La Taupe - Ai-je réellement compris ce que j'ai lu ?

18/06/2018

Titre : La Taupe

Auteur : John le Carré

Editions : Points

Prix : 8,00 €

Parution : 5 avril 2018

Nombre de pages : 432 pages

Genre : Roman d'espionnage

Résumé : Un agent double russe répondant au pseudonyme de Karla s'est infiltré au plus haut niveau des services de renseignements britanniques. George Smiley, l'un des meilleurs agents secrets de la Couronne, a pour mission de débusquer la taupe et de la neutraliser. Dans les obscurs labyrinthes du monde de l'espionnage international, la tâche s'avère périlleuse...

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Les romans d’espionnage ne sont peut-être, en fin de compte, pas faits pour moi… Alors que je vous parlais hier de Red Sparrow, qui m’a déçu à cause de son manque de recul et de son intrigue trop manichéenne, je reviens aujourd’hui pour vous donner mon avis sur La Taupe qui m’a posé, pour sa part, un souci tout autre. Pour être totalement honnête, je ne suis pas certain d’avoir vraiment compris ce roman. Quoi qu’il en soit, je remercie les éditions Points pour leur envoi. 

Contrairement à Red Sparrow, le récit proposé par John le Carré s’est exactement révélé être ce à quoi je m’attendais (peut-être même un peu trop). Une plongée au coeur des services secrets avec des identités multiples, des courses poursuites, des mensonges, des manipulations et des trahisons. Tous les critères d’un roman d’espionnage tel que je me le représente y étaient donc réunis. Le problème concerne la construction narrative en elle-même, qui m’a, pour le coup, totalement perdu…

D’abord, je ne savais jamais si l’action se déroulait dans le présent ou dans le passé. Il n’y a d’ailleurs aucune indication véritable sur les époques durant lesquelles se déroule(nt) l'(les) histoire(s). L’auteur se contente d’alterner les points de vue et les lieux sans jamais préciser comment toutes ces interactions et tous ces endroits sont liés entre eux. Et alors que je pensais au cours des 100 premières pages qu’il s’agissait d’un choix volontaire afin d’embrouiller le lecteur pour les besoins de l’intrigue, j’ai été surpris de constater le même processus narratif tout au long du roman. 

Vient ensuite l’histoire en elle-même. Encore une fois, je n’ai pas immédiatement compris l’objectif de ce roman. Le projet de l’auteur m’a souvent paru flou, voire incompréhensible tant il partait dans toutes les directions sans vraiment suivre un fil conducteur. D’autant que j’ai plus d’une fois eu la sensation de lire un tome 2 à cause des fréquentes allusions à des événements antérieurs non-expliqués. 

Et enfin, les personnages. Outre le fait que chaque protagoniste répond à au moins trois patronymes différents, j’ai dû à de nombreuses reprises revenir en arrière afin de replacer chaque personnage dans son contexte. N’oubliez pas que d’un chapitre à l’autre, je ne savais pas dans quelle dimension spatio-temporelle je me trouvais. Vous imaginez donc la difficulté que j’ai éprouvée ! 

En refermant le roman, j’ai été lire d’autres avis le concernant et je vous avoue avoir été soulagé de ne pas être le seul dans mon cas de figure. Il est en effet souvent précisé que John le Carré n’est pas le meilleur auteur par lequel commencer à découvrir le genre, notamment à cause du fait qu’il écrit sans plan (ce qui explique cette impression d’une intrigue décousue). 
Néanmoins, certains passages m’ont tout bonnement captivé (tout le mystère autour de la fameuse taupe par exemple) et permis de me familiariser avec ce milieu particulier, là ou dans Red Saprrow je n’avais finalement pas appris grand chose. C’est en grande partie à cause de cela que je ne parviens pas réellement à définir mon avis final, tellement ce bouquin m’a déboussolé.

En conclusion, j’aurais tendance à vous recommander La Taupe si vous vous trouvez dans l’une de ces catégories : vous êtes un inconditionnel de John le Carré et, par conséquent, familiers avec son style, ou alors vos connaissances en la matière sont suffisantes pour vous permettre d’aborder ce genre de lectures très denses avec facilité ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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