Quand vient le temps d'aimer - Et si on réfléchissait à la vie ?

21/01/2018

Titre : Quand vient le temps d'aimer

Auteur : William Nicholson

Editions : Le Livre de Poche

Prix : 7,90 €

Parution : 15 novembre 2017

Nombre de pages : 504 pages

Genre : Contemporain

Résumé : En cette veille de Noël 2008, une étrange fièvre d'amour se répand à Edenfield, un village du sud de l'Angleterre.
Belinda, 50 ans, tourmentée par les années qui passent, envisage de tromper son mari, un chirurgien plastique reconnu. Jusqu'au moment où elle découvre qu'il a une liaison avec un de ses collègues.
Sa fille, Chloe, 19 ans, décide de mettre en couple ses amis Jack et Alice. Mais Jack rêve de Chloe, qui lui préfère un homme mûr.
Après L'Intensité secrète de la vie quotidienne, William Nicholson renoue avec la bourgeoisie du Sussex et, en sept jours encore, resserre l'intrigue autour d'une poignée de familles. On savoure à nouveau sa maîtrise des dialogues, son regard aiguisé, sans concession mais sans jugement sur ses personnages.

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Et voilà, mon premier coup de cœur de 2018. Honnêtement, je ne m’attendais pas à avoir une telle claque en commençant ma lecture. D’abord parce que je ne connaissais pas l’auteur, et puis surtout je pensais naïvement qu’il s’agissait d’une petite romance de Noël, parfaite pour la période des fêtes. Autant vous dire que je me suis trompé sur toute la ligne et je vais tout de suite vous expliquer pourquoi. Mais avant, j’aimerais remercier les éditions Le Livre de Poche pour leur envoi ; cela fait bien longtemps qu’un livre ne m’avait procuré autant d’émotions. 

En lisant la note de l’auteur à la fin du roman, je me suis rendu compte que celui-ci était lié à son précédent, L’Intensité secrète de la vie quotidienne, dont l’action se déroule quelques années plus tôt dans le même village et, par conséquent, avec les mêmes personnages (du moins certains d’entre eux). Alors même si je compte me le procurer très rapidement, sachez qu’il est tout à fait possible de lire Quand vient le temps d’aimer avant (la preuve, je l’ai fait). Pour tout vous dire, on ne se rend même pas compte qu’il s’agit d’une « suite ».

En ce qui concerne l’intrigue, ou devrais-je plutôt dire les intrigues, on est bien loin d’une romance stéréotypée au possible dont on connaît l’issue avant même d’ouvrir le bouquin.
On va suivre au cours des 500 pages une multitude de personnages, unis par des liens étroits. Au début, j’avoue qu’il m’a fallu un temps d’adaptation pour assimiler qui était qui mais on s’y fait très rapidement, d’autant plus que l’auteur n’hésite pas à faire des rappels aux moments opportuns.  
Etalée sur sept jours, l’histoire se concentre sur les relations qu’entretiennent les protagonistes entre eux, qu’elles soient amicales, familiales, amoureuses voire même extra-conjugales. Ne vous attendez donc pas à un rythme palpitant, à de l’action constante ou à des retournements de situation inattendus. Non, ici on est face au genre de romans qu’il faut savourer afin de l’apprécier à sa juste valeur.

Passons aux personnages. Je pense qu’il s’agit là de l’un des deux points forts de l’auteur. Je les ai trouvés d’une authenticité incroyable. Ils sont humains, tout simplement. Rien n’est manichéen, il n’y pas les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. C’est devenu tellement rare qu’il me semble important de le préciser : il n’y a pas de clichés. Alors oui, l’auteur se sert de certains stéréotypes comme celui de la fille très belle qui aime séduire, mais il ne juge pas son comportement et, surtout, il ne se contente pas de ce postulat de départ qu’on est tous à même de faire. Non, William Nicholson démontre d’une manière très intelligente qu’un physique ou une réputation ne définit pas qui nous sommes, qu’il faut toujours creuser avant de se faire une idée sur la personne qu’on a en face de soi.
Chaque personnage a son heure de gloire à un moment ou un autre. Je ne peux pas dire que certains sont principaux et d’autres secondaires car finalement, ils ont tous le même temps de parole. Ce qui compte, c’est la façon dont le comportement de chacun influe sur l’existence de l’autre. J’avais presque l’impression d’entendre l’autre me dire : « hey, l’effet papillon c’est pas un mythe ». 

Le second point fort de l’auteur, c’est son écriture et tout particulièrement ses dialogues, d’une justesse rare. Je disais plus tôt de ne pas vous attendre à un rythme effréné, néanmoins le livre se dévore. La plume est fluide, certes, mais ce sont surtout ces échanges entre les personnages qui apportent toute l’intensité au roman. Toutes les émotions passent par les dialogues. La tristesse, la joie, la colère, … J’ai rarement eu autant d’empathie pour des êtres de fiction. Plus étonnant encore, on se retrouve à la fois peiné pour la femme trompée, la maîtresse amoureuse et le mari malheureux. Impossible de dire qui est coupable et qui est la victime.

Bref, je pourrais parler des heures de ce livre tant il m’a marqué et continue encore aujourd’hui à me faire réfléchir. Si vous n’avez encore jamais eu l’occasion de découvrir William Nicholson, n’hésitez plus, foncez ! Je peux vous garantir que vous ne le regretterez pas. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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2 Comments

  1. Beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte. un blog très intéressant. je reviendrai. N'hésitez pas à visiter mon blog. au plaisir

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