Leah à contretemps - Une bouffée d'air frais !

30/07/2018

Titre : Leah à contretemps

Auteur : Becky Albertalli

Editions : Hachette

Prix : 17,00 €

Parution : 30 mai 2018

Nombre de pages : 368 pages

Genre : Young Adult

Résumé : Moi, c’est Leah. Leah Burke. (Semi-)pro de la batterie. Gribouilleuse clandestine. Meilleure amie du choubidou du lycée, mon best bro, le démolisseur d’Oreos, j’ai nommé : Simon Spier. C’est notre année de terminale, la dernière ligne droite avant la fac. Alors, forcément, tout part en vrille.

Le couple insubmersible formé par Abby et Nick est en train de prendre l’eau. Je me suis fâchée avec des filles que je connais depuis la maternelle. Et plus le temps passe, plus j’ai l’(affreuse) impression que notre pote Garrett veut sortir avec moi. Il est mignon. Adorable. Prévenant. Le genre de mecs que n’importe qui aimerait avoir comme cavalier au bal du lycée.

Mais pas moi. Ah oui, je ne vous l’ai pas dit ? Paraît que j’adore me compliquer la vie…

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Il y a quelques jours, je vous parlais de Love, Simon, un livre que j’avais bien aimé mais dont j’avais largement préféré l’adaptation cinématographique. Je m’étais néanmoins beaucoup attaché aux personnages et n’ai donc pas hésité avant de me plonger dans cette « suite », ou plutôt ce tome compagnon, Leah à contretemps. Comme pour son prédécesseur je n’ai pas eu le coup de cœur, peut-être parce que j’attends autre chose de mes lectures qu’une simple histoire d’adolescents. Je reconnais toutefois que ce roman fait partie de ceux qui font l’effet d’une immense bouffée d’air frais, particulièrement agréable durant ces chauds mois de canicule. Un grand merci donc aux éditions Hachette pour leur envoi ! 

Leah est un personnage qui m’avait déjà intrigué dans Love, Simon. Malgré son énorme potentiel, elle m’avait clairement semblé sous-exploitée. En ce sens, son histoire méritait vraiment d’être racontée. D’ailleurs, tout comme dans Moi, Simon 16 ans homo sapiens, Becky Albertalli a pris le parti de le faire d’une manière positive. Je suis conscient que ça peut ne pas plaire, car certaines thématiques qu’on pourrait supposer voir exploitées ne le sont pas (comme le divorce de ses parents ou la relation qu’elle entretient avec son père, par exemple). De mon côté, j’avoue que ça m’a vraiment fait du bien de lire un roman chargé de bonne humeur et de bienveillance. Une parenthèse des plus reposante dans ma vie de lecteur, principalement remplie de thrillers dont les auteurs n’épargnent personne. 

En revanche, ce n’est pas parce que l’auteure a décidé de ne pas traiter les quelques sujets précédemment évoqués qu’elle n’a pas tenu à mettre l’accent sur d’autres. Encore une fois, le ton donné à la narration n’est pas moralisateur ou accusateur. Leah est décrite comme étant en surpoids, toutefois le roman ne porte pas sur sa volonté de perdre ses kilos en trop, qu’elle ne juge, d’ailleurs, à aucun moment comme tels. Elle s’accepte et se trouve belle. De cette façon, Becky Albertalli véhicule un message très fort : l’importance de s’aimer comme on est. Alors oui, certains pourraient trouver que le roman manque de réalisme car Leah ne subit pas forcément de moqueries, n’est pas victime de harcèlement et vit dans un monde tolérant. Mais encore une fois, la volonté de l’auteure est de montrer comment cela devrait se passer et non pas comment cela peut se passer. 

Pour autant, Leah est loin d’être appréciée par tous ses camarades. Et c’est en ça que Becky Albertalli a fait fort. Bien sûr qu’on ne peut pas aimer ou s’entendre avec tout le monde, toutefois la couleur de peau, l’orientation sexuelle ou le physique ne doivent pas faire partie des critères de sélection.
La protagoniste principale n’est pas exempte de défauts. Celle qui est toujours sarcastique, souvent blessante et parfois maladroite, s’est entourée de personnes qui l’aiment pour ses qualités et font abstraction de ses mauvais côtés. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Leah ne manque pas de caractère et lorsque quelque chose ne lui plaît pas, elle le dit. Ces nombreuses divergences d’opinions finissent par créer des étincelles et à la veille du départ pour l’université, le groupe jusqu’à présent soudé se déchire. 
Avec toute cette pagaille, Leah se retrouve au milieu de tensions qu’elle aurait préféré éviter. Risque de spoiler (surligner pour révéler) : Sans parler des sentiments qu’elle commence à développer pour une fille qui, comme tous les autres, ignore tout de sa bisexualité

En somme, Leah à contretemps est un roman rempli de fraîcheur, d’ondes positives et de messages d’espoir. Je le recommanderais avec plaisir à tous ceux qui traversent une période difficile qui aimeraient se changer les idées ou encore aux amoureux des histoires qui vous mettent de bonne humeur, vous collent un sourire aux lèvres et vous font voir le verre à moitié plein ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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