Soyez imprudents les enfants - Un roman (trop) dense

04/03/2018

Titre : Soyez imprudents les enfants

Auteur : Véronique Ovaldé

Editions : Points

Prix : 8,10€

Parution : 4 janvier 2018

Nombre de pages : 384 pages

Genre : Littérature contemporaine

Résumé : Alors qu'elle a 13 ans, Atanasia Bartolome a comme une révélation devant une toile du peintre Roberto Diaz Uribe. Elle découvre qu'il est un cousin de son père et souhaite savoir ce que cherche à lui dire ce peintre, qui a disparu un jour comme tous les ancêtres Bartolome. La jeune fille décide de partir elle aussi explorer le vaste monde.

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Merci tout d’abord aux éditions Points pour l’envoi de ce livre, qui malheureusement n’a pas su répondre à ma curiosité.

 

« Soyez imprudents les enfants ! », telle est l’injonction lancée par les adultes, y compris l’auteure elle-même, face à la vie et aux imprévus qu’elle peut nous offrir. Tel est également le credo de l’héroïne de cette histoire, Atanasia Bartolome, dont la vie se voit réellement commencer avec la découverte d’un talentueux peintre. A tout juste treize ans, la jeune fille est subjuguée par les toiles de Roberto Diaz Uribe, à tel point qu’elle décide de partir à la rencontre du plus grand spécialiste de son art en France.

A cheval entre réalité et fantaisie fantastique, ce récit de Véronique Ovaldé déroute autant qu’il essouffle. On y retrouve un mélange de plusieurs genres, si bien qu’on ne sait plus très bien dans lequel on navigue. Roman d’apprentissage, conte fantasque, récit sur l’art, histoire familiale ? On essaie tant bien que mal de suivre l’évolution de la jeune Atanasia et de comprendre sa fascination pour Roberto Diaz Uribe qui l’amène à se comporter de façon étonnante, bien loin du comportement d’une fille de treize ans.

Loin de l’ambiance légère et fantaisiste que laissait envisager le titre, « Soyez imprudents les enfants » est un roman dense, complexe, bien que porté par une écriture dénuée de tout florilège. On s’ennuie autant qu’on se perd dans la petite histoire d’Atanasia, mêlée dans la grande histoire de Roberto Diaz Uribe.

Car même si les deux destins semblent liés par l’amour de l’art et les liens du sang, ces deux personnages n’évoluent ou n’ont pas évolué dans la même sphère. Là où on aurait aimé voir une jeune fille s’épanouir et trouver petit à petit sa place dans ce lourd bien qu’original passé familial, on découvre à la place un jeu de piste exercé par cette héroïne effacée, engouffrée dans le destin d’un grand peintre que nous ne découvrons jamais réellement.

 

Un roman dense et foisonnant, mais dont les deux histoires, au lieu de se mêler en une seule riche et haletante, ne font que s’éparpiller en longueur… jusqu’à perdre complètement le lecteur.

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Chroniqueuse littéraire, je suis tombée dans la marmite de livres étant petite. Libraire dans l’âme, attachée de presse dans la vraie vie, je m’attache à transmettre le grand secret de la vie éternelle : la lecture (et la pierre philosophale pour les plus chanceux) !
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