Une maison parmi les arbres - Un récit de vie envoûtant

31/10/2018

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Titre : Une maison parmi les arbres

Auteur : Julia Glass

Editions : Gallmeister

Prix : 24,40 €

Parution : 23 août 2018

Nombre de pages : 459 pages

Genre : Contemporain

Résumé : Le jour où l’auteur vénéré de livres pour enfants Morty Lear meurt accidentellement dans sa maison du Connecticut, il lègue à Tomasina Daulair sa propriété et la gestion de son patrimoine artistique. Au fil des années, Tommy était devenue à la fois son assistante, sa confidente et le témoin de sa routine quotidienne, mais aussi des conséquences émotionnelles de son étrange jeunesse et de sa relation passionnelle avec un amant emporté par le sida. Lorsqu’un célèbre acteur engagé pour incarner Morty à l’écran se présente pour une visite prévue peu de temps avant la mort de l’écrivain, Tommy et lui sont amenés à fouiller le passé de Morty. Tommy s’interroge alors : connaissait-elle vraiment cet homme dont elle a partagé la vie durant plus de quarante ans ? Ce roman compose une fresque délicate sur les blessures de l’enfance qui ne se referment jamais tout à fait. Seule les atténue la plume tendre et subtile de Julia Glass, lauréate du prestigieux National Book Award.

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De temps en temps, j'aime bien me plonger dans un roman contemporain, surtout si celui-ci se déroule dans un pays ou une ville que je ne connais pas. Ce que je préfère vraiment dans la littérature, c'est le fait de pouvoir voyager sans bouger de mon canapé, que ce soit dans des contrées imaginaires ou dans des endroits bien réels. En l’occurrence, j'ai été attiré par la localisation de l'histoire, le Connecticut étant une région des États-Unis que je n'ai pas eu l'occasion de visiter très souvent dans mes lectures. Et même si on est loin ici de mon genre de prédilection, je dois avouer avoir passé un très bon moment à la fois plein de nostalgie et de mystère pour lequel je remercie les éditions Gallmeister.

Une maison parmi les arbres est ce genre de romans doudous qui font l'effet d'une tasse de chocolat chaud qu'on aurait bue emmitouflé dans un plaid bien chaud. Et pourtant, en utilisant le filtre "histoire feel good", Julia Glass n'hésite pas à aborder des thématiques lourdes et pas toujours joyeuses, tel que le deuil. L'enfance occupe également une place prépondérante car à travers les souvenirs laissés par Morty après son décès, Tommy va en apprendre davantage sur sa propre vie au risque de voir des blessures depuis longtemps enfouies refaire surface...

L'écriture particulièrement agréable de Julia Glass est aussi douce que brutale. Bien que les tournures de phrases sont la plupart du temps très simples, une certaine poésie se dégage des mots employés, plongeant immédiatement le lecteur au cœur du récit. Les chapitres sont assez longs, et pour être honnête cela me dérange en règle générale. Mais je pense que ça vient aussi des genres que j'ai l'habitude de lire. Là où dans un thriller j'aime que les choses avancent vite, c'est finalement très plaisant de se poser avec un roman dont l'intrigue met du temps à s'installer. 

Je me suis également beaucoup attaché aux personnages et surtout à Tommy, qui m'a ému par sa fragilité et surpris par sa force. Elle se retrouve seule du jour au lendemain à gérer la paperasse administrative et l'héritage laissé par Morty tout en essayant de décortiquer ses propres sentiments. Tommy est une femme qu'on a immédiatement envie de réconforter ne serait-ce qu'en l'imaginant seule dans cette grande maison perdue au milieu de la forêt. Lorsque Nick fait son apparition, tout ce que Julia pensait savoir sur Morty est remis en question. Elle se retrouve alors dans une position délicate dont la seule personne aurait pu la sortir n'est malheureusement plus là...

En conclusion, même si cette histoire peut sembler assez sombre et mélancolique, l'espoir reste omniprésent au fil des pages. J'étais effectivement loin de ma zone de confort mais il n'empêche que cela m'a permis de découvrir une auteure dont j'espère me procurer le reste de la bibliographie prochainement ! 

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