La danse de la méduse – Une lecture trop jeunesse

09/06/2018

Titre : La danse de la méduse

Auteur : Stefanie Höfler

Editions : Hachette

Prix : 17,00 €

Parution : 18 avril 2018

Nombre de pages : 256 pages

Genre : Jeunesse

Résumé : Sera, 14 ans, est la plus jolie fille de sa classe et a quantité d’amies et d’admirateurs. Niko, 14 ans, est seul, isolé, souvent victime de moqueries et de farces douteuses, parce qu’il est trop gros. Les cours d’éducation physique, le football ou la piscine, sont sa hantise car son rapport à l’espace est difficile. Il est lourd, maladroit et emprunté. Sera est populaire, Niko n'a que deux amis. Petit à petit, tous deux s’apprivoisent. Sera est déroutée par ce garçon trop gros à l’imagination fertile, troublée aussi par ses jolies fossettes et ses yeux verts. Niko est fasciné par cette jolie fille sensible, et, en dépit de sa corpulence, se sent devenir plus léger...

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Je remercie les éditions Hachette pour l’envoi de ce livre. Au vu du résumé de « La danse de la méduse », je m’attendais à une lecture émouvante, voire même, pourquoi pas, à un coup de cœur. Malheureusement ce n’est pas du tout ce qu’il s’est passé, et je m’excuse d’avance pour cette chronique qui risque d’être assez décousue, au moins autant que l’a été ma lecture.

 

Honnêtement, je m’attendais à être émue aux larmes en lisant cette histoire, un peu à la manière de ce qu’il m’est arrivé en lisant « Wonder ». Pourtant, ça n’a été le cas à aucun moment, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, la plume de l’auteur rend ce récit vraiment très, très jeunesse. C’est rédigé de manière très simple, trop simple en ce qui me concerne. Mais je pense que ce livre est destiné à un public relativement jeune, d’où ce style d’écriture.

Pour rester dans le même problème « jeunesse », la majorité des personnages sont tout simplement insupportables. C’est évidemment nécessaire à l’histoire puisque ça nous démontre clairement la triste réalité : des jeunes qui peuvent rapidement énerver à cause de leurs a priori et préjugés, qui font tout pour se fondre dans la masse, et qui méprisent et sont tout simplement méchants, voire même cruels, avec ceux qui en sortent ne serait-ce qu’un minimum. Bien évidemment, tous les jeunes ne sont pas comme ça, et j’ai apprécié que l’auteur montre cela grâce à la présence de Little et Lenni (bien que pas du tout suffisamment exploité pour le second), mais j’ai trouvé la lecture très lourde à cause de ça. Je pense que c’était évidemment voulu par l’auteur, mais c’était trop en ce qui me concerne.

Par ailleurs, la présence totalement anecdotique des adultes (principalement des profs, l’histoire se déroulant en grande partie à l’école), mais surtout leur indifférence, voire même inutilité concernant la situation de Nik, a également eu tendance à m’énerver.

 

Cette histoire a au moins le mérite de révolter, et de faire prendre conscience de ce que subissent au quotidien les personnes qui sont différentes, ici surtout au niveau du physique. Les termes employés par les jeunes avec Nik sont très durs, méchants et cruels, et c’est insupportable de se dire que ce qu’il vit est certainement monnaie courante dans la vie de tous les jours pour certain(e)s. Mais en ce qui me concerne, l’auteur a accordé trop de place aux aspects négatifs, et pas assez à l’espoir.    

 

Pour le reste, c’est tout de même une histoire qui se lit rapidement grâce à des chapitres courts (parfois 1 ou 2 pages seulement) et à l’alternance des points de vue de Nik et Sera. Nik et Sera, qui feront en sorte de s’apprivoiser au fil de l’histoire, mais auxquels je n’ai malheureusement pas réussi à m’attacher. Même si j’admire Nik pour sa force tranquille face à tant de méchanceté et que j’ai trouvé ses stratégies émouvantes (grâce à son imagination très développée), ça n’a pas été au-delà de ça. Quant à Sera, même si elle évolue au fil des pages qui se tournent, je suis restée focalisée sur sa manière de se comporter au début de l’histoire.

 

Pour conclure, je dirais que c’est un livre idéal à faire lire à des « enfants » en fin de primaire ou en début de secondaire, afin de les sensibiliser sur ce fléau qu’est aujourd’hui le harcèlement, et ici plus particulièrement le harcèlement envers les personnes en surpoids. En ce qui me concerne, ça ne l’a pas fait, principalement à cause de l’écriture de l’auteur et de personnages jeunes et assez insupportables.

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Petite universitaire belge âgée de 24 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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