Arkane #2 - La Résurrection

06/10/2018

Titre : Arkane #2 - La Résurrection

Auteur : Pierre Bordage

Editions : Bragelonne

Prix : 25,00 €

Parution : 12 septembre 2018

Nombre de pages : 475 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Après le massacre de son clan, Oziel, fille de la maison du Drac, a réussi à fuir dans les bas-fonds de la cité labyrinthique d’Arkane.
Là, elle va se mettre en quête de son frère aîné et organiser leur vengeance...
De leur côté, Renn, l’apprenti-enchanteur de pierre, et Orik, guerrier venu d’une lointaine contrée, arrivent en vue de la grande cité porteurs d’une bien sinistre nouvelle : l’arrivée imminente de l’invincible armée d’invasion qui a déjà anéanti le royaume d’Orik !

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Rappelez-vous, il y a quelques temps je vous parlais du premier tome de la série fantasy Arkane : La Désolation. Enfin, quand je dis « il y a quelques temps » c’était quand même il y a un moment ! Il me semble que j’avais lu ce premier tome à sa sortie, en février 2017. A l’époque, j’étais ravie d’apprendre que le second tome sortirait dès l’automne, parce que j’ai toujours un peu de mal à trop patienter entre les tomes d’une même saga. De toute évidence, il y a eu quelques embûches sur le chemin pour l’auteur et pour l’éditeur et ce nouvel opus arrive avec une petite année de retard. Et moi qui avais beaucoup apprécié le début de la saga, je peux vous dire que j’étais vraiment vraiment très impatiente !

Comme pour le premier volume, l’ouvrage est vraiment très beau. La couverture est dans le même esprit que celle du précédent roman, tout aussi belle et tout aussi intrigante. Comme pour le premier tome, on a aussi affaire à un hardback avec une jaquette. Quand on enlève celle-ci on se retrouve avec un livre effet un peu « à l’ancienne » avec le titre en argenté au dos du livre – il me semble que sur le précédent c’était en doré.

Maintenant concernant le roman en lui-même ; que donne ce second tome ?

Je vous l’ai déjà dit au détour de mes chroniques, mais j’ai toujours du mal à chroniquer une suite sans trop en dire ! Je vais donc surtout vous parler de mon ressenti et essayer d’évoquer les points qui m’ont plu et moins plu sans toutefois trop évoquer l’intrigue.

Tout d’abord, contrairement à d’autres saga, il n’y a pas de temps qui s’est écoulé dans le roman entre les tomes un et deux. À la fin du premier roman, on voyait l’un des personnages basculer dans une nouvelle vie complètement différente de ce qu’il avait connu jusque-là et l’ouvrage s’achevait ainsi – ce qui m’avait d’ailleurs beaucoup frustrée, c’était pour moi un tout nouveau type de cliffhanger. Si ce nouveau tome ne s’ouvre pas directement sur le point de vue de ce personnage-ci, on le retrouve au bout de quelques chapitres à peine, et tout est fait pour que les deux romans s’enchaînent de manière très fluide.

Et pourtant, cet aspect m’a posé quelques soucis à titre personnel. L’avantage de ce genre de suite, c’est qu’elle est très agréable dès lors que le lecteur peut réellement lire les deux romans à la suite ou à peu de temps d’intervalle. Même si finalement un an et demi entre deux tomes d’une intrigue ce n’est pas si long (soyons francs, on a beaucoup plus attendu entre certains tomes de Harry Potter), je crois que j’aurais aimé que l’auteur refasse de temps en temps des petits points sur ce que l’on savait déjà en tant que lecteur. Personnellement, j’ai eu un peu de mal à me rappeler certains aspects de l’histoire. Évidemment, je me souvenais de l’histoire de nos trois personnages principaux, de ce qui leur était arrivé à peu près au cours du premier roman. Mais par exemple, je sais que les titres des deux romans, Désolation et Résurrection, sont dans le monde d’Arkane deux ordres religieux qui s’opposent et qu’on en apprend plus à leur sujet vers la fin du premier tome. Par contre, j’avais complètement oublié ce qu’on apprenait. Et sans surprise, l’opposition de ces deux mouvements religieux va avoir une certaine importance dans ce second tome.

Cet aspect m’a un peu posé problème parce que je passais mon temps à essayer de me souvenir de ce que j’avais déjà lu, voire à faire des pauses pour relire des passages du premier tome. Il y a eu quelques points du roman qui m’ont posé problème dans cette même veine et notamment le rôle des pétrocles. Je ne vous dirai pas de quoi il s’agit, mais ces personnages prennent de plus en plus d’importance au fil du roman et ont certains pouvoirs qui sont plutôt essentiels à l’avancée de l’intrigue. Pourtant, j’étais incapable de me rappeler si on les avait déjà vus dans le premier tome (même si j’imagine que oui) et si leurs pouvoirs avaient été expliqués (même si là aussi, je pense que ça a dû être le cas).

Bref, ce côté un peu embrouillé de ma mémoire m’a un peu empêché de rentrer dans le roman aussi vite que je l’aurais souhaité et j’ai mis environ une centaine de pages avant d’être vraiment happée par l’intrigue, comme je l’avais été par le premier tome. Après, je ne sais pas si le problème vient de ma mémoire défaillante (probable), du laps de temps entre la publication des deux tomes (possible) ou de l’écriture même du roman (beaucoup moins probable). Mais je persiste à croire qu’on profitera plus de la saga en lisant les deux tomes à la suite.

Pour ce qui est du reste du roman, j’ai retrouvé avec grand plaisir les introductions des chapitres que j’avais déjà beaucoup appréciées la première fois et où l’auteur partage avec nous un extrait de texte, un proverbe ou une chanson intradiégétique qui va permettre au lecteur de mieux saisir les contours de l’univers. Ce travail autour de la construction du folklore permet, je trouve, de véritablement impliquer le lecteur, de lui proposer un univers riche et vivant et d’éviter les scènes d’exposition cousues de fil blanc.

J’ai aussi beaucoup aimé retrouver nos personnages, loin d’être parfaits, du premier tome – et notamment Noy, mon petit chouchou qui était tellement arrogant, désagréable et mal élevé. Oui, que voulez-vous, j’aime parfois les personnages très irritants (et même plus qu’irritants dans le cas de Noy, puisque ce personnage est tout bonnement un sale type). J’ai beaucoup aimé l’arc narratif autour de lui évidemment, et notamment la manière dont cet arc se termine.
J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à voir Renn approcher peu à peu de la cité d’Arkane et comprendre comment son histoire allait se mêler à celles des autres personnages – qui quant à eux commencent leurs arcs narratifs directement dans la ville d’Arkane.

Petit bémol pour moi, j’ai trouvé un peu rapide la manière dont toutes les autorités se rangeaient systématiquement contre les personnages – sans même qu’il semble y avoir eu de communication entre elles (mais là aussi, peut-être était-ce expliqué dans le premier tome et que je l’ai simplement oublié).

Enfin, l’écriture de Pierre Bordage est toujours aussi fluide, toujours aussi agréable à suivre et malgré les plus de 400 pages du roman, on ne voit pas du tout le temps passer. Sans plus vous en dire, je vous dirai que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’histoire se termine et qui n’est pas celle à laquelle je m’attendais (même si j’avais vu venir certains retournements de situation).

En définitive, Pierre Bordage m’aura conquise une fois de plus ! Je me suis d’ailleurs offert son autre trilogie tournée vers la fantasy (mais plus historique cette fois) pour fêter ça : L’enjomineur. Donc il n’est pas tout à fait impossible que je vous reparle très bientôt de cet auteur !

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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