La Dernière Reine - Pour les passionnés de la monarchie britannique !

26/07/2018

Titre : La Dernière Reine

Auteur : Philippa Gregory

Editions : Milady

Prix : 18,20 €

Parution : 13 juin 2018

Nombre de pages : 640 pages

Genre : Historique

Résumé : À trente et un ans, Catherine Parr est tout juste veuve lorsque Henri VIII, le souverain d’Angleterre qui a conduit quatre épouses au tombeau, l’invite à l’épouser. Confrontée à un choix qui n’en est pas un, Catherine sait le danger qu’elle encoure. Mais Henri est en adoration devant sa nouvelle femme. Cela suffira-t-il pour rester en vie ? La jeune femme brille par son indépendance d’esprit et d’action. Mais celle qui mena une réforme religieuse et qui fut la première femme à publier en Angleterre sous son propre nom est une cible toute désignée pour ses adversaires politiques qui l’accusent d’hérésie, crime puni par le bûcher et dont l’ordre d’exécution est signé… par le roi.

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Philippa Gregory est une auteure incontournable dans la fiction historique. Un genre qui m’attire tout autant qu’il me rebute car j’ai toujours peur de me retrouver face à un cours d’Histoire, certes intéressant mais dénué d’intrigue. Sans parler de l’écriture, que j’ai tendance à associer à un langage soutenu et élaboré, parfait pour mettre dans l’ambiance mais pas forcément ce que je recherche dans mes lectures.
C’est donc avec un mélange d’appréhension et de curiosité que je me suis plongé dans La Dernière Reine et pour tout vous avouer, j’ai été plus qu’agréablement surpris. Je remercie donc chaleureusement les éditions Milady pour leur envoi ! 

Tout d’abord, bien qu’il s’agisse du « onzième tome » dans la saga des Tudor, je n’ai eu aucun mal à comprendre le récit ni à saisir les liens qui unissaient les protagonistes. Oui, il est évident qu’il vaut mieux commencer par le début, surtout lorsqu’il s’agit d’une telle épopée familiale, mais en soi, vu que chaque roman est centré sur une époque précise, ce n’est pas vraiment important. Un peu comme si vous vous intéressiez à la reine Elizabeth II sans passer par la case Victoria. 

Dès les premières pages, le style de l’auteure m’a étonné par sa fluidité et sa poésie. Il y a quelque chose dans la plume de Philippa Gregory d’incontestablement lyrique sans pour autant être ennuyant. Un bon équilibre qui, tout en plongeant le lecteur dans les années 1500, se révèle agréable et immersif. J’ai néanmoins regretté l’absence de chapitres qui auraient pu rendre l’ensemble beaucoup plus addictif, ce qui m’a vraiment manqué afin de pouvoir tourner les pages sans voir le temps passer. Ici le récit est simplement divisé en « périodes » (« printemps », « été », etc.) sauf que certaines d’entre elles se déroulent sur plus de 100 pages, autant vous dire que c’est assez décourageant car on a l’impression de ne jamais en voir le bout…

Contrairement à ce que je m’attendais, La Dernière Reine est loin d’être un simple cours d’Histoire. Certes, les faits relatés ne sont pas inventés (en tout cas pas dans leur globalité) mais l’auteure y ajoute une touche de fiction qui permet de rendre l’intrigue palpitante. La narration à la première personne du singulier apporte indéniablement du réalisme puisqu’on voit littéralement les choses du point de vue de Catherine Parr, tout juste veuve et pourtant déjà convoitée par le roi lui-même. On découvre donc avec avidité l’Histoire de la monarchie britannique, ses complots, ses réformes ainsi que son impitoyable cour dont les membres se battent pour une place au soleil.

La Dernière Reine est ce genre de romans qu’il faut savourer sans espérer un page turner qui vous fera passer des nuits blanches. Pour ma part, je sais désormais à quoi m’attendre avec le genre historique et je ne suis d’ailleurs pas contre réitérer l’expérience, notamment avec Philippe Gregory dont je compte bien découvrir le reste de la bibliographie, et tout particulièrement Deux sœurs pour un roi. Je vous recommande donc sans hésiter cette dernière parution qui m’a fait passer un excellent moment en plus de m’initier à une période historique dont j’ignorais tout, ou presque ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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4 Comments

  1. Je l'ai lu récemment aussi pour sa sortie, j'avais bien aimé. Après, je connaissais déjà Philippa Gregory et son style d'écriture vu que j'ai lu Deux Soeurs pour un roi, La reine clandestine, La princesse blanche, et tous les autres. Celui-ci est bien mais je l'ai trouvé un peu moins bien que les autres par contre.
    En revanche, pour des gens qui aiment bien tout ce qui est historique sans que ce soit rébarbatif, les Philippa Gregory sont une très bonne option :D

    Il y a un roman historique qui va sortir fin août et que j'ai pu lire en SP (je bosse en librairie) qui pourrait te plaire je pense. C'est La révolte, de Clara Dupont-Monod, chez Stock. C'est très bien écrit, c'est fluide, et ca parle d'Aliénor d'Aquitaine et de son fils Richard Coeur de Lion :)

    • Merci beaucoup pour ton commentaire déjà ! :)
      Il m'a effectivement semblé que celui-ci était en-dessous de ce qu'elle propose habituellement, c'est d'ailleurs pourquoi je compte bien découvrir un autre de ses romans ! Tu me conseillerais de commencer par Deux soeurs pour un roi, du coup ?
      Et alors je ne connaissais pas du tout La révolte, merci pour la recommandation, je note ! :D

  2. Pourvle coup je te conseille Deux soeurs pour un roi et La reine Clandestine qui sont vraiment bien pour continuer avec P.Gregory, avec meme un plus pour ce dernier :)

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