The Handmaid's Tale, saison 2 : un come-back MAGISTRAL

02/05/2018

Titre : The Handmaid's Tale

Créée par : Bruce Miller

Avec : Elisabeth Moss, Joseph Fiennes, Yvonne Strahovski, Alexis Bledel, O.T. Fagbenle, Max Minghella, Samira Wiley, Ann Dowd, Madeline Brewer, ...

Format : 52 minutes

Diffusion : Hulu

Genre : Drame, Science-Fiction

Résumé : Dans la nouvelle République de Gilead, après une catastrophe biologique, le taux de natalité n'a jamais été plus bas. Dans cette version dystopique et totalitaire des États-Unis, les relations hommes/femmes obéissent à des règles très strictes. Alors que les hommes occupent toutes les positions du pouvoir, les femmes ont été démises de leur statut de citoyennes à part entière. Elles ne peuvent ni travailler, ni posséder d'argent, ni être propriétaire, ni lire. Elles sont catégorisées selon leur fonction : les Épouses sont les femmes des dirigeants. Les Marthas s'occupent de la maisonnée. Et les Servantes sont uniquement dédiées à la reproduction, sous la surveillance rigide des Tantes. Les Servantes sont affectées au sein des familles dirigeantes, jusqu'à ce qu'elles mettent au monde les enfants tant désirés. June était l'une d'entre elles.

Blessed be the fruit. May the Lord open. Et may surtout la saison 2 begin. On l’a attendue avec impatience et notre patience a été récompensée. Quel début de saison ! Passionnant, captivant et puissant ! Des le début, elle démarre sur les chapeaux de roues par une scène révoltante et coup de poing : les Servantes ont des muselières tandis que les chiens qui ne cessent d’aboyer n’en ont pas. C’est dire le niveau qu’on donne à ces femmes-là : elles sont même inférieures aux animaux et n’ont même pas le droit de crier leur terreur et leur désespoir. 

La cinématographie est toujours aussi incroyable. Les images sont belles et fantastiques et quelle ironie, étant donné ce qu’elles montrent. D’autres sont très dures à regarder (pour des raisons gores) mais cela n’enlève rien à la beauté des scènes, des couleurs, des lumières et de la bande-son. C’est rare mais je n’ai absolument rien à redire. Pour moi, tout est parfait de A à Z : du jeu des acteurs au scénario, des images à la musique, … Vraiment, c’est du grand art. 

Le titre de ce premier épisode est “June”, et il est lourd de signification. Oubliez Offred, elle n’appartient plus à personne et n’appartiendra plus jamais à personne. Et cela se fait ressentir dès ce premier épisode. Elle est audacieuse, ne se laisse plus aussi facilement faire, comme nous avait prévenus le réalisateur il y a quelques mois de cela. Nous avions hâte de voir et le résultat en vaut le détour : ça fait tellement plaisir à voir – c’est vraiment très beau à voir – et on est de tout cœur avec elle. Malheureusement, vous vous doutez bien que cela ne sera pas aussi simple que ça. 

Et la fin de l’épisode 1 est puissante, magistrale et tous les superlatifs qui vous viennent en tête. Et qu’est-ce que ça se regarde avec aisance ! Les épisodes durent près d’une heure mais on ne voit pas le temps passer. À la fin, je me suis même dit “quoi, déjà ?!”.  L’épisode 2, lui, monte encore d’un cran si c’était encore possible. Il est encore plus prenant et nous tient deux fois plus en haleine. Qu’est-ce que ça annonce pour la suite !

Quant à l’épisode 2, nous voyons enfin les colonies comme le laissaient présager les images officielles. La ressemblance avec l’esclavagisme est beaucoup plus appuyée dans ces scènes-là. Le créateur de la série, Bruce Miller, avait promis de plus mettre en avant la communauté noire qui l’avait subi pendant 400 ans. C’est le seul point où j’ai été un peu déçue : pour l’instant, ce n’est pas le cas. Néanmoins, je prends mon mal en patience puisqu’il reste encore 11 épisodes étalés sur 11 semaines pour cette seconde saison. En revanche, encore une fois on voit le choix qui est imposé aux femmes de Gilead : soit elles deviennent des esclaves sexuelles (en tant que Servantes ou prostituées), soit des esclaves dans les colonies, et cela signifie un travail éreintant durant des heures et des heures, des conditions de vie inhumaines (entassées les unes sur les autres, avec de l’eau contaminée et des médicaments périmés, …). 

Et enfin ! Enfin ! Comme promis, nous voyons le passé d’autres personnes que June et c’est tellement passionnant ! Passionnant de voir le processus qui a fait sombrer petit à petit les États-Unis de The Handmaid’s Tale dans le fanatisme religieux. Passionnant de voir comment cela s’est fait et comment cela s’est répercuté dans la vie de chacun, ou plutôt chacune. Comment leurs vies se sont petit à petit dégradées. Et si vous pensiez que l’histoire de June était poignante, attendez de voir celle de — à ne surligner qu’en connaissance de cause : Emily. On passe un cran au-dessus et j’avoue avoir eu le cœur serré durant ces scènes-là. Et puis de toute manière, je fonds en la voyant car je la trouve tellement belle.

Ce qui est fou pour June comme pour Emily, c’est que l’on voit le moment où sans le savoir elles viennent de signer pour être Servante (on leur demande à chacune si leurs enfants sont biologiquement les leurs et forcément, elles répondent que oui sans imaginer ce qui les attend). C’est tragique car nous savons et elles ne se doutent pas une seconde qu’elles viennent de commettre une grosse erreur en révélant leur habilité à concevoir naturellement un enfant.   

Après ce n’est peut-être qu’une impression mais j’ai le sentiment qu’il y a une forte dimension religieuse dans cette saison 2, encore plus que dans la saison 1. Rien que dans ces deux épisodes, je ne compte plus le nombre de prières et d’appels à Dieu. Si dans la saison 1, je notais le message politique notamment face aux migrants (en plus de la condition des femmes, des homosexuels, …), ici, je note l’envie de montrer que peu importe la religion, certains peuvent avoir une lecture complètement à côté de la plaque des textes religieux. On voit les radicaux utiliser des versets bibliques pour justifier leurs actes atroces. On voit les victimes utiliser des versets bibliques pour prier, pour rappeler que Dieu n’est qu’amour. Je ne sais pas pour vous mais moi ça me rappelle beaucoup une certaine religion très mise en avant ces derniers temps… Et pour moi le message est clair : il y aura toujours des connards pour sortir des phrases de leur contexte et les utiliser pour justifier leurs barbaries et cacher le fait qu’en fait, ce sont juste des malades mentaux assoiffés de tuer et de faire du mal.  

Maintenant, on n’attend plus qu’une chose : mercredi prochain pour les nouveaux épisodes. Ça faisait très très très longtemps que, personnellement, je n’avais pas ressenti cette impatience d’être à la semaine suivante pour voir la suite d’une série. La dernière fois, ça devait être il y a quelques années, pour la saison 2 de The Vampire Diaries (la meilleure saison de la série). Je sens que The Handmaid’s Tale est bien partie pour redevenir ma série préférée de l’année et pour rafler tous les prix

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser cet art en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et à la photographie. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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2 Comments

  1. Je suis tellement contente du lancement de cette nouvelle saison que j'en ai les sourcils qui frétillent de joie :D

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