Anatomie de l'horreur - De quoi Stephen King pourrait-il bien avoir peur ?

07/11/2018

Titre : Anatomie de l'horreur

Auteur : Stephen King

Editions : Albin Michel

Prix : 24,90 €

Parution : 29 août 2018

Nombre de pages : 624 pages

Genre : Essai

Résumé : « Nous nous réfugions dans des terreurs pour de faux afin d'éviter que les vraies nous terrassent, nous gèlent sur place et nous empêchent de mener notre vie quotidienne. » Stephen King

Depuis Carrie jusqu'à Sleeping beauties, Stephen King, l'écrivain à l'imagination débordante et à l'inégalable talent de conteur, a redéfini le genre de l'épouvante et du fantastique. Qui mieux que lui pouvait disséquer la structure, les origines, les influences de ce phénomène qui constitue la matière première de son oeuvre ?

Sur le ton d'une conversation effroyablement drôle et enrichissante, Stephen King nous révèle son monde secret - son enfance, ses premières terreurs, ses idoles... - et dessine les grandes lignes d'un univers fascinant qui fait partie de notre patrimoine, du Projet Blair Witch à L'Exorciste en passant les romans de Ray Bradbury ou de J.G. Ballard.

Un essai culte, couronné par le prix Hugo, le prix Locus et le grand prix de l'Imaginaire, dans une nouvelle édition revue et enrichie de deux préfaces inédites de Stephen King.

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Si vous ne le savez pas, je suis un grand admirateur de Stephen King et de son oeuvre. Je suis loin d’en avoir lu l’intégralité et pourtant, le jour où je me suis plongé dans Shining (mon tout premier de l’auteur), j’ai su que j’allais devenir accro. J’aime tout dans ses histoires : le style, l’ambiance, les personnages, l’intrigue. C’est bien simple, quand on commence un roman de Stephen King, on sait dès les premières pages qu’il est de lui. Néanmoins, bien qu’étant familier avec l’auteur, je ne connaissais pas vraiment l’homme. Grâce aux éditions Albin Michel (que je remercie pour leur envoi), c’est maintenant chose faite. Et alors quelle formidable aventure ! 

Ce que j’aime avec les essais, c’est la possibilité de les découvrir à mon rythme. Rien ne vous empêche de lire un chapitre par-ci, par-là, de reposer le bouquin, puis de le reprendre une semaine plus tard. C’était donc ainsi que j’avais prévu d’aborder Anatomie de l’horreur mais c’était sans compter sur le talent inné de Stephen King d’embarquer le lecteur dans son univers, que ce soit à l’aide d’une fiction ou non. Une fois entamé donc, je n’ai pas réussi à lâcher mon bouquin tant j’étais fasciné par le récit. 

Au fil des pages, on en apprend davantage sur la jeunesse du maître de l’horreur, son enfance, et surtout l’impact que cette dernière a eu sur sa carrière. L’auteur expose ses plus grandes peurs et décrit avec intelligence et subtilité la manière dont il s’en est servi dans ses romans. L’écriture est  ainsi devenue une sorte de thérapie par le biais de laquelle Stephen King a réussi à s’en sortir…

Au-delà de la narration autobiographique, l’auteur analyse également les codes du genre horreur/terreur en proposant une réflexion documentée autour de leur utilisation moderne mais également plus ancienne. Il revient par exemple sur des figures mythiques devenues incontournables telles que le loup-garou ou encore le vampire, et explique comment lui les a utilisées dans ses histoires.

Tous les fans de Stephen King savent qu’il a l’habitude d’écrire sans plan et une fois encore, il n’a pas dérogé à la règle. Il n’y a pas véritablement de structure et ça part un peu dans tous les sens mais l’ensemble demeure fascinant. Je pense que cet essai s’adresse particulièrement aux fans de l’auteur même si un non-initié y trouvera certainement son compte. Il me semble néanmoins que tout lecteur assidu de l’écrivain se doit de posséder ce bijou dans sa bibliothèque ne serait-ce que pour toutes les informations qu’il recèle. En somme, un must have ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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