Prince Captif (L'Intégrale) - Une trilogie exceptionnelle !

28/01/2018

Titre : Prince Captif (L'Intégrale)

Auteur : C. S. Pacat

Editions : Bragelonne

Prix : 25,00 €

Parution : 29 novembre 2017

Nombre de pages : 636 pages

Genre : Fantasy

Résumé : IL DEVAIT ÊTRE ROI, IL EST DEVENU ESCLAVE.

Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s’empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave de plaisirs au prince d’un royaume ennemi.

Beau, manipulateur et mortellement dangereux, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à Vère. Mais dans la toile mortelle de la politique vérétienne, les apparences sont trompeuses. Pris dans les manigances de la cour, Damen doit s’allier à Laurent pour sa survie et celle de son royaume. Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

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Waouh, quelle claque ! Je ne m’attendais pas à autant aimer ma lecture en entamant L’Esclave, premier tome de cette trilogie. Et pourtant, j’ai fait quelque chose qui ne m’arrive quasiment jamais : j’ai dévoré cette intégrale en une semaine. Quelle histoire, quels personnages, quelle intrigue ! Une chose est sûre, mon année commence en beauté avec Prince Captif, une saga qui restera longtemps gravée dans ma mémoire ! Un grand merci donc aux éditions Bragelonne pour leur envoi : grâce à vous, j’ai passé un moment unique.

Je pense diviser cette chronique en trois parties, chacune se concentrant sur un tome. N’ayez crainte, aucun spoiler à l’horizon.

L’Esclave démarre avec la mort de Théomède, roi d’Akielos. Son fils aîné (pourtant illégitime, je vous laisse découvrir par vous-mêmes pourquoi), Kastor, s’empare du pouvoir et offre son frère cadet, Damianos (renommé Damen), en tant qu’esclave au prince du pays ennemi (Vère), Laurent. Damen se retrouve alors dans une position délicate puisque dévoiler son identité signerait son arrêt de mort dans une contrée où lui et son peuple sont détestés. D’un autre côté, devenir le « mignon » de Laurent est tout sauf une partie de plaisir. Froid et manipulateur, le prince de Vère a la réputation d’être particulièrement cruel…
Ce tome introduit clairement une intrigue de cour. Toute l’action se déroule en effet dans le palais de Laurent qui, jusqu’à ses 21 ans, doit se plier à la volonté de son oncle, Régent du Trône. Autant vous dire que manigances, complots et trahisons vont s’enchaîner ! 
J’ai trouvé la narration assez longue mais absolument pas désagréable. Le style de l’auteur étant très fluide, les pages défilent littéralement entre les doigts. Cette lenteur est, quant à elle, essentielle afin d’installer le décor et de familiariser le lecteur avec les deux personnages principaux. En effet, une tension sexuelle va progressivement naître entre Damen et Laurent, et ce malgré le comportement exécrable de ce dernier. Pour être honnête, j’ai rarement eu l’occasion d’assister à une telle intensité relationnelle dans un roman. Les scènes osées sont décrites avec précision, sensualité mais sans jamais être vulgaires. Elles ne prennent pas non plus le pas sur l’histoire, venant au contraire la stimuler. D’ailleurs, je peux vous garantir que la frustration, vous allez la ressentir car la romance est bien loin d’être précipitée. Je dirais même qu’il faudra être sacrément patient avant d’être pleinement satisfait…

Dans Le Guerrier, tout s’accélère. Les révélations qui interviennent à la fin de L’Esclave bousculent le cours de l’histoire et obligent nos héros à sortir du « confort » que leur offrait le palais et se rendre directement sur le terrain. Le lecteur part alors à la découverte de Vère et des pays qui l’entourent dans un contexte plutôt instable. Je ne peux vous en dire beaucoup plus mais sachez qu’ici, l’action est omniprésente. Il se passe toujours quelque chose ! En plus des nombreux rebondissements qui viennent rythmer le récit, la relation entre Damen et Laurent s’intensifie plus encore, devenant, à force, dangereuse pour les deux héros…

Et alors le troisième tome, mon Dieu ! Si je ne devais juger la saga Prince Captif qu’en me basant uniquement sur Le Roi, ce serait un énorme coup de coeur tant j’ai trouvé cette fin parfaite. J’ai envie de dire : c’est comme ça qu’on fait un tome final ! Révélations fracassantes, action maitrisée, intrigue en béton, joie, tristesse, tout y est ! Du début à la fin, j’ai été happé, tiraillé entre l’envie de connaître le dénouement et la volonté de ne pas quitter cet univers ainsi que ses personnages. 

Vous devez vous demander pourquoi après tous ces éloges je n’ai pas eu le coup de coeur pour cette histoire. Et bien tout simplement, et ce en dépit de tous les points positifs, parce qu’il m’a manqué deux ou trois éléments qui en auraient fait une trilogie de fantasy parfaite. 
Tout d’abord, l’absence d’une multiplicité de points de vue. Je pense que dans ce genre en particulier il est important d’offrir au lecteur une vision d’ensemble, segmentée, plutôt que centrée sur un personnage unique, en l’occurence Damen. Alors oui, on s’attache forcément à lui mais le souci est qu’on reste relativement en retrait quant à ce qui peut arriver aux autres protagonistes. Dans les trois tomes confondus, un seul chapitre est rédigé du point de vue de Laurent, un seul. J’en suis d’autant plus déçu étant donné le fait que c’était génial d’avoir un autre axe d’observation…
De ce premier point négatif découle directement le deuxième, une nouvelle absence, celle de Kastor. J’aurais tellement aimé apprendre à le connaître davantage ! Il me semblait qu’il allait détenir un rôle majeur dans l’histoire, or il n’apparaît qu’à la toute fin le temps de quelques pages… Même constat pour le Régent, qui aurait mérité d’être plus approfondi. 
Enfin, ce qui m’a également manqué, c’est une utilisation plus vaste de l’univers. Malgré le fait que nos personnages voyagent beaucoup, j’ai tout de même trouvé que leurs déplacements étaient essentiellement limités à une seule zone. Dommage car ce que j’ai pu voir semblait très prometteur.

Je pense que tous ces petits bémols auraient pu être évités avec 300 pages supplémentaires. Il me semble que la fantasy est l’un de ces genres où il faut se soucier du moindre détail afin de garantir une immersion totale
Il n’en demeure pas moins que Prince Captif fait désormais partie de mes sagas préférées que j’aimerais relire ne serait-ce que pour retrouver ses personnages aussi complexes qu’attachants. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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2 Comments

  1. Encore une sagaque je vais devoir lire à cause de toi Anton! ;)
    Cette trilogie me fait envie depuis longtemps mais ton avis achève de me convaincre ! :)

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