Comptine Mortelle - Une histoire dans une histoire !

24/06/2018

Titre : Comptine Mortelle

Auteur : Anthony Horowitz

Editions : Hachette

Prix : 19,90 €

Parution : 25 avril 2018

Nombre de pages : 480 pages

Genre : Policier

Résumé : « Quelqu’un est mort au manoir Pye Hall. Accident ou meurtre, c’est ce que le grand détective Fidèle Staupert va devoir découvrir. »

Voilà ce que raconte le dernier roman du célèbre Alan Conway. C’est du moins le récit que son éditrice, Susan Ryeland, tient entre les mains. Parmi les suspects intrigants se dessine une affaire de jalousie, de cupidité, d’ambition impitoyable, et de meurtre. Une enquête qui, au fil des pages, semble prendre un arrière-goût de réalité…

Et si le mystérieux manuscrit cachait une histoire qui n’aurait jamais dû être dévoilée ?

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Ce titre me faisait déjà de l’œil en VO car beaucoup disaient qu’il rendait hommage à l’âge d’or du roman policier en Grande-Bretagne et, tout particulièrement, à la reine du crime, Agatha Christie. Étant un fan inconditionnel de cette dernière, je ne pouvais donc pas passer à côté lorsque j’ai appris sa publication en France. Fait curieux, d’ailleurs, Comptine Mortelle est sorti simultanément chez les éditions Hachette et Le Masque (JC Lattès). Pour ma part, je remercie Hachette pour leur envoi et l’excellent moment de lecture que celui-ci m’a fait passer. 

Lorsque l’histoire commence, on est avec Susan Ryeland, éditrice reconnue dans le milieu qui s’apprête à découvrir le manuscrit du tout dernier roman (Épitaphe de la pie) que lui a envoyé l’un de ses auteurs, Alan Conway. Celui-ci est devenu au fil du temps une véritable célébrité dans le monde du livre grâce à son personnage fétiche, Fidèle Staupert, un détective privé comparé aux plus grands, tels que Sherlock Holmes ou encore Hercule Poirot. 
Le prologue (une page et demie à peine) pose les bases de l’intrigue et laisse d’ailleurs entendre qu’après la lecture de Épitaphe de la pie, la vie de Susan a été totalement bouleversée sur différents plans. Et là, grande originalité, Anthony Horowitz a décidé d’inclure ce fameux manuscrit à son récit principal. On va donc découvrir en même temps que Susan le roman d’Alan Conway (j’espère avoir été clair dans mon explication).
Dès lors, on va suivre deux intrigues parallèles, je dirais même entremêlées, puisqu’à la fin de Épitaphe de la pie, Susan va se lancer dans une course contre la montre afin de démêler le vrai du faux, car l’histoire racontée par Alan semble fortement inspirée de la vie réelle…

J’ai totalement adoré et adhéré au concept de Comptine Mortelle. Cette façon très intelligente qu’a eu l’auteur de mélanger deux histoires, notamment, m’a bluffé. J’avais en effet peur que l’une des deux intrigues soit inférieure à l’autre, mais pas du tout ! Les deux histoires s’équilibrent parfaitement au point que je me suis tout autant attaché aux personnages de l’une que de l’autre. 

Le rythme est quant à lui complètement maîtrisé. Dans la première partie du roman, j’ai été happé par l’histoire de ce village secoué par un drame. Il y a effectivement de nombreux clins d’œil à Agatha Christie et à sa façon de construire ses intrigues à la manière d’un Cluedo où chaque protagoniste devient suspect tour à tour. 
Puis, vers la moitié du bouquin intervient un twist très malin relativement prévisible mais néanmoins efficace, qui permet de lier les deux parties du roman. A partir de là, une vraie course poursuite après la vérité se met en place et même si j’ai noté quelques longueurs dans le dernier quart, tout s’imbrique au millimètre près à la fin. 
En parlant de la fin, ou plutôt des fins : toutes deux m’ont surpris ! On sent que l’auteur a tenu à soigner ses dénouements afin que le lecteur n’ait pas cette impression de travail bâclé. Ce qui est franchement appréciable ! 

En somme, si comme moi vous êtes un grand admirateur d’Agatha Christie, que vous aimez jouer au Cluedo et que les coulisses du monde de l’édition vous intriguent, n’attendez plus et foncez vous procurer Comptine Mortelle d’Anthony Horowitz ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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