La Couleur du Mensonge - Un premier tome très prometteur !

30/03/2018

Titre : La Couleur du Mensonge

Auteur : Erin Beaty

Editions : Lumen

Prix : 15,00 €

Parution : 22 février 2018

Nombre de pages : 512 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s'en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l'évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d'une famille, d'une région, d'un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l'observation, la marieuse fait toutefois d'elle son apprentie.

Sage s'embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d'élite qui ne tardent pas à réaliser qu'ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s'est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l'un des membres de la troupe recrute alors l'aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu... à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle...

Identités secrètes, machinations politiques et jeu de dupes passionné, La Couleur du mensonge fait monter les enchères jusqu'à un final surprenant. Le talent de conteuse d'Erin Beaty vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page !

.

Malgré le bad buzz qu’avait connu ce livre au moment de sa sortie VO, j’étais quand même très intrigué par ce résumé, il faut bien dire, alléchant. En effet, lors de sa publication aux États-Unis, le roman avait été présenté comme étant une réécriture de Mulan, or ce n’est absolument pas le cas. Une erreur de marketing qui a desservi l’histoire, pourtant excellente. 
Je remercie les éditions Lumen pour leur envoi et, surtout, de ne pas avoir reproduit l’erreur de leurs confrères outre-atlantique !

En observant ma bibliothèque, je me suis rendu compte que la fantasy était un genre que j’appréciais de plus en plus. J’aime cette sensation d’évasion que je ressens en me plongeant dans un univers totalement différent du nôtre, en supposant que l’immersion soit totale et rapide. Et c’est exactement ce qui s’est passé lorsque j’ai entamé La Couleur du Mensonge. Dès les premières pages, je me suis attaché à Sage et adhéré au monde dans lequel elle vivait. Celui des faux semblants et des mariages arrangés, où les « entremetteuses » sont celles qui gouvernent dans l’ombre. 

Alors au niveau de l’intrigue, je préfère prévenir : celle-ci est clairement composée à 80% de complots politiques. Ne vous attendez donc pas à des batailles sanglantes incessantes, ni a des coups d’épée tout au long des 500 pages ; bien que, je vous rassure, il y a tout de même des scènes d’action mémorables. Personnellement, c’est le genre de récits que je préfère : tout en nuances, en réflexion et en manigances. Où il faut se méfier de tout le monde, même des plus irréprochables, et être constamment aux aguets. 

Habituellement, je préfère la narration à la première personne du singulier car je trouve que c’est celle qui permet le mieux de cerner et de s’attacher aux personnages. Mais ici, bien que ce ne soit pas le cas, cela ne m’a pas dérangé et, surtout, pas empêché de ressentir une forte empathie pour les protagonistes. D’autant que l’alternance des chapitres courts (et points de vue, dont ceux des « méchants ») permet d’avoir un regard omniscient sur l’histoire, ce qui est assez rare dans la littérature actuelle. 

Malgré le fait que l’intrigue soit principalement politique, elle n’en demeure pas moins addictive et surprenante. Je pense notamment à un gros twist qui intervient vers la fin du roman et remet pas mal de choses en question. J’ai effectivement dû relire plusieurs fois le paragraphe en question tout en me remémorant certains chapitres afin de prendre pleinement conscience de ce que cette révélation impliquait.

En conclusion, si vous cherchez un bon roman de fantasy accessible tout en étant totalement immersif, je vous recommande sans hésitation La Couleur du Mensonge.
Quant à moi, j’attends désormais avec impatience la sortie du tome 2… Je pense toutefois que ce ne sera pas pour tout de suite étant donné le fait que sa publication n’est prévue que pour cet été aux États-Unis…

.

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
2 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *