Famille parfaite - Quand les secrets deviennent dangereux à garder...

11/02/2018

Titre : Famille parfaite

Auteur : Lisa Gardner

Editions : Le Livre de Poche

Prix : 8,10 €

Parution : 3 janvier 2018

Nombre de pages : 576 pages

Genre : Thriller

Résumé : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamours : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… Une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait donc bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

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Allez, je continue mon marathon hivernal des Lisa Gardner ! Après vous avoir parlé d’Arrêtez-moi il y a quelques jours, je reviens aujourd’hui pour vous donner mon avis sur Famille parfaite. Globalement, j’ai vraiment apprécié ma lecture malgré quelques petits points qui m’ont chiffonné. Quoi qu’il en soit, je remercie une nouvelle fois les éditions Le Livre de Poche pour leur envoi ! 

Bon, clairement je fais les choses à l’envers. J’aurais aimé lire les romans de Lisa Gardner dans l’ordre de leur publication puisque, même si les intrigues sont toujours indépendantes les unes des autres, la présence des personnages récurrents crée une certaine chronologie qu’il est préférable de suivre afin d’avoir une expérience de lecture optimale.
Dans Le Saut de l’Ange que j’avais beaucoup apprécié l’année dernière, on retrouvait Tessa Leoni pour sa troisième enquête. Famille parfaite est le terrain de la deuxième. Je vous l’avais dit, je ne fais rien comme je le devrais. C’est d’ailleurs le premier point sur lequel je voulais revenir dans cette chronique.
En effet, en lisant Arrêtez-moi, sixième enquête de D.D. Warren, je n’avais pas eu l’impression de me faire spoiler les livres précédents dans lesquels elle occupe la place du personnage principal. Or, pour la deuxième fois (avec Le Saut de l’Ange donc), j’ai vraiment eu la sensation que l’auteur en dévoilait trop sur Preuves d’amour, roman où Tessa Leoni fait sa première apparition (et qui est, par ailleurs, la cinquième affaire de D.D. Warren. Vous suivez toujours ?).
Pour faire simple, Tessa Leoni fait son entrée dans le grand panel des protagonistes de Lisa Gardner en tant que victime. Je ne vais pas vous en dire beaucoup plus mais sachez simplement que son histoire (racontée dans Preuves d’amour, donc) a eu un grand impact sur sa vie, professionnelle et personnelle. L’auteur est donc obligée de revenir systématiquement dessus puisqu’on assiste véritablement à sa reconstruction dans les romans qui suivent. 
Tout ça pour vous dire que si vous n’avez jamais lu de Lisa Gardner ou que vous ne connaissez pas encore Tessa Leoni, je vous recommande sincèrement de commencer par Preuves d’amour.

Bon, passons maintenant à Famille parfaite
Je ne vais pas vous le cacher, j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de ce livre au départ. Les 100 premières pages m’ont, pour ainsi dire, parues fastidieuses tant j’avais l’impression que l’enquête piétinait plus qu’elle n’avançait. On se concentre effectivement beaucoup sur Tessa et la vie qu’elle mène après le drame qu’elle a vécu, mais on retrouve également D.D. Warren le temps de quelques pages, l’histoire se déroulant à Boston, ville où les deux femmes habitent. Le style de Lisa Gardner étant très fluide, je ne peux pas dire que je me suis ennuyé puisque les pages défilaient véritablement toutes seules avec un rythme soutenu et un bon équilibre entre les chapitres du point de vue de Tessa et ceux de Libby Denbe, la femme de Justin Denbe et la mère de Ashlyn Denbe. Rassurez-vous donc, une fois le premier quart dépassé, on se prend rapidement au jeu, avides de comprendre ce qui s’est passé. 

J’ai A-DO-RÉ en apprendre davantage sur cette famille, en apparence parfaite, qui cache, en réalité, bien des secrets. Un chapitre sur deux, on se retrouve donc dans la tête de Libby qui, avec son mari et sa fille, a été enlevée et séquestrée par de parfaits inconnus. Elle ignore les motivations de cet acte, d’autant que les ravisseurs eux-mêmes agissent d’une manière étrange…
Peu à peu, on se rend compte que tout n’était pas rose chez les Denbe, pourtant à l’abri du besoin et donnant l’impression d’avoir tout réussi. Une question se pose alors : qu’est-ce qui est vraiment à l’origine de leur enlèvement ? 

Du côté de Tessa Leoni, là aussi les affaires ne sont pas simples. Son intervention auprès des fédéraux est vue d’un mauvais oeil, d’autant plus que les enquêteurs font majoritairement du sur-place. Toutefois, en creusant un peu ils se rendent compte que l’entreprise de Justin Denbe, celle grâce à laquelle il a bâti sa fortune, ne se porte pas aussi bien qu’elle semblait l’être. Tous les employés déplorent, a priori, la disparition du patron bien-aimé mais, finalement, certains auraient beaucoup à y gagner dans le cas où il ne reviendrait jamais…
Par ailleurs, j’ai aimé faire la (vraie) rencontre du shérif Wyatt Foster, sachant qu’il devient par la suite un personnage récurent. Son humour sarcastique et son caractère un peu bourru apportent la légèreté nécessaire dans ce genre de livres qui deviennent vite angoissants, voire anxiogènes
En parlant de ça justement, je pense que des trois romans de l’auteur que j’ai lus, c’est celui qui m’a le plus tenu en haleine. Les 100 dernières pages montent crescendo dans le suspense et, sans mentir, j’avais véritablement la boule au ventre à la fin de chaque chapitre. 

J’aurais pu avoir le coup de coeur sans les longueurs du début et le fait que j’ai rapidement eu des soupçons sur le dénouement de l’intrigue. Je ne sais pas si c’est parce que j’avais déjà vu ce genre de twists ailleurs mais au moment de la grande révélation, j’ai un peu grincé des dents, je l’avoue. 
Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un très bon thriller, bien rythmé et parfaitement équilibré.
Je recommande !  

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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