Arcadia - Une intégrale déstabilisante

01/11/2018

Titre : Arcadia

Auteur : Fabrice Colin

Editions : Bragelonne

Prix : 9,90€

Parution : Septembre 2018

Nombre de pages : 403 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Londres, 1872.
Dans le monde d’Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féerie arthurienne, dans lequel les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable.
Un jour pourtant, d’étranges présages viennent troubler la sérénité de la belle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme… Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris agonisant plongé sous les eaux, quatre jeunes gens férus d’art victorien entendent le même appel, et s’apprêtent à déchirer le voile qui sépare les deux mondes.

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Cela fait plusieurs mois déjà que j’ai envie de découvrir la plume de Fabrice Colin. Je lis beaucoup de littérature jeunesse et sa série de romans Wonderpark a l’air complètement faite pour moi. Cerise sur le gâteau, on n’arrête pas de me conseiller cet auteur autour de moi. Forcément, quand j’ai vu qu’il écrivait aussi pour les adultes, j’ai vu de nouveaux horizons s’ouvrir à moi et, évidemment, quand j’ai découvert qu’il était publié dans la collection « Steampunk » que j’affectionne beaucoup chez Bragelonne, j’ai abandonné la lutte : il fallait que j’en apprenne plus.

J’ai donc jeté mon dévolu sur l’intégrale d’Arcadia sortie à la rentrée littéraire dans une jolie édition de poche avec les coins arrondis – je me demande parfois si les autres gens ont les mêmes névroses que moi, mais donnez-moi un livre avec les coins arrondis et je suis comme un acarien à la fête de la moquette.

Tout d’abord, quelques mots sur le format du livre, parce que je sais que parfois le terme « intégrale » fait peur. Ici, il s’agit d’une compilation des deux romans qui composent l’intégrale, pourtant l’ensemble reste vraiment plutôt court. On est loin – très loin – des intégrales du Trône de Fer qui font un bon millier de pages, puisqu’Arcadia fait tout juste 400 pages en version poche. Il s’agit donc du rassemblement de deux romans assez courts au départ. En somme, n’ayez pas peur, l’intégrale fait la taille d’un roman poche de taille moyenne, ni plus, ni moins.

Pour ce qui est du contenu, c’est plus difficile pour moi d’en parler et pourtant, je tiens absolument à expliciter la note que j’ai donnée à ce livre.

J’ai tendance à aimer les littératures « compliquées », qui obligent le lecteur à se creuser un peu la tête et qui sont assez exigeantes soit en terme de contenu, soit en terme d’écriture. J’ai donc tendance à me réjouir quand je vois que le début d’un roman est un peu ardu, parce que j’ai tendance à me dire que je vais devoir ramer un peu au départ mais qu’ensuite le reste en sera d’autant plus savoureux. Avec Arcadia, l’expérience a été quelque peu différente. Si je voulais être définitive, je dirais que je n’ai rien compris à l’intrigue du roman. Ce qui n’est pas tout à fait vrai puisque j’ai compris des tas de choses, simplement, je crois que le message général du livre m’a échappé. Dans Arcadia, le lecteur est complètement happé dans le monde de l’onirisme le plus total. Tout dans ce roman se passe à la manière d’un de ces rêves très complexes où l’action se déroule sous vos yeux, de la manière la plus étrange possible, sans que rien ne vienne jamais vous surprendre. Fabrice Colin mêle ici rêve, post-apo, personnages célèbres et légende arthurienne sans qu’aucun des personnages ne semble trouver ça étrange le moins du monde.

Si j’ai compris ce que faisaient les personnages au fur et à mesure du récit, j’ai réellement eu de grandes difficultés à saisir où voulait en venir l’auteur. En tant que lecteur, on comprend assez tôt qu’il y a un jeu de correspondance entre les personnages de Londres, les personnages de Paris, la légende arthurienne et les planètes – cependant, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi ces correspondances étaient importantes, en quoi elles faisaient sens et ce qu’elles apportaient au récit. Lors de ma lecture d’Arcadia, j’ai systématiquement eu l’impression de passer à côté des choses : des références culturelles que je n’avais pas, des sous-entendus subtils que je ne voyais pas ou encore des conclusions auxquelles arrivaient les personnages que je ne comprenais pas.

En un mot comme en mille, je n’ai pas vraiment compris l’enjeu de ce roman. J’aurais très facilement pu passer un moment horrible avec un livre qui relate des événements dont je ne vois pas les implications. Pourtant – vous l’aurez remarqué – cette intégrale s’en tire avec une note plutôt pas mauvaise. Il y a une explication très simple à cela : la plume de Fabrice Colin, qui m’a littéralement subjuguée. J’ai complètement adoré son écriture que j’ai trouvée parfaitement juste et extrêmement fluide (alors même que je n’ai pas saisi tous les enjeux de l’intrigue). Pour tout vous dire, j’ai eu un véritable coup de cœur pour l’écriture de l’auteur et j’ai été vraiment déstabilisée par l’écart que j’ai ressenti à mon niveau entre le fond et la forme. C’est pourquoi je ne dirais pas que j’ai passé un mauvais moment avec Arcadia ni même que l’œuvre m’a déplu. Une chose est sûre, je m’essaierai encore à la plume de Fabrice Colin parce que j’ai vraiment vraiment beaucoup apprécié son écriture.

Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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