Ash Princess - Divertissant mais quelconque...

20/11/2018

Titre : Ash Princess

Auteur : Laura Sebastian

Editions : Albin Michel Jeunesse

Prix : 19,00 €

Parution : 5 septembre 2018

Nombre de pages : 528 pages

Genre : Young Adult / Fantasy

Résumé : Theodosia avait six ans quand son pays a été attaqué, et quand sa mère, la reine du Feu, a été assassinée sous ses yeux.
Dix ans ont passé. Dix ans à vivre sous le joug du Kaiser, ses tortures incessantes, son régime de terreur. Dix ans qu'elle n'a pas prononcé son véritable nom. Theodosia s'appelle maintenant Thora, princesse de Cendres.
Le jour où le Kaiser la force à exécuter son dernier allié, celui qu'elle voit comme son unique chance de survie, Theodosia ne peut plus ignorer sa rage vengeresse. Elle se lance dans une intrigue où la séduction cache des crimes de sang, où les amitiés ne servent plus qu'à une chose : regagner son pouvoir.

Incapable de déterminer à qui elle peut vraiment se fier, Theodosia va apprendre jusqu'où elle est prête à aller pour venger sa mère, regagner son peuple et reprendre son titre de reine.

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Au moment de sa sortie en VO, pas mal d’avis positifs avaient accompagné Ash Princess, premier tome d’une nouvelle trilogie fantasy YA. Le résumé m’a immédiatement séduit et la magnifique couverture n’a fait que confirmer mon envie de me plonger dans ce roman. Tout semblait donc réuni pour me faire passer un excellent moment de lecture mais c’était sans compter sur l’histoire en elle-même… Je remercie néanmoins les éditions Albin Michel Jeunesse pour leur envoi. 

Très rapidement, j’ai eu une impression de déjà-vu ou devrais-je plutôt dire de déjà-lu… Ce que j’aime dans la fantasy, c’est de pouvoir m’évader le temps de quelques heures dans un univers totalement inédit et dépaysant. Le problème, c’est que le monde imaginé par Laura Sebastian n’a rien d’original, ni même d’immersif. Il s’agit clairement d’une intrigue de cour (avec 90% de roman qui se passent dans l’enceinte du château) et bien que j’en sois habituellement un fervent amateur, celle-ci m’a parue réchauffée avec des thématiques ayant déjà été abordées trop de fois. Un peuple qui a pris le dessus sur un autre, une princesse déchue, une révolte dissimulée… Pour vous donner un exemple, j’ai récemment lu Throne of Glass de Sarah J. Mass que j’ai beaucoup aimé malgré certains stéréotypes qui m’ont légèrement agacé. MAIS, ce roman a été écrit en 2012 et donc bien avant tous les romans de fantasy YA actuellement sur le marché. Tout cela pour vous dire que s’il y a bien un genre où un auteur peut s’éclater, c’est celui-là. Il est donc dommage de constamment utiliser les mêmes ficelles au lieu d’essayer d’innover un peu…

Bon, il y a quand même de bons points dans Ash Princess, autrement je ne l’aurais pas terminé. Notamment les personnages, et tout particulièrement Thora. Sa personnalité est très intéressante car elle a la particularité d’être double : d’un côté il y a Theodosia, la princesse d’un peuple massacré, et de l’autre Thora, la princesse de cendres, élevée depuis ses dix ans par ceux qui ont envahi son pays et tué sa famille. Au fond de la jeune fille brûle une flamme qui demande la vengeance mais elle est étouffée par ces années passées à la solde d’un empereur tyrannique (le Kaiser), sans aucun allié pour l’aider. Quand vient enfin le moment de passer à l’acte, Thora hésite car bien qu’elle éprouve une haine pour le Kaiser, elle s’est également profondément attachée à Cress, la fille du général, celui qui a égorgé la mère de Thora sous ses yeux…

D’autre part, j’ai également adoré la mythologie développée par l’auteure autour des gemmes et de leur pouvoir. Bien que ce ne soit une fois encore pas très original, Laura Sebastian a eu le mérite de savoir comment l’utiliser. Cette notion de magie à la fois présente tout en étant reléguée au second plan m’a plutôt convaincu et je pense d’ailleurs qu’elle va être approfondie dans la suite (en tout cas je l’espère).

En somme, Ash Princess n’est pas un mauvais roman, il ne révolutionne simplement pas le genre. J’aurais donc tendance à le recommander à des non-habitués de la fantasy car les lecteurs amateurs risquent de s’ennuyer…

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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