Appartement 16 – Un roman décevant

20/07/2018

Titre : Appartement 16

Auteur : Adam Nevill

Editions : Bragelonne

Prix : 6,90 €

Parution : 4 juillet 2018

Nombre de pages : 499 pages

Genre : Horreur, fantastique

Résumé : Certaines portes devraient toujours rester fermées…

À Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans.

Jusqu’au jour où Apryl, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant.

Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, Apryl commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…

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Je remercie les éditions Bragelonne pour l’envoi de ce livre. Appréciant de plus en plus le genre littéraire « horrifique » et ayant tout récemment découvert Graham Masterton avec « Rituel de chair », que j’ai beaucoup aimé, je n’ai pas hésité à demander ce livre, qui me donnait envie grâce à son résumé court et alléchant, et à sa couverture sobre, sombre et mystérieuse. Malheureusement, au final, c’est une déception cuisante pour moi, à tel point que je n’ai pas réussi à aller au-delà de la moitié de ce livre.

 

Je dois vous avouer que j’ai clairement l’impression d’avoir été bernée car en dehors de la couverture et du résumé, je ne trouve rien de positif à dire sur ce roman. On a tout simplement l’impression de lire un aspirant King ou Masterton qui ne parvient jamais à leur niveau. En effet, il ne suffit pas de réunir tous les ingrédients du genre pour que la sauce prenne, encore faut-il savoir faire en sorte de les mélanger correctement et en quantités raisonnables.

 

Je me suis juste ennuyée tout au long des 280 pages qu’aura duré ma lecture. À aucun moment je n’ai eu peur ou ressenti le moindre frisson, et c’est vraiment le comble pour un roman dont c’est justement le but à la base. J’ai très vite été lassée par les descriptions interminables et inutiles qui n’ont fait que plomber ma lecture. J’ai vraiment eu du mal avec l’écriture de l’auteur qui est tout sauf fluide : c’est lent, long et lourd, voire pesant, j’étais à la limite de la nausée par moments. Vouloir immerger le lecteur dans l’ambiance, c’est bien, le faire sans alourdir la lecture, c’est mieux…

 

Les personnages ne sauvent rien puisqu’on a l’impression que l’auteur n’a même pas pris la peine de leur donner une vraie personnalité. On dirait presque que ces derniers ne se définissent que par l’immeuble et ce qu’il cache. En vérité, si je devais vous parler des personnages, je vous dirais juste qu’Apryl est fan de mode des années 40-50 et qu’elle fait tout pour découvrir le passé de sa grand-tante, et que Seth est diplômé des beaux-arts mais travaille en tant que gardien de nuit dans Barrington House faute de mieux…

 

Et pourtant, ce livre aurait vraiment pu être mieux que ça. Les chapitres du point de vue d’Apryl m’ont d’ailleurs relativement bien plu. Ce sont ceux qui concernent Seth qui m’ont posé de gros problèmes. Déjà première surprise, Seth n’est absolument pas mentionné dans le résumé, alors que tout au long du livre, les chapitres alternent entre son point de vue et celui d’Apryl. On peut donc clairement le considérer comme un personnage principal. Je pense vraiment que j’aurais pu apprécier cette histoire sans Seth et les chapitres rédigés de son point de vue. Ce sont ceux qui m’ont totalement perdue par la volonté de l’auteur de trop en faire au niveau du bizarre et du malsain. Il veut d’ailleurs tellement en faire qu’au final, le résultat est l’inverse de son intention de départ : on n’arrive pas à visualiser les choses (ou plutôt, les « créatures » si je puis dire). Au final, je me suis tout simplement mise à sauter les passages qui me semblaient les plus douteux, et donc les chapitres du point de vue de Seth, et c’est à ce moment que je me suis rendu compte que je ne pourrais pas terminer ce roman, car je déteste sauter des passages, j’ai trop peur de manquer des informations importantes.

 

En soi, l’histoire aurait pu me plaire et m’intéresser si elle avait été écrite autrement, puisque j’étais vraiment intriguée au début avec les secrets de la grand-tante décédée, les mystères de l’immeuble, ces odeurs étranges, ces rideaux cousus, cette absence de miroirs, … Mais là, pour moi, ce n’est juste pas possible. À cause du style de l’auteur et de tout ce que j’ai cité plus haut, j’ai simplement fini par en avoir marre au point de ne même plus avoir envie de savoir comment se finirait l’histoire.

 

Je ne vous recommande donc malheureusement pas ce livre, et en ce qui me concerne, j’aurais trop peur de revivre la même expérience en lisant un autre livre de l’auteur, je crois donc que je vais en rester là dans sa bibliographie.  

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Petite belge âgée de 25 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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