Moi, serial killer - Effrayant !

07/02/2018

Titre : Moi, serial killer

Auteur : Stéphane Bourgoin

Editions : Grasset

Prix : 19,00 €

Parution : 22 novembre 2017

Nombre de pages : 224 pages

Genre : Témoignage/Essai

Résumé : « Durant mon existence, j’ai tué vingt-et-une personnes, j’ai commis des milliers de cambriolages, vols ou actes de pyromanie. Et je n’en éprouve pas le moindre remord. Je n’ai pas de conscience et ça ne me trouble pas le moins du monde. Je ne crois pas en l’humanité, ni à Dieu ou au Diable. Je hais viscéralement cette putain de race humaine, y compris moi-même. Si vous prenez la peine d’examiner en détail tous mes crimes, vous vous rendrez compte que j’ai toujours suivi une seule et unique idée dans l’existence. M’attaquer aux plus faibles, aux plus vulnérables et à ceux qui n’étaient pas sur leur garde. »
Carl Panzram, Matricule 31614

Moi, serial killer réunit pour la première fois en un volume des confessions, des textes autobiographiques, des nouvelles, des dessins, des peintures, inédits ou rares, de tueurs en série, de meurtriers de masse et autres criminels, qu’ils soient français ou étrangers. Ces récits sont rassemblés, traduits, préfacés et commentés par Stéphane Bourgoin.
Expérience terrible et éprouvante, ces « Moi je… » nous plongent au cœur des fantasmes criminels de ces individus qui ne voient dans l’autre qu’un simple objet destiné à assouvir leur goût du meurtre.

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Alors clairement, je ne m’attendais pas à être autant touché lors de ma lecture. Je pense qu’on ne se rend pas véritablement compte avant d’entamer le livre qu’il ne s’agit pas d’une fiction. J’ai l’habitude des thrillers, des plus softs aux plus gores, mais ce sont des romans dont le contenu (même dans le cas où l’auteur s’inspire d’un fait réel) est totalement inventé. Dans Moi, serial killer, ce qui est décrit s’est réellement passé. A partir du moment où cette limite est franchie, on ne peut qu’être horrifié par les actes de ces tueurs dont les motivations demeurent souvent troubles… 
Je remercie les éditions Grasset pour leur envoi, même si je ne pense pas réitérer l’expérience de si tôt !

Avant tout, je préfère prévenir que ce livre est violent. L’auteur n’enjolive pas les choses et a une façon très cartésienne d’aborder les différents sujets. Âmes sensibles s’abstenir donc.

Au cours de son expérience professionnelle, Stéphane Bourgoin a eu l’occasion d’accéder à des archives confidentielles, voire de s’entretenir directement avec les tueurs en série. Il retranscrit donc ici avec brutalité ses rencontres, les complétant avec des recherches personnelles afin d’offrir un bilan détaillé au lecteur. 
Les confessions de douze tueurs en série sont réparties en chapitres individuels, agrémentées de photos très explicites. Honnêtement, les clichés ne sont pas choquants à proprement parler, mais encore une fois, lorsqu’on sait qu’il ne s’agit pas d’une mise en scène mais de faits réels, ils prennent un tout autre sens. 

Concernant le texte, je pense que l’auteur aurait pu notifier plus souvent le caractère sensible de certaines thématiques comme le cannibalisme, la nécrophilie ou encore la pédophilie. Dans le chapitre concernant le Boucher de Hanovre, par exemple, aucun avertissement sur le contenu potentiellement gore n’a été donné. Il n’en demeure pas moins que les faits relatés m’ont tout bonnement fasciné d’un point de vue psychologique. J’ai également aimé le fait que l’auteur ait choisi des tueurs peu connus, conférant ainsi un côté inédit à son essai. 

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus sachant que les chapitres ne dépassent la plupart du temps pas les vingt pages, mais si vous vous intéressez à la criminologie, les tueurs en série et que vous avez le cœur bien accroché, ce livre est fait pour vous.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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