La première fois que j'ai été deux - Un très beau premier roman

04/08/2018

Titre : La première fois que j'ai été deux

Auteur : Bertrand Jullien-Nogarède

Editions : Flammarion

Prix : 14,00 €

Parution : 6 juin 2018

Nombre de pages : 350 pages

Genre : Tranche de vie, YA

Résumé : Le scooter de Tom nous emporta loin du monde. Mes bras entouraient sa taille et je laissai ma tête reposer doucement sur son épaule. Je ne crois pas avoir été plus heureuse qu'à cet instant. Juste une fille comme les autres. Il avait suffi qu'un anglais à cravate surgisse de nulle part pour que mes pieds ne touchent plus le macadam. J'étais vraiment folle amoureuse ...

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Quand on se lance dans une romance Young Adult, il y a, à mon sens, toujours un risque de tomber dans une histoire un peu fleur bleue, un peu mièvre, voire un peu trop facile.

C’était un peu ma crainte en me lançant dans La première fois que j’ai été deux, d’autant que je ne connaissais pas du tout l’auteur. Je me suis laissée tenter pour découvrir une nouvelle plume et j’avoue ne pas avoir été déçue du tout !

Tout d’abord, un grand merci aux éditions Flammarion qui ont eu la gentillesse non seulement de m’envoyer cet ouvrage à lire, mais en plus de m’envoyer une version « enrichie » de l’ouvrage qui contenait des tas de petits souvenirs des personnages : tickets de train, billets de concert, … Ce qui a vraiment contribué pour moi à rentrer encore plus dans l’histoire. N’ayant jusque-là jamais lu de « livre enrichi », j’ai vraiment beaucoup beaucoup apprécié ce concept !

Et alors, ça donne quoi ?

J’ai tout de suite accroché avec le ton de Karen, la narratrice, qui est une jeune fille en peu en marge de sa génération. Bien loin d’enchaîner les petites histoires plus ou moins insignifiantes, Karen attend de rencontrer enfin le garçon qui en vaudra le coup.

Je suis passée par toute une palette d’émotions dans ce roman, qui m’a beaucoup rappelé des souvenirs personnels. Sans être tombée amoureuse d’un jeune british pendant mes années lycée, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que Karen avait quasiment le même âge que moi, et peut-être aussi un caractère assez similaire. L’un dans l’autre, je me suis vraiment investie dans le personnage de Karen, peut-être plus encore que si j’avais lu ce roman alors que moi-même j’étais encore au lycée. Il était pour moi emprunt d’une certaine mélancolie que j’ai beaucoup appréciée.

Le roman aborde avec une grande justesse le thème de la relation à distance (notamment pour des lycéens). Là encore, les réflexions de Karen m’ont beaucoup touché car j’ai retrouvé dans ses remarques des conclusions auxquelles j’étais moi aussi arrivée, il y a de cela quelques années. J’ai trouvé très réussi l’alternance des états par lesquels passait Karen : vivre les retrouvailles à deux cents pour-cents, les séparations déchirantes, l’attente entre deux moments passés ensemble, les heures passées à rêver que l’on retrouve l’autre, … Bref, j’ai été très touchée par la manière dont l’auteur a su retranscrire ces aspects de l’histoire.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé Karen qui est à la fois assez mordante tout en essayant de rester très raisonnable tout au long du roman. Mais mon véritable coup de cœur est son ami Jonathan, un véritable puits de science, un ami sincère et surtout un amoureux qui est bien décidé à ne pas se laisser avoir !

Mention spéciale aussi pour la maison de Karen, ancien presbytère transformé en maison de famille et rempli de livres du sol au plafond.

En fait, en rédigeant cette chronique je me dis que l’auteur et moi-même devons certainement avoir des tas de choses en commun parce que beaucoup de détails de l’ouvrage ont fait tilt pour moi !

En bref, ce roman que je pensais léger et sans prise de tête a été bien plus pour moi que ce à quoi je m’attendais et je suis vraiment contente d’avoir découvert cet auteur, dont j’ai vraiment hâte de lire plus de romans !

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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