Les filles au lion - Un voyage singulier...

08/09/2018

Titre : Les filles au lion

Auteur : Jessie Burton

Editions : Folio

Prix : 8,90 €

Parution : 7 juin 2018

Nombre de pages : 528 pages

Genre : Contemporain

Résumé : Londres, 1967. Arrivée des Caraïbes cinq ans plus tôt, Odelle Bastien se rêve écrivain mais peine à trouver ses marques. Sa vie bascule quand elle décroche un poste de dactylo dans une galerie d’art et rencontre la charismatique Marjorie Quick, qui lui redonne confiance. Puis arrive un jour un tableau représentant deux femmes et un lion, qui semble profondément troubler Marjorie. Intriguée, Odelle décide de percer l’énigme de cette toile.
Andalousie, 1936. La jeune Olive Schloss, fille d’un marchand d’art en exil, aspire à devenir peintre mais sa famille s’y oppose. Un artiste révolutionnaire, Isaac Robles, se présente un jour avec sa sœur dans leur propriété. Petit à petit, ils s’insinuent dans la famille Schloss et proposent à Olive un marché dont les terribles conséquences résonneront dans les décennies suivantes…

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Après avoir lu et beaucoup apprécié Miniaturiste de la même auteure l’année dernière, j’étais plutôt impatient de découvrir son nouveau roman. La thématique de celui-ci semblait assez différente du précédent et pourtant, le résumé m’a laissé l’impression que j’allais retrouver l’univers singulier de Jessie Burton. Une impression qui s’est confirmée dès les premières pages avec une histoire mystérieuse, pleine de lyrisme et de poésie. Un moment de lecture des plus agréables pour lequel je remercie les éditions Folio !
Mention spéciale pour le tote bag qui accompagnait le colis et dont je me sers régulièrement ! 

Tout comme dans Miniaturiste, le contexte historique occupe une place importante dans le récit car c’est autour de lui que se construit véritablement l’intrigue. Tantôt en 1967 à Londres, tantôt en 1936 en Andalousie, le lecteur découvre au fil des pages deux destins intimement liés. 
Odelle Bastien, qui essaye de trouver sa place dans un pays en pleine reconstruction où le racisme est un fléau contre lequel elle lutte au quotidien. 
Olive Schloss, dont la passion pour la peinture (mal vue par sa famille) la pousse à accepter un marché aux conséquences désastreuses…

L’alternance des époques (et donc des points de vue) crée un rythme indéniable qui, associé aux chapitres courts, fait de ce roman un véritable page turner. D’ailleurs, le style fluide de Jessie Burton est tout aussi efficace que poétique. Sa façon d’utiliser les mots permet d’instaurer une ambiance mystérieuse, remplie de non-dits, dont la tension monte crescendo tel un orage d’été sur le point d’éclater.

Les filles au lion est ce genre de romans où un objet inanimé (un peu comme le manoir dans Rebecca de Daphne du Maurier) est personnifié au point de devenir un personnage à part entière. En l’occurence, il s’agit du fameux tableau omniprésent tout au long de la narration qui fait le lien entre les deux époques. 
L’art est d’ailleurs une thématique centrale car au-delà de la peinture, l’écriture est également un sujet fort abordé dans un cadre spécifique : celui d’une jeune écrivaine qui, en plus d’être une femme, est noire. Il y a donc toute une réflexion sur la condition féminine à une époque où le patriarcat est à son apogée. 

Pour une raison que j’ignore, je n’ai, encore une fois, pas eu le coup de coeur pour cette histoire que j’ai pourtant adorée. Peut-être parce que celle-ci sort de ma zone de confort et que je n’ai pas spécialement réussi à m’attacher aux protagonistes…
Je vous recommande néanmoins ce roman si vous avez lu et aimé Miniaturiste et que, par conséquent, vous souhaitez retrouver la plume de Jessie Burton ou si, au contraire, vous êtes curieux de la découvrir. Dans un cas comme dans l’autre, vous allez certainement passer un très bon moment qui vous fera voyager dans l’espace et le temps !

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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