Le Mal en soi - Un thriller intelligent

27/04/2018

Titre : Le Mal en soi

Auteur : Antonio Lanzetta

Editions : Bragelonne

Prix : 20,00 €

Parution : 14 mars 2018

Nombre de pages : 288 pages

Genre : Thriller

Résumé : Automne 2016. Castellacio, petit bourg du Sud de l'Italie. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé pendu par les poignets avec du fil barbelé aux branches d'un saule. Sa tête décapitée gît entre les racines, ses yeux vitreux fixent Damiano Valente. Valente, c'est le Chacal, un écrivain à succès de « true crime », hanté par le passé et condamné à traîner sa jambe brisée. Depuis trente et un ans, il traque sans relâche le meurtrier de Claudia, sa meilleure amie sauvagement assassinée au cours de l'été 1985. Aidé de son ami le commissaire De Vivo, il se lance sur les traces de celui que la presse a baptisé « l'homme du saule ».

Été 1985. Castellaccio, Flavio, jeune orphelin originaire de Turin, débarque chez son grand-père après la mort de sa mère. Rien n'est gagné d'avance avec cet homme bourru. En compagnie de ses nouveaux amis Stefano, Claudia, Damiano et du brave Jack, énorme chien au pelage noir, Flavio découvre l'insouciance, l'amour, la vie loin de Turin, dans la magnifique région du Cilento, à quelques coups de pédales de la mer et de la montagne. Et si le bonheur était à portée de main ? C'est oublier un peu vite que le mal n'est jamais loin...

Le Mal en soi, c'est le mal qui habite le tueur en série qui sévit à Castellaccio, mais c'est aussi celui qui torture les héros, c'est le destin qui frappe et c'est cette noirceur qui palpite en chacun de nous. Le Mal en soi, c'est aussi le mal qui imprègne le village de Castellaccio depuis trente et un ans, et peut-être depuis bien plus longtemps...

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Intrigué par le bandeau qui indiquait qu’Antonio Lanzetta était le « Stephen King italien » et en bon fan du maître de l’horreur, j’ai tenu à découvrir par moi-même la plume de cet auteur que je ne connaissais pas. Bon, clairement, il faut arrêter de placer « le nouveau Stephen King » à tout bout de champ, parce qu’en l’occurrence mis à part le fait qu’on suit une bande d’enfants et qu’il y a une alternance d’époques, rien ne rapproche ces deux écrivains. Que ce soit le style, plutôt épuré et dénué de longueurs d’Antonio Lanzetta, ou même l’histoire, rien ne m’a fait penser à Stephen King dans Le Mal en soi. Il n’empêche que j’ai frôlé le coup de cœur, et pour ça je remercie évidemment les éditions Bragelonne pour leur envoi. 

Tout d’abord, j’ai vraiment apprécié la façon dont l’intrigue était amenée par l’auteur. J’ai trouvé la trame intelligemment pensée et bien exploitée. On sent que c’est du solide, qu’il y a du travail derrière, qu’il n’y a pas d’éléments laissés au hasard. Le récit est parfaitement rythmé et, comme je le disais plus haut, sans longueurs. 

Je me suis également beaucoup attaché aux personnages, qui sont tous singuliers et intéressants. Malheureusement j’ai peur de trop en dire au risque de dévoiler des pans de l’intrigue car ne faisant même pas 300 pages, tout dans le roman va vite. Les événements s’enchaînent avec fluidité, sans accrocs, et, par conséquent, rentrer dans les détails serait susceptible de vous gâcher la lecture. Sachez simplement que certains protagonistes sont plus marquants que d’autres…

Comment parler d’un thriller sans citer sa fin ? Je dois dire que je l’ai bien aimée, malgré le fait que j’attendais une révélation finale qui n’est jamais venue. En revanche, contrairement à pas mal de thrillers actuels, le dénouement m’a semblé plutôt cohérent avec le reste du roman et ne m’a donc pas déçu, chose qui mérite d’être soulignée. 

En somme, j’ai passé un excellent moment de lecture avec une intrigue solide, des personnages attachants et une conclusion maîtrisée. Je vous recommande donc chaudement Le Mal en soi si vous êtes en quête d’un thriller intelligent qui vous fera réfléchir et dont l’intensité ne vous laissera pas indifférent ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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