La Fille qui avait bu la Lune - Un conte pas comme les autres

15/02/2018

Titre : La Fille qui avait bu la Lune

Auteur : Kelly Barnhill

Editions : Anne Carrière

Prix : 20,00 €

Parution : novembre 2017

Nombre de pages : 365 pages

Genre : Fantasy, jeunesse

Résumé : Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère.
Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu’elle ait jamais compris pourquoi. Elle s’emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d’élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l’intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler…

.

Une fois n’est pas coutume, c’est la couverture de ce roman qui a attiré mon regard. La jeune fille, la lune, le dragon miniature et les myriades d’oiseaux de papier à la manière de pliages origamis… Cette couverture m’intriguait et je me demandais ce qui se cachait derrière un si joli emballage.

Et alors cette Fille qui avait bu la Lune ?

J’ai beaucoup aimé ce livre à mi-chemin entre le conte et le roman. Les personnages sont bien construits et attachants, notamment le personnage de Xan qui fait une grand-mère complètement à côté de la plaque mais adorable à la fois. Mon coup de cœur va – naturellement – à Fyrian, le dragon-nain d’une telle naïveté qu’il est persuadé d’être un dragon d’une taille colossale vivant au milieu de géants plus grands que lui.

Avec ces personnages très atypiques et complètement attachants, l’auteur nous embarque complètement dans son récit à la fois tellement mystérieux et tellement doux.

Dans un premier temps, l’écriture de l’auteur m’a un peu désarçonnée. En effet, le roman est raconté à la manière d’un récit initiatique, voire d’un conte. Le ton adopté ainsi que la plume de l’auteur m’ont donné à penser qu’il s’agissait là plutôt d’un roman à destination de la jeunesse, mais pourtant la taille significative de l’oeuvre la réserve plutôt à un public un peu plus âgé, ou alors à des lecteurs ayant l’habitude des livres conséquents.

Et malgré le nombre de pages peut-être imposant pour des jeunes lecteurs, je n’ai cessé de me représenter lire ce livre à un enfant à la manière des histoires du soir, tant le récit m’a rappelé la forme et la douceur de certains contes. Je dirais donc que l’ouvrage s’adresse principalement aux jeunes lecteurs ainsi qu’aux lecteurs adultes qui ont su garder leur âme d’enfant !

Le seul petit bémol du roman est à mon sens la part d’aventure qui reste très discrète avant d’arriver aux deux tiers du livre. En effet, si de mon côté j’ai passé un excellent moment avec le début de l’ouvrage et que l’attention qu’a porté l’auteur à nous présenter son univers a été pour moi un très agréable moment, je pense que des lecteurs plus jeunes pourraient trouver le manque d’action de la première partie du livre un peu trop fade.

À l’inverse, j’ai trouvé la fin du récit assez précipitée – non pas en elle-même, mais simplement par rapport au rythme qui avait été instauré par l’auteur. Ainsi, si je pense que ça n’aurait pas été le cas d’un lecteur plus jeune, de mon côté, j’aurais apprécié que la fin du roman reste aussi douce que les débuts du récit.

En définitive, si le nombre de pages ne vous effraie pas, et quel que soit votre âge, je vous conseille vivement ce roman qui est un petit bonbon à laisser fondre dans la bouche.

.

Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
1 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *