Le gang des prodiges – Un croisement entre Avengers et X-Men

27/01/2018

Titre : Le gang des prodiges

Auteur : Marissa Meyer

Editions : Pocket Jeunesse

Prix : 19,90 €

Parution : 1 février 2018

Nombre de pages : 608 pages

Genre : Young adult, Super-héros

Résumé : Il y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d'hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains. Ils font désormais régner la paix et la justice. Mais les super-vilains n'ont pas disparu... Parmi eux, Nova, qui a dédié sa vie à la lutte contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille.
Prête à tout, elle se fait passer pour l'un d'entre eux et infiltre leur repaire afin de les espionner. Mais lorsqu'elle se lie d'amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent...

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Je remercie les éditions Pocket Jeunesse pour leur envoi. En tant que grande amatrice des Chroniques Lunaires (même si je n’ai toujours pas lu le dernier tome, shame on me), dès que j’ai vu que Marissa Meyer sortait une nouvelle série littéraire dans un tout autre univers, je frémissais d’impatience à l’idée de la découvrir. C’est maintenant chose faite avec ce premier tome qui, même s’il n’est pas dépourvu de défauts, annonce une série très prometteuse !  

 

Et pourtant, je dois vous avouer qu’en début de lecture, c’était très loin d’être gagné, du moins en ce qui me concerne. En effet, le problème principal de ce tome, c’est tout simplement qu’il s’agit d’un premier tome. Et qui dit premier tome dit tome d’introduction, et donc mise en place de l’univers et des personnages, ce qui induit souvent des longueurs. Et malheureusement, Le gang des prodiges ne fait pas exception à la règle. Ainsi, il m’a fallu attendre de passer les 200 premières pages pour pouvoir enfin réellement rentrer dans l’histoire. Avant ça, j’ai souvent trouvé le temps long. Mais plus que les quelques longueurs dues au fait qu’en plus du présent, des événements passés nous sont narrés, c’est le nombre astronomique de personnages qui m’a perdue au début. Une liste des principaux est présente  au début du livre, et ils sont au nombre de 15 ! Vous me direz peut-être que ce n’est pas tellement, que Stephen King a déjà fait bien pire, etc. Mais ici, en plus du « vrai » nom du personnage, il faut aussi retenir son nom de super-héros, se rappeler de quel personnage est quel super-héros, et je dois avouer que retenir en quelque sorte 30 identités, ça prend un temps fou. Ce sont les deux principaux reproches que je fais à ce premier tome : quelques longueurs et un long temps d’habituation pour retenir qui est qui dans les personnages.

 

En dehors de cela, j’ai adoré le concept. L’auteur ne propose rien de révolutionnaire en soi : ce n’est certainement pas la première à raconter l’histoire d’adolescents qui possèdent des pouvoirs ! Et pourtant… on a l’impression de lire quelque chose qu’on n’a jamais lu avant (un peu comme pour les Chroniques Lunaires, quoi). En réalité, il  y a une explication assez simple à cela : en lisant ce livre, on a un peu l’impression de « lire un film ». Je vous explique. En ce qui me concerne, tout au long de ma lecture, j’ai eu un ressenti étrange : celui que ce livre a été écrit dans le but final d’être adapté sur grand écran dans un avenir plus ou moins proche. J’ai trouvé l’écriture très visuelle et imagée, peut-être même un peu trop lourde par moments, surtout dans les scènes de combats, et je n’arrêtais pas de me dire que l’histoire conviendrait mieux au format ciné. Et pourtant, après un certain temps, on s’y habitue et ça devient même agréable. Vous avez dit bizarre ?  

 

Mais alors pourquoi ce ressenti ? Eh bien c’est simple, comme annoncé directement dans le titre de cette chronique, pour moi Le gang des prodiges, c’est un peu le résultat qu’aurait pu donner une hybridation entre Avengers et X-Men. Les Prodiges sont des gens dotés de pouvoirs, qu’il s’agisse de contrôler un des quatre éléments, devenir invisible, être invincible, endormir les gens d’un simple contact, … Il y a le Bien d’un côté, représenté par les Renégats, et le Mal de l’autre, porté par les Anarchistes. Et pourtant, ce n’est absolument pas aussi clivé, aussi manichéen qu’on pourrait le croire à première vue : en réalité, il y a de bonnes et de mauvaises personnes dans les deux camps, de bonnes et de mauvaises actions dans chaque camp. Dès lors, de quel côté faut-il se ranger ? De quel côté VOUS rangeriez-vous ? Ne mentez pas : cela fait clairement penser à une intrigue mélangeant Avengers et X-Men. Non ? Pour finir sur l’histoire, un petit mot sur la fin. Je dois avouer que je l’ai vue venir assez tôt dans ma lecture, ce n’était donc pas ouf ni vraiment inattendu, mais il faut reconnaître que ça annonce du lourd pour la suite de l’histoire.

 

Concernant les personnages, comme précisé plus tôt, il y en a vraiment beaucoup. Pourtant, en 600 pages, l’auteur arrive à prendre le temps pour parler un petit peu de chacun d’entre eux et parvient à leur fournir un certain background de base, qui sera certainement étoffé dans les prochains tomes. D’autres sont évidemment beaucoup plus approfondis, je pense particulièrement à Nova/Nightmare et à Adrian/Sketch. Ce dernier est tout simplement mon personnage préféré de tout le roman, que ce soit pour sa personnalité (malgré une tendance à avoir la grosse tête dans des moments bien précis) ou pour son pouvoir (il peut « donner vie » à tout ce qu’il dessine, et je trouve ça juste fascinant et incroyable). J’ai aussi beaucoup apprécié que chacun d’entre eux ait une identité secrète qui serve ses propres fins : la vengeance pour Nova, la justice pour Adrian.

 

Pour finir, un petit mot rapide sur la plume de l’auteur, qui malgré certains passages de descriptions ou d’explications un peu trop longs (mais bon, premier tome oblige, on lui pardonne), finit toujours par devenir aussi addictive qu’elle a pu l’être dans ses romans précédents. Petit détail fun : pour certains dialogues qui se déroulent pendant les combats, on a une fois de plus vraiment l’impression de lire des dialogues de film, avec des répliques un peu « épiques » bien envoyées. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes de quoi je veux parler !

 

De manière générale, je ressors donc plutôt satisfaite de ma lecture de ce premier tome, qui annonce de belles choses pour la suite de la saga puisque, vous vous en doutez, plusieurs questions restent sans réponses à la fin de celui-ci. J’ai donc vraiment hâte de pouvoir lire la suite, en espérant que passé le tome introductif, j’aurai le coup de cœur !

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Petite belge âgée de 26 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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