Orange Is The New Black, saison 6 : déception (spoilers)

01/09/2018

Titre : Orange Is The New Black

Créée par : Jenji Kohan

Avec : Taylor Schilling, Kate Mulgrew, Natasha Lyonne, Danielle Brooks, Taryn Manning, Uzo Aduba, Nick Sandow, Laura Prepon, Adrienne C. Moore, Yael Stone, Selenis Leyva, ...

Format : 60 minutes

Diffusion : Netflix

Genre : Comédie, Drame

Résumé : Entre les murs de la prison pour femmes de Litchfield, la vie n’est pas rose tous les jours. Rattrapées par le passé, des détenues venues d’horizons divers cohabitent dans cette société en vase clos. Si coups bas et tensions sont monnaie courante, l’amour, la solidarité mais surtout l’humour subsistent dans le quotidien des inoubliables prisonnières.

Je l’avais prédit dans ma critique sur la saison 5 d’Orange Is The New Black l’année dernière : cette saison-là avait été trop réussie pour que la suivante soit à la hauteur. En effet, l’année dernière, il y a eu une énorme évolution. On a atteint un niveau impressionnant et cette saison 5 nous avait bouleversé.e.s. Difficile de faire mieux ou ne serait-ce même qu’aussi bien. La saison 6 n’est pas ratée. Mais elle est décevante à bien des égards. 

Déjà, dès le début, la série fait dans les longueurs. Elle traîne dans une mise en scène censée nous rappeler les événements de la saison passée et surtout, nous informer où en sont les détenues à cet instant. Et quelle déception de ne voir finalement aucune évolution. Il n’y a ni justice pour le meurtre de Poussey, ni justice pour Tasha / Taystee, accusée à tort du meurtre de Piscatella, ou pour Red, qui va devoir prendre à elle seule la responsabilité de la révolte… De plus, les détenues seront toujours malmenées par les gardiens, et à la fin vient s’ajouter un nouveau gros problème ancré dans l’actualité : la déportation des latinos.

Personnellement, je commence à en avoir assez de ces séries qui, sous couvert de réalisme, ne rendent aucune justice à leurs personnages. Je pense à 13 Reasons Why également. Certes, dans la réalité, il est fort probable que justice ne sera pas faite. Mais si on regardait des séries pour voir un miroir de notre société, ça se saurait. En tout cas, en ce qui me concerne, je regarde les séries, certes pour voir un reflet de la réalité, mais pas non plus pour être aussi frustrée que dans la vie. J’aurais aimé qu’au moins une intrigue se termine bien. Et ne me parlez pas du mariage de Piper et d’Alex. Je parle d’une vraie intrigue. Avec tout ce que j’ai énuméré plus haut, il y avait bien moyen d’en sélectionner au moins une et de se dire « on va au moins faire terminer ça bien, histoire que les gens ne perdent pas complètement espoir en la justice ».

Prenons l’exemple de The Handmaid’s Tale, une série encore plus puissante mais aussi encore plus réaliste et cruelle que Orange Is The New Black. Attention, ne lire la suite de ce paragraphe qu’en étant à jour dans cette série. On suit un réel combat contre une dictature patriarcale. Et si au final June est toujours coincée à Gilead à l’issue de la saison 2, tout au long de la série, certaines intrigues nous ont réchauffé le cœur, ont fait du bien à voir et nous ont donné un peu d’espoir. Je pense à Moira (justement jouée par Samira Washington qui interprétait Poussey ici) qui a fui au Canada, à Emily qui ne va pas tarder à y arriver avec la « nouvelle-née » de June et même à tous ces moments où June s’est rebellée et a craché sa haine à la figure des Waterford. On ne ressent malheureusement pas ça lors du visionnage de la dernière saison de Orange Is The New Black

Seules Uzo Aduba (Susan) et Danielle Brooks (Taystee / Tasha) tirent un peu leur épingle du jeu mais la vérité, c’est que cette saison reste décevante. Elle n’est pas aussi palpitante que la dernière. Elle essaie de choquer autant sans y arriver et on retourne dans les histoires de clans, de drogue et de sexe des premières saisons. Daya a été une déception immense. Elle était l’un des meilleurs personnages de la série avec une histoire intéressante. Finalement, elle aussi finit par devenir un cliché de détenue (droguée et lesbienne) et le problème, c’est que ça ne lui va pas du tout. Quant à Piper, elle est d’une lourdeur monstre. D’ailleurs, Netflix a même lancé le « drinking game », boire à chaque fois que Piper demande « où est Alex ». Personnellement, je n’ai jamais aimé son personnage et je me réjouis des rumeurs qui l’annoncent absente du casting de la saison 7. Nous pourrons enfin voir le personnage d’Alex se développer en dehors du prisme du couple qu’elle formait avec Piper, et c’est tant mieux car Alex est l’un des personnages les plus réussis de la série et Laura Prepon, qui l’interprète, est un bijou d’actrice. 

Au final, si j’ai quand même mis 3 étoiles à cette saison, c’est parce qu’elle se regarde. D’ailleurs, je serai au rendez-vous lors de la septième, et possiblement dernière, saison. Il y a quand même de bonnes intrigues, notamment cette guerre entre les sœurs Barb et Carole. Le flash-back dans les années 80 avec le meurtre cruel et choquant de leur petite sœur est probablement le meilleur élément de cette saison. Cependant, ça ne suffit pas à rattraper le reste et surtout, à remplacer certains personnages phares de la série qui manquent cruellement comme Big Boo, ou encore et surtout Maritza. 

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser cet art en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et à la photographie. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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