Troye Sivan : Bloom

30/08/2018

      Avec son deuxième album, la pop star de Perth, en Australie, casse tous les codes pour partager une déclaration, délicieuse et optimiste, qui nous emporte aussi vite qu’une dose de dopamine !

Né le 5 juin 1995 à Johannesburg, en Afrique du Sud, Troye grandit essentiellement à Perth, en Australie. Il est notamment connu pour avoir joué le rôle de Wolverine enfant, dans le film X-Men OriginsWolverine. Il se fait connaître en 2014 dans le milieu de la musique grâce à la sortie de son EP : TRXYE.

X-Men Origin – Wolverine / 2009 / Gavin Hood.

     Blue Neighbourhood, son premier album, est sorti le 4 décembre 2015, nous offrant un triptyque vidéo alliant trois de ses chansons : Wild / Fools / Take Me Down, dans une histoire qui nous enchante et nous émeut. 

     Il revient aujourd’hui avec Bloom, son deuxième album, dont deux chansons sont déjà disponibles :Bloom’ et ‘Animal’ en plus de l’iconique My, My, My

On vous en parle un peu plus en détail !

     Troye Sivan a eu une confiance discrète envers son premier album, passé bien difficilement entre le doux aveuglement de sa banlieue endormie de Perth, en Australie. Le nom de celui-ci – Blue Neigbourhood – provient d’ailleurs de l’engourdissement qui pèse sur cette ville, d’autant plus quand vous êtes un jeune artiste, gay, en quête de reconnaissance.

« Je suis fatigué de cet endroit / J’espère que les gens changent » a-t-il chanté sur ‘Fools’.

 

    Avec ‘Bloom’, une toute nouvelle optique se profile !

    Une grande partie de cette angoisse est laissée derrière ! A la place, Troye s’essaie à des rendez-vous provenant de l’application Grindr dans Seventeen’ et présente des excuses douces pour ses actions passées dans ‘The Good Side’. 

A la fin de ‘Animal’, il murmure même « Je suis un animal avec toi » sur un son détonnant qui ressemble à une mixtape démodée… Peu importe le sujet, Sivan parvient à casser les codes et à ajouter une sorte d’honnêteté et une tendresse qui s’étend à chaque piste de l’album.

      Alors que Blue Neibourghood s’oriente vers une rupture difficile, son successeur explore la luxure, le désir et l’envie. Sivan en joue beaucoup et n’hésite pas à faire passer clandestinement des métaphores sexuelles et des images suggestives dans un cadre pop détonnant – Bloom agit comme un véritable cheval de Troie derrière les barricades de la sexualité, cimentée par le cliché.

     Il y aurait beaucoup à dire, en conséquence, à la quantité de Dopamine que contient cet album, imprégnant chaque centimètre carré de ce disque !

     Troye Sivan, comme bien des artistes de la communauté gay, se retrouve avec des étiquettes bien trop souvent copiées/collées, la plus commune étant de qualifier ses titres de « Sans surprise, redondants ». Or, il est indéniablement impossible d’attribuer ces qualificatifs à Troye Sivan !

 

     Si les clichés sont de rigueur, Troye les habille et les utilise de telle sorte qu’ils en ressort une explosion de couleurs et de saveurs – ce qui s’applique à merveille à Bloom !

     Si une idée globale était à dégager de cet album, c’est que le temps des excuses est révolu ! Il est temps de saisir le bonheur à pleines mains, à l’instar de l’artiste. 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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