Warcross - A mi-chemin entre Hunger Games et Matrix !

07/01/2018

Titre : Warcross

Auteur : Marie Lu

Editions : Pocket Jeunesse

Prix : 18,50 €

Parution : 4 janvier 2018

Nombre de pages : 416 pages

Genre : Science Fiction/Young Adult

Résumé : La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l'univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la cérémonie d'ouverture du grand tournoi de l'année, elle est repérée par l'intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d'Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel...

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J’avais déjà Legend et Young Elites de la même auteur dans ma PAL lorsque j’ai vu Warcross dans le catalogue des futures parutions de Pocket Jeunesse. Autant vous dire que celui-ci est passé en priorité tant le résumé m’avait intrigué au moment de sa sortie VO. Une réalité virtuelle où des joueurs du monde entier s’affrontent dans un grand tournoi, une hackeuse propulsée sur le devant de la scène malgré elle et un enjeu qui dépasse ceux d’une simple compétition… Il ne m’en fallait pas plus pour me lancer ! Je suis content car même si je n’ai pas eu le coup de cœur, ma première lecture de l’année s’est révélée très immersive et je remercie par conséquent les éditions Pocket Jeunesse pour leur envoi. 

Ce que j’ai particulièrement apprécié dès le départ, c’est la mise en place très rapide de l’intrigue. Marie Lu ne passe pas par quatre chemins : elle introduit ses personnages, développe le cadre dans lequel ils vont évoluer tout en s’émancipant des longueurs caractéristiques d’un premier tome d’une saga. Même si tout va très vite, ce n’est pas pour autant bâclé. L’immersion est quasi immédiate, aussi bien dans des lieux « communs » comme New York ou Tokyo, mais surtout dans ce monde pratiquement parallèle, ou devrais-je dire qui se superpose au nôtre. En effet, les habitants de ce futur proche sont presque tous des fervents utilisateurs du Neuro-Link, cette technologie nouvelle qui permet non seulement de jouer à Warcross (un jeu en ligne) mais également de façonner, virtuellement, la réalité à sa guise. 

Les protagonistes sont vraiment attachants. Emika m’a dès le départ touché par son histoire, Hideo, quant à lui, a mis plus de temps à se révéler, mais lorsqu’il se livre enfin, il est impossible d’y être insensible… La relation qui va se créer entre les deux héros est très pudique. Elle ne prend donc absolument pas le pas sur l’intrigue principale mais vient, au contraire, la compléter. 
Les personnages secondaires ne sont pas en reste et finissent tous par avoir un rôle à jouer. Même si certains sont plus importants que d’autres, j’ai aimé la façon dont l’auteur a décidé de tous les étoffer, en conférant à chacun d’entre eux un moment à lui, afin de les rendre plus réels et crédibles aux yeux du lecteur. 

L’intrigue s’est révélée prenante et efficace dès le début, sans temps morts ni longueurs véritables (même si quelques-unes ont bien évidemment été nécessaires pour les besoins de l’histoire). J’ai adoré les différentes phases qui m’ont fortement fait penser à la construction narrative de Hunger Games sans qu’il s’agisse pour autant d’une dystopie. Il y a également ce côté informatico-virtuel qui n’est pas sans rappeler Matrix et qui éveillera sans doute la part geek en vous. 
Malheureusement, j’ai déploré un manque de suspense car même si la fin réserve quelques surprises, la « grosse révélation » reste prévisible. Je pense qu’avec un bon retournement de situation, ce roman aurait pu être un coup de coeur. Il n’empêche que je lirai avec grand plaisir la suite car je me demande bien la tournure que vont prendre les événements dans le prochain tome ! 

Quoi qu’il en soit, Warcross est un très bon roman de science-fiction bien documenté et addictif du début à la fin ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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