Les Quatre Filles du Dr March : la série BBC est décevante ! (spoilers)

29/01/2018

Titre : Les Quatre Filles du Dr March

Créée par : Heidi Thomas, Vanessa Casswill

Avec : Angela Lansbury, Michael Gambon, Jonas Hauer-King, Willa Fitzgerald, Annes Elwy, Kathryn Newton, Maya Hawke, ...

Format : 52 minutes

Diffusion : BBC

Genre : Drame

Résumé : Pendant la guerre de Sécession, dans le Massachusetts, Mme March et ses quatre filles, Jo, Beth, Amy et Meg tentent de se débrouiller, tandis que leur père combat au front. Jo se découvre alors une passion pour l'écriture et rédige des pièces de théâtre que jouent ses soeurs en plus de son idylle avec leur voisin Laurie.

Lorsque l’épisode 1 commence, il s’ouvre avec une musique doucereuse, à la limite du dramatique (alors que malgré les malheurs, l’oeuvre de Louisa May Alcott se veut joyeuse et pleine de bons sentiments). Amy est déjà adolescente alors qu’en réalité, elle est censée avoir encore le visage et le comportement d’une enfant. Et surtout, ce qui m’a choquée immédiatement, c’est le côté à la limite de l’érotique. La scène est sensuelle et les 4 filles semblent sexualisées, comme des nymphettes. Ce n’est pas du tout le genre des Quatre Filles du Dr March que j’aimerais voir. Elles sont innocentes, enfantines, bienveillantes, … À la première minute, ce n’est pas l’impression qu’on a.

De plus, elle s’éloigne complètement du début de l’histoire de Louisa May Alcott, début qu’avait pourtant respecté le film extrêmement réussi et fidèle de 1994 (avec Susan Sarandon, Winona Ryder, Claire Danes, Kirsten Dunst, …). Deuxième scène : nous voyons le père, le fameux Dr. March, en pleine guerre alors que le livre et le film choisissaient de le rendre quasi-inexistant lorsqu’il était au front, justement pour éviter le côté dramatique et malheureux de son absence. Clairement, j’ai très vite eu l’impression que j’allais regarder une tragédie alors que je m’attendais justement à quelque chose de plus joyeux. Quelque chose dans l’esprit de l’oeuvre mère.

Ils montrent également l’arrivée de Laurie dans la maison près de celle des March. Encore une fois, c’est un parti pris que n’avait pas pris Louisa May Alcott et le film de 1994 qui choisissaient de se concentrer exclusivement sur les quatre sœurs March. C’est désolant que la série ait encore une fois décidé de s’égarer et de ne pas respecter ce choix. Des scènes sont supprimées, d’autres ajoutées. La plus regrettable est l’absence des filles qui jouent des pièces de théâtre écrites par Joe au grenier et Laurie qui finit par les y rejoindre. À mon sens, c’est une caractéristique culte des Quatre Filles du Dr March et c’était une grave erreur que de la supprimer. Et ce n’est que l’une des innombrables choses que la série a choisi de ne pas respecter, si je vous faisais la liste, cet article serait interminable.

Les images vont dans ce sens puisqu’elles sont très sombres alors que justement, avec Noël, nous imaginions quelque chose de plus lumineux et coloré. Du coup, je ne comprends même pas le choix de la BBC d’avoir diffusé cette série entre Noël et le Nouvel An puisqu’elle est très loin de leur atmosphère festive et surtout, de l’ambiance que l’on souhaite voir et avoir à cette période de l’année. Enfin, le jeu d’acteur est aussi assez pauvre. On ne ressent aucune émotion et l’alchimie évidente entre les quatre sœurs, ou les filles et leur mère, ou les filles et Laurie, dans le livre comme dans le film de 1994, disparaît dans la série. De plus, cette relecture de la série me fait détester Amy. Si dans l’ouvrage de Louisa May Alcott nous parvenons à percevoir un bon fond derrière ce masque d’arrogance chez la benjamine des March, ce n’est pas le cas dans la série. Pareil, en devenant adulte, elle devient plus posée, plus réfléchie et plus douce. Dans la série, on continue à sentir qu’elle est toujours aussi hautaine. La faute à une actrice à l’oeil mauvais qui n’a pas l’air de savoir dégager autre chose que ça. C’est très regrettable.

En revanche, si j’ai détesté l’épisode 1, j’ai réussi à embarquer dans l’univers de l’épisode 2 et à finalement apprécier cette mini-série. Dans celui-ci, on réussit à retrouver une certaine bienveillance et on se laisse convaincre par la série, même si les défauts évoqués ci-dessus sont toujours présents et remarquables. Et qu’ils reviennent plus visibles encore dans l’épisode 3 qui est, à mon sens, le plus raté des 3 puisque bâclé et l’enchaînement, beaucoup trop rapide pour être, par exemple, attristé à la mort de Beth à laquelle on ne s’est définitivement pas attaché. Je la déconseille donc.

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser cet art en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et à la photographie. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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