La nouvelle BD de Bastien Vivès accusée de pédopornographie

23/09/2018

Depuis quelques jours, Internet s’agite autour de la nouvelle bande dessinée de Bastien Vivès, Petit Paul. Publiée à la rentrée dans la collection confidentielle Porn’Pop chez Glénat, la BD met en scène les aventures de Paul, un garçon de dix ans doté d’un sexe démesuré.

 

Résumé : Petit Paul vit à la campagne avec son père et sa sœur Magalie. Et il est ce qu’on pourrait appeler un enfant précoce. Bien qu’il ne soit pas encore en âge de penser à la chose, le voici doté d’un formidable attribut difficile à dissimuler et qui déclenche chez les chastes femmes de son entourage les plus violentes des pulsions. A la ferme familiale, chez ses amis, ou en classe, notre pauvre petit paysan se retrouve ainsi propulsé, bien malgré lui, dans des situations aussi lubriques qu’absurdes et embarrassantes…

 

 

 

Face à cette thématique délicate, les lecteurs s’insurgent et lancent une pétition sur le site Change.org pour dénoncer cette publication jugée pédopornographique. Ils s’appuient pour cela sur l’article 227-23 du code pénal indiquant que :

« Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d’enregistrer ou de transmettre l’image ou la représentation d’un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »

Une dénonciation à laquelle répond l’éditeur qui a pris le parti de relancer la BD pornographique, proposant ainsi des titres décalés et humoristiques.

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Une publication qui, d’après son auteur, n’avait pourtant aucune visée pédopornographique, mais cherchait à déranger le lecteur. Si l’on se réfère à l’interview de Bastien Vivès accordée au Huffington Post, le pari semble réussi.

Chroniqueuse littéraire, je suis tombée dans la marmite de livres étant petite. Libraire dans l’âme, attachée de presse dans la vraie vie, je m’attache à transmettre le grand secret de la vie éternelle : la lecture (et la pierre philosophale pour les plus chanceux) !
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2 Comments

  1. Bastien Vivès s'est fait une carrière en produisant des bandes dessinées à caractère essentiellement transgressif. Avec «Petit Paul», on dirait qu’il a finalement fait un livre si scandaleux que presque tout le monde est en état de choc et d’indignation…

    ...sauf pour moi.

    J'admettrai, d'après des extraits que j'ai vus, que la réaction est très compréhensible. Cependant, contrairement à la plupart, je peux distinguer la différence entre le fantasme absurde et la dure réalité (une nécessité pour l'humour noir).

    Et je doute vraiment que des enfants aient été maltraités pendant la production de la bande dessinée. Vivès est-il un pervers? Mais bien sûr! Un pédophile? Je ne crois pas ... (je crois en ses fantasmes, ce n'est pas Paul qu'il convoite, mais les femmes de son entourage ...)

    Si un certain nombre de libraires refusent de stocker ce titre, ça va. Plus de pouvoir pour eux. Mais l'interdire carrément? Non, parce que la censure n'est jamais la réponse ...

    Désolé pour une réponse si longue, mais je devais exprimer mon opinion sur ce sujet brûlant pendant que je parlais. Merci d'avoir posté.

  2. En fait, le problème, ça n'est pas "Petit Paul". C'est juste que ça explose enfin sur cette BD mais cela fait bien longtemps que dans ses livres et surtout ses interviews, Vivès dit son excitation, son intérêt et ses envies pour l'inceste ou la pédophilie. Alors, certes, en France, la pédophilie mondaine a ses chantres mais on n'est pas obligé de se réjouir au nom d'une prétendue envie de "déranger" que cela touche la BD; de nombreux journalistes ont servi la soupe à Vivès alors qu'ils n'auraient pas supporté des éjaculations faciales sur gamines de 8 ans par leur père si cela avait été dessiné par quelqu'un d'autre.
    On aurait pu entendre cette envie de "déranger" si cela avait été varié, mais quand le gars revient encore, encore et encore sur des corps de gosses, des petites filles qui astiquent leur père etc, peu importe le livre ou l'éditeur, il y a UN PEU PLUS qu'un envie de jouer les briseurs de censure. Lui-même se dit peu courageux, n'ayant pas envie de faire bouger des lignes, ne racontant que des histoires de vie etc mais déranger tout le temps sur des gosses qui baisent, ça serait son cheval de bataille en termes de liberté? Pitié, à d'autres.

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