THE FAIM : Un groupe qui fait parler !

25/07/2018

 

     Nous avons découvert ce groupe comme bien d’autres en surfant sur ce cher YouTube, découvreur de talents, grâce aux suggestions alternatives et nous avons, par la suite, eu le plaisir de les voir en live sur la Rock Sound Stage du Slam Dunk Festival à Hatfield, Hertfordshire, UK, le 27 mai dernier. Un festival outre-manche qui nous en a mis plein les yeux, accompagné d’une telle performance, si un mot résume notre découverte de The Faim c’est « Conquis ». Nous avons été conquis par leur prestation ! 

                 

      Un petit retour en arrière s’impose ? Qui sont-ils ?

      The Faim est un groupe australien fondé en novembre 2014 à Perth, Australie. Il se compose de Josh Ravens (chant), Michael J. Bono (guitare), Stephen Beerkens (basse/clavier) et Sean Tighe (batterie). Le groupe propose des sonorités Pop Alternative entraînantes et déborde d’énergie, si bien qu’avec seulement trois chansons enregistrées à leur actif, ils signent avec BMG Music et que le pionnier de la production hollywoodienne, John Feldmann (Black Veil Brides, Blink 182, The Used, All Time Low, …) s’est laissé intriguer en écoutant leur démo et les a personnellement invités à Los Angeles pour enregistrer leur premier album ! Si ça, ce n’est pas un début en fanfare ! 

       Certes, mais nous avons voulu en savoir un peu plus ! Si nous avions eu l’occasion de rencontrer Michael et Stephen à Hatfield, tout à fait par hasard dans la Merch Tent, nous n’avions pas pu leur poser nombre de questions, c’est donc du côté britannique que nous piochons pour vous apporter quelques réponses : 

 Voici l’Interview de Michael et Stephen pour bringthenoiseuk.com

      Nous avons entendu dire que Perth est la ville la plus isolée du monde alors comment un groupe comme vous se sépare-t-il d’un endroit comme celui-là?  Et avez-vous des conseils pour d’autres groupes qui seraient dans une situation similaire ?

     Et bien, l’argent est toujours un problème au départ, quand on veut faire des tournées. Nous avons contacté beaucoup de nos fans via les réseaux sociaux, nous avons fait des reprises de nos groupes préférés et que les gens « aimaient », nous nous sommes créé une communauté. Nous pensons que c’est le meilleur moyen de se faire connaître partout dans le monde, lorsque vous n’êtes pas encore signé. Nous faisons une tournée depuis dix semaines maintenant, je suppose que c’est une autre façon d’afficher notre nom partout, mais c’est très difficile de démarrer, surtout ces jours-ci – vous savez, en 2018 – vous devez vous servir des médias sociaux et faire tout ce qui est en votre pouvoir pour vous faire connaître. 

     Le groupe est très actif, que ce soit sur Twitter ou Instagram, ils s’efforcent d’être au plus près de leurs fans ! 

 

       Quelles sont les grosses différences entre l’Europe-UK et l’Australie, alors ? 

      A vrai dire, vous pouvez conduire jusqu’à la prochaine ville ! En Australie, si vous voulez conduire, prenons par exemple de Perth à Melbourne, laissez-vous une bonne semaine pour arriver ! Une semaine ! 

      Quelques trajets sont longs, bien sûr. Hier, nous sommes partis d’Allemagne où nous avons petit-déjeuné, pour passer en France où nous avons déjeuné et arriver en Angleterre pour dîner. On a fait 17h de route pour effectuer notre dernier show en date, ici. Ce n’est pas grand chose en comparaison, mais la foule rencontrée en Europe et au Royaume-Uni est incroyable ! Ce sont des amoureux de la musique ! Ils viennent pour découvrir des petits groupes et jettent un œil à nos chansons sur la route, certains ont conduit trois heures pour nous voir ! Enfin, pas juste nous, mais ils arrivent et déclarent : « Hey ! Je ne vous connaissais absolument pas avant ce matin, mais j’ai déjà appris toutes vos chansons » et ils chantent vraiment, en plus ! C’est incroyable. 

       Votre son rappelle beaucoup ceux des années 2000, comme celui de Panic! At the Disco, Fall Out Boy, … Avez-vous grandi en les écoutant ? 

      Absolument, je crois même que ‘Infinity on High’ était MON album ! C’était l’un de mes premiers et nous avons eu l’immense privilège de travailler avec Pete Wentz, en plus. C’était une expérience incroyable ! Pas seulement d’écrire des chansons avec lui, mais juste de s’asseoir et discuter. Il nous a beaucoup parlé de son expérience dans le monde de la musique et ça nous a fait avancer. Il nous a dit:  « Il y a tellement d’artistes dans ce monde, qu’est-ce qui vous rend spécial, les gars ? Pourquoi les gens vous écouteraient, vous ? ».

      C’est compliqué de répondre à ça ! Se pointer avec un son unique qui vous est propre, c’est réellement un challenge et ça nous a pris un sacré moment pour trouver notre son, on a écrit pendant cinq mois d’affilée. Se réveiller, écrire, aller se coucher – Cinq mois d’affilée. C’est très dur, mais je pense qu’on a fini par le trouver. 

 

                

       Vous abordez votre collaboration avec Pete Wentz, comment un groupe fondé à Perth se retrouve-t-il en contact avec lui ? Les réseaux sociaux vous ont aidé dans cette démarche ? 

     Ce qui s’est passé, en fait, c’est que John Feldmann a fait un post instagram un jour en disant « Recherche groupe avec une expérience de tournée » – et nous n’étions absolument pas un groupe avec de l’expérience, nous n’avions même jamais fait une seule tournée – mais il recherchait aussi des groupes qui n’étaient pas signés et on s’est dit: «  Tu sais quoi ? Envoyons juste un email, on ne sait jamais et ça serait le rêve de bosser avec lui. » Puis l’eau a coulé et on a complètement oublié ce moment ! Un mois ou deux après, on a reçu une réponse et le sujet était « Possible collaboration avec John Feldmann ». J’ai littéralement flippé ! J’étais au lit, c’était juste une nouvelle journée qui commençait par jeter un coup d’oeil à mes e-mails et j’étais là : « OH MON DIEU » et pendant une seconde, j’ai cru que c’était une blague. J’ai réveillé Mike et il m’a dit « Mec, c’est probablement du spam, comme si ça allait arriver ! »

     On a quand même cherché à savoir si c’était vrai et ça l’était. Ça l’était ! Et là, on a vraiment flippé ! A l’époque, on était un groupe de Pop-punk, après quelques échanges, il nous a dit « Ecoutez, les gars, je vois du potentiel en vous, mais vous devez faire en sorte de ME donner envie de bosser avec vous », ce que nous avait dit Pete Wentz en somme, ça arrivait un an plus tard, John nous a ajouté « Je dois me dire ‘Wow’, c’est un groupe avec lequel je veux travailler, donc je veux que vous écriviez des chansons jusqu’à ce qu’on y soit ». On s’est enfermé en studio pour tout donner, c’était quand même l’occasion de notre vie, donc on n’avait pas envie de tout foutre en l’air, on le voulait tellement qu’on a repoussé nos limites. On a écrit trente chansons pour John sans avoir de réponse, il nous poussait dans nos retranchements, c’était un beau jeu d’esprit ! Il nous faisait bosser par nous-mêmes, il nous a construits tels que nous sommes aujourd’hui, nous donnant quelques indices et conseils, mais il nous a laissé faire et c’était ce qu’il fallait pour qu’on se trouve. Ce n’est qu’en avril 2017 qu’on est finalement allé en studio avec John Feldmann. On a donné une âme à ces chansons, puis on les a chantées devant vous  et maintenant, on en discute. 

      C’est allé assez vite pour vous, finalement ! 

     Etape par étape, mais oui ! 

     Vous avez vu la foule grandir, grandir et grandir encore, comment vous vous sentez ? Quelle est la réponse générale des fans, aussi bien à la maison qu’ici ? 

     Ça grandit, ça grandit vraiment bien ! Nous allons systématiquement au point merch après chaque show, on rencontre des gens, on parle à tout le monde, à chaque personne qui vient nous voir, c’est quelque chose de vraiment important pour nous, car nous avons besoin de cette connexion avec nos fans, avec ces gens qui nous encouragent. C’est un lien fort, car les gens prennent du temps et font l’effort de nous écouter. Certains font six heures pour venir nous voir, quelques personnes ont pris l’avion pour venir en Allemagne, juste pour nous voir jouer ! On ne prend pas ça à la légère, nous apprécions réellement ce que nos fans font et ça ne fait que dix semaines que nous tournons ! De voir qu’à la base, personne ne nous connaissait et maintenant, ces gens chantent nos chansons en retour et se regroupent autour d’un mouvement fort, c’est un sentiment incroyable. 

 

     C’est impressionnant, vraiment. Une dernière question, vous vous voyez où dans cinq ans ? 

     Je me vois dans un endroit que je ne peux même pas imaginer maintenant, comme dans certains endroits que je ne sais même pas encore prononcer. Je veux être n’importe où et simplement jouer ces chansons. Si nous sommes toujours sur scène dans cinq ans, c’est super ! C’est notre but ! Ça n’a pas d’importance le nombre de personnes pour lesquelles nous jouons, si nous le faisons en l’honneur de tous nos fans, partout dans le monde durant cinq ans, ça me va très bien ! Car ça veut dire que j’aurai passé cinq ans à faire ce que j’aime. 

                 

      Et nous les aimons énormément pour cela ! 

      Nous vous livrons une petite exclusivité de notre cru, tout de même. Durant les dix petites minutes que nous avons passées avec Michael à Hatfield, nous lui avons demandé, nous français, pourquoi avoir choisi ‘The Faim’ comme nom de scène. « Faim » n’ayant absolument aucun sens en anglais, il s’agit bien de notre terme français, relatif à la faim. Ces garçons ont une faim de loup, une volonté d’aller chercher ce qui est hors de leur portée et on adhère ! 

     Le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, nos quatre garçons entament une tournée européenne cet automne en première partie d’Against The Current ! 

     Nous en parlions avec eux à Hatfield, nous en rêvions depuis des mois et les voilà avec une date parisienne ! 

Octobre 
Tue 2nd – ANTWERP, BE – Trix Club
Wed 3rd – AMSTERDAM, NL – Melkweg
Fri 5th – COLOGNE, DE – Kantine
Sat 6th – BERLIN, DE – Gretchen
Sun 7th – HAMBURG, DE – Uebel & Gefaehrlich
Tue 9th – MUNICH, DE – Ampere
Wed 10th – FRANKFURT, DE – Batschkapp
Thu 11th – PARIS, FR – Yoyo
 
Vous laisserez-vous tenter par ce quatuor tout en promesses ?
Que pensez-vous de leurs clips vidéos ?
 

Ils sont assurément à voir en live ! 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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