La fille d’avant – Un très bon thriller… en dehors de la fin

03/04/2018

Titre : La fille d'avant

Auteur : J.P. Delaney

Editions : Le Livre de Poche

Prix : 8,40 €

Parution : 28 février 2018

Nombre de pages : 512 pages

Genre : Thriller psychologique

Résumé : Lorsqu'elle découvre le One Folgate Street, Jane est conquise par cette maison ultramoderne, minimaliste, parfaite pour tourner la page après le drame éprouvant qu’elle vient de vivre. Mais, pour la louer, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Notamment répondre régulièrement à des questionnaires intrusifs. Jane apprend bientôt qu'Emma, la locataire qui l'a précédée, lui ressemble étrangement et a connu une fin tragique. Irrémédiablement, Jane s'engage sur la même voie, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes... et ressent la même terreur que la fille d'avant.

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Je remercie les éditions Le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre. Dès sa sortie en grand format, son résumé m’avait totalement mis l’eau à la bouche, et j’avais hâte de pouvoir le découvrir. C’est enfin chose faite ! Et même si j’ai passé un très bon moment de lecture dans l’ensemble, je dois reconnaître que La fille d’avant n’est finalement, et malheureusement, pas un coup de cœur pour moi.

 

Dès le début de ma lecture, j’ai eu un mal de chien à lâcher ce livre. Mais bon, la vie étant ce qu’elle est, je n’ai pas pu le lire d’une traite. Et pourtant, croyez-moi, si j’avais pu, je n’aurais pas hésité une seule seconde. J’ai tout de suite accroché à la plume simple mais diablement efficace de l’auteur : son écriture est aussi épurée que la maison dont elle nous parle, et elle exerce tout à la fois une attraction aussi forte que ladite maison. L’alternance des points de vue, des chapitres très courts et un choix de narration à deux époques (l’une dans le passé et l’autre dans le présent) rendent le récit très astucieux et équilibré. Le tout s’emboîte très bien et offre un résultat vraiment dynamique. Petit conseil : si vous prévoyez de lire ce livre, faites-le à un moment où vous serez libre de toute contrainte car comme moi, vous pourriez avoir beaucoup de mal à le reposer une fois commencé !

 

J’ai également été totalement happée par l’histoire, et plus particulièrement par la maison conçue par Edward Monkford. J’ai trouvé que le One Folgate Street pouvait s’apparenter, à lui seul, à un personnage à part entière. Cette maison de rêve, idéale à première vue, on serait prêt à tout pour y vivre. Et pourtant… elle cache de sombres secrets qu’on découvre au fur et à mesure de l’histoire. On commence par la trouver intrigante, puis fascinante… et enfin effrayante !

 

Une chose de plus que j’ai adorée dans ce roman : les personnages, et surtout leur psychologie. Avec la maison, c’est d’ailleurs tout l’aspect psychologique que j’ai préféré dans cette histoire (bien plus que l’enquête, qui reste somme toute assez classique). Les personnages principaux, Emma et Jane, dont on suit le point de vue un chapitre sur deux, ont toutes deux vécu une situation traumatisante avant d’emménager au One Folgate Street. On ne s’attache pas forcément à elles, mais on compatit à leurs malheurs respectifs. Quant à Edward Monkford, c’est un personnage qu’on a du mal à cerner, et qui pour moi s’apparente à Christian Grey : comme lui, c’est un maniaque du contrôle et un obsessionnel compulsif (même si pas forcément obsédé par les mêmes choses). Ce personnage donne lieu à certaines scènes qui pourraient paraître banales ou anodines, et pourtant, il arrive à les rendre très dérangeantes. C’est assez perturbant, mais pas négatif, au contraire !

 

Mais alors, après tous ces éloges, pourquoi ce roman n’est pas un coup de cœur ? Tout simplement à cause de sa fin. Je l’ai vraiment trouvée trop simple, banale et c’est clairement du gâchis quand on regarde le reste du roman. Ca aurait pu être un livre magistral de A à Z avec une fin percutante, et là non, pas de « wahou » au moment de la « grande » révélation, pas de bouche en O, simplement un « tout ça pour ça ». Même si je n’avais pas découvert le pot-aux-roses avant qu’il soit mis en lumière, je n’ai pas été plus retournée que ça. Vraiment dommage !

 

Mais en dehors de cette fin décevante, vous l’aurez compris, je vous recommande vraiment de lire La fille d’avant si ce n’est pas encore chose faite. Plongez à votre tour dans le quotidien d’Emma et Jane, et découvrez avec elle les secrets du One Folgate Street, vous m’en direz des nouvelles !

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Petite belge âgée de 26 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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