Wonderland – Un thriller qui ne sort pas des sentiers battus

24/02/2018

Titre : Wonderland

Auteur : Jennifer Hillier

Editions : Points

Prix : 8,20 €

Parution : 18 janvier 2018

Nombre de pages : 432 pages

Genre : Thriller

Résumé : Bienvenue à Wonderland. Sa grande roue, ses montagnes russes, sa maison des horreurs, son serial killer.

Vanessa Castro pensait avoir fait le choix de la tranquillité en rejoignant les forces de police de Seaside, sur la côte ouest des États-Unis. Mais quand des employés de Wonderland, le parc d'attractions qui fait la fierté de la ville, disparaissent les uns après les autres, elle comprend que cet endroit est loin d'avoir livré tous ses secrets. Et elle craint d'avoir jeté sa propre famille dans un piège diabolique. Car à Wonderland, les attractions peuvent être véritablement mortelles.

Grande admiratrice de Stephen King, Jennifer Hillier écrit "des livres sur les gens sombres et tordus qui font des choses sombres et tordues". Elle vit à Seattle, où se déroulent tous ses thrillers.

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Je remercie les éditions Points pour l’envoi de ce livre. Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu de thriller, j’avais vraiment envie d’y remédier et l’occasion s’est présentée avec ce livre. En tant que fan de Stephen King, de son univers, de sa plume, j’aime avoir le frisson au cours d’une lecture, et quand j’ai vu sur la quatrième de couverture que Wonderland était rédigé par une « grande amatrice de Stephen King », j’ai bêtement eu l’espoir de retrouver un peu de Stephen King dans ce livre. Malheureusement ce ne fut pas le cas. J’ai certes passé un agréable moment de lecture, mais Wonderland reste au final, en ce qui me concerne, un thriller assez classique.

 

J’ai trouvé le roman assez long à démarrer, et ce en dépit du premier chapitre qui est pourtant censé nous immerger directement dans l’histoire puisqu’il implique frontalement le parc d’attractions Wonderland. Cependant, il faut reconnaître que l’écriture de l’auteur reste assez fluide et nous happe dans l’histoire, les pages se tournent très facilement et il n’y a pas réellement de longueurs à déplorer, ce qui est un bon point. Mais malheureusement, en dehors de cela, les faits dont il est question ici sont dépeints de manière trop « gentillette » dans l’ensemble, et à aucun moment on n’atteint l’intensité d’un Stephen King, d’un Jack Ketchum ou autre Maxime Chattam. Je déplore également que le parc d’attractions, théâtre principal des événements du livre, n’ait pas été encore plus exploité, car c’était l’une des principales raisons qui ont fait que j’ai voulu découvrir ce livre. Enfin, quand je jette un regard en arrière sur ma lecture, je me rends compte qu’il ne s’agit pas là d’un mauvais thriller, loin de là, mais qu’il n’en est pas pour autant très original.  

 

Ce que j’ai le plus aimé ici, ce sont les personnages, et surtout le fait que l’auteur prenne bien le temps de développer chacun des plus importants, d’autant plus que presque tous ont un secret à cacher.

Le personnage qu’on peut qualifier de principal est Vanessa Castro, flic qui s’occupe de l’enquête dont il est question ici. Malgré le fait qu’au fond d’elle-même elle ait des douleurs cachées et qu’elle souffre, à aucun moment elle ne se laisse marcher sur les pieds, et j’ai beaucoup aimé ça. C’est une femme qui s’impose dans un milieu majoritairement masculin à la base, et je ne suis pas la seule à le penser puisqu’un des personnages le lui fait remarquer également lors d’un passage du livre : « Tu as plus de couilles que la plupart des hommes. » A Seaside, elle est également synonyme de fraîcheur et de nouveauté puisqu’elle voit évidemment les choses différemment de ceux qui y ont toujours vécu, elle s’intéresse à de vieux cas de disparitions, elle ne se laisse pas influencer pour aller dans le sens des gens les plus puissants de la ville, etc. Je regrette simplement qu’une certaine révélation concernant Vanessa ait été faite mais soit finalement restée en suspens, car même si elle était justifiée au niveau de l’intrigue, je trouve dommage que ça en soit resté là. Du coup, je me demande si ce livre restera un one shot, ou si l’auteur prévoit d’écrire une/des suite(s) dans le futur…

Un autre personnage assez présent dans l’intrigue, c’est Ava, la fille de Vanessa. J’ai aimé la manière dont l’auteur l’a dépeinte, c’est une ado assez énervante qui ressemble en fait à une ado typique qu’on pourrait rencontrer de nos jours dans la vraie vie.

J’ai adoré détester Bianca, la directrice de Wonderland, qui est totalement détestable et insupportable, et pour qui je n’ai éprouvé d’empathie à aucun moment.

Enfin, je suis mitigée quant au personnage d’Oz, je pensais l’apprécier au début, mais en avançant dans l’histoire je l’ai trouvé assez « faible ».

 

Au final, Jennifer Hillier nous offre avec Wonderland un thriller sympathique qui se laisse franchement suivre sans trop de difficultés, mais un peu trop lisse et formaté à mon goût. Le thème du parc d’attractions était pourtant plus prometteur que ça… Dommage !

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Petite belge âgée de 25 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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