvera renforcé et la communication n’aura plus de secrets pour eux. Mais les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu : bien malgré elle, Briddey se retrouve connectée à quelqu’un d’autre. C’est plus qu’elle n’en peut supporter, surtout avec le stress déjà engendré par une famille obsédée par la communication, de jour comme de nuit. Mais ce n’est qu’un début. Alors que la situation empire, Briddey commence à prendre conscience des inconvénients d’un excès d’informations. Elle comprend alors que l’amour – et la communication – s’avèrent bien plus complexes qu’elle ne l’imaginait…

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Je tiens avant toute chose à remercier les éditions Bragelonne pour l’envoi de ce livre. Malheureusement, je dois également m’excuser auprès des éditions car j’ai été totalement incapable de venir à bout de ce livre : j’ai stoppé ma lecture à la moitié environ. Aussi, je suis donc désolée d’avance si ma chronique est courte et décousue, mais j’ai vraiment eu un mal de chien avec ce livre.

Je ne vous fais pas de résumé personnel, sachez juste que pour moi, ce livre n’est pas vraiment un livre de science-fiction, du moins pas en ce qui concerne la première moitié puisque je me suis arrêtée là. On se rapproche davantage du genre chick-lit, mais en beaucoup moins amusant. Pour le reste, même si j’aimais l’idée de l’intervention cérébrale mentionnée dans le résumé, j’ai vite déchanté : parce qu’au final, en réalité, il ne s’agit que d’une « banale » histoire de télépathie de plus. Je ne sais pas si l’histoire prend un autre tournant plus loin dans le livre, je ne le saurai pas et vu mon expérience de lecture jusque-là, je vous avoue que je ne suis même pas curieuse de le savoir. Parce que devoir déjà se taper 250 pages de « vide » à ce niveau, c’est rageant.

Je pense que c’est l’écriture de l’auteur qui a le plus péché ici. Je n’avais jamais lu aucun de ses livres, et malheureusement après cette expérience je ne sais pas si je me lancerai un jour dans un autre de ses romans. Pour résumer : j’ai trouvé le récit long, lent et lourd. Pour vous donner plus de détails, j’ai trouvé que l’histoire avançait plus lentement qu’une tortue ; j’avais du mal à garder mon attention focalisée sur ma lecture et surtout, je n’avais aucun empressement de reprendre celle-ci une fois mon livre déposé. Certaines scènes sont tirées en longueur à l’extrême et alors qu’elles sont supposées faire rire, ou même sourire, à cause de leur longueur ça tombe à plat à chaque fois. L’écriture de l’auteur est vraiment très lourde, et de ce que j’ai réussi à lire, je pense qu’elle pourrait facilement réduire son récit d’un tiers de pages au moins rien qu’en supprimant tous les passages inutiles. L’auteur a personnellement réussi à me donner la migraine autant qu’à son personnage lors d’un passage en particulier... Et ça, ça craint !

Second gros point noir : les personnages. Comme certaines scènes, les personnalités de chaque personnage sont poussées à l’extrême, ils sont tous excessifs. L’une des sœurs de Briddey est clairement hypocondriaque, mais pas pour elle, non, pour sa fille, ce qui est encore plus énervant. Son autre sœur ne pense qu’aux hommes et aux sites de rencontres. Sa tante est fixée sur les « Filles d’Irlande ». On sent son petit-ami faux-cul et suspect à des kilomètres. Quant à Briddey, le personnage principal, je l’ai trouvée naïve, énervante et peu intéressante. Elle ne semble penser qu’à elle et à aucun moment je n’ai ressenti de sympathie ou d’empathie pour ce personnage. Enfin, les personnages secondaires sont inutiles, empêchent l’histoire d’avancer et alourdissent le récit. En bref, il n’y a absolument rien de bon concernant les personnages (enfin, presque, et je vous en parle juste après).

Les seuls (petits) points positifs que j’ai relevés sont tout d’abord le personnage de C.B., qui me paraissait sympathique et intéressant, mais que je n’aurai pas l’occasion de découvrir davantage. Et ensuite, le fait que Trent, le petit-ami de Briddey, m’ait semblé louche dès le départ, et c’est un point qui est parvenu à maintenir mon attention et mon intérêt pour l’histoire pendant un moment.

Au final, Interférences est pour moi une déception cuisante dont je ne serai pas parvenue à lire plus de la moitié. Au vu de cette expérience proche du désastre, je ne sais pas si je redonnerai une chance à l’auteur un jour... Après, mon ressenti se base sur la première moitié du roman. Qui sait, peut-être qu’en s’accrochant cela vaut la peine ? N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire si vous êtes venus à bout du roman !

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