La Rivière de l'Oubli - Un style trop simple pour une histoire beaucoup trop complexe

05/10/2018

Titre : La Rivière de l'Oubli

Auteur : Cai Jun

Editions : XO Éditions

Prix : 21,90 €

Parution : 13 septembre 2018

Nombre de pages : 484 pages

Genre : Thriller/Fantastique

Résumé : Chine du Nord, juin 1995. Shen Ming, jeune et brillant professeur, est suspecté d'avoir assassiné une lycéenne.
Quelques jours après, il est poignardé près de l'école, dans une usine désaffectée.
Neuf ans plus tard, le mystère s'épaissit. Les présumés meurtriers du professeur sont envoyés, eux aussi, au royaume des morts.
La rumeur se répand alors : et si Shen Ming avait traversé la rivière de l'oubli pour se réincarner et se venger ?

Surnommé "le Stephen King chinois", Cai Jun a 40 ans et vit à Shanghai. Ses romans se sont vendus à plus de 13 millions d'exemplaires.

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Je ne vais pas vous mentir, ce qui m’a attiré dans ce roman, c’est la comparaison entre Cai Jun et Stephen King. En tant que grand admirateur du maître de l’horreur américain, j’étais particulièrement curieux de voir si j’allais également le devenir de son homologue chinois. Et je pense que vous l’avez compris grâce à ma note, la réponse est clairement non. Je remercie néanmoins les éditions XO pour leur envoi.

Ce qui m’a immédiatement frappé et fortement déplu, c’est le style de l’auteur. Une écriture trop simple, presque enfantine, dénuée de nuances et de subtilités. Les phrases s’enchaînaient sans aucune harmonie et manquaient cruellement d’âme : en somme, j’ai trouvé la plume de l’auteur particulièrement froide et désagréable.

Vient ensuite l’histoire en elle-même. Encore une fois, je n’ai pratiquement rien aimé du début à la fin. La première partie (les 60 premières pages) introduit des événements plus rocambolesques les uns que les autres, au point où, dès le départ, je ne croyais pas en ce que je lisais. Sans parler du côté fantastique, même les actions « normales » n’avaient pas de sens. Et alors que je croyais que la suite du roman allait relever le niveau, ça n’a, en réalité, fait qu’empirer. Des rebondissements tirés par les cheveux, une explication tellement complexe que j’ai eu l’impression que l’auteur lui-même s’était perdu et une fin certes originale mais incompréhensible. 

Et enfin, pour conclure, un petit mot sur les personnages. Outre le fait que j’ai eu un peu de mal à comprendre qui était qui malgré la liste des protagonistes fournie au début du roman, je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’entre eux. Ils m’ont tous semblé stéréotypés, avec des caractères linéaires et sans aucune évolution.

Je pense que cette histoire aurait pu avoir du potentiel dans un format différent comme le manga par exemple, car elle aurait gagné en clarté. Quoi qu’il en soit, il me semble que pour pouvoir pleinement apprécier La Rivière de l’Oubli il faut éprouver un minimum d’intérêt pour la culture chinoise, ce qui, visiblement, n’est pas mon cas…

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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