iRachel – L’héritage technologique d’une épouse / maman décédée à sa famille

15/11/2018

Titre : iRachel

Auteur : Cass Hunter

Editions : JC Lattès

Prix : 19,90 €

Parution : 10 octobre 2018

Nombre de pages : 366 pages

Genre : Contemporain

Résumé : Rachel est une ingénieure surdouée et Aidan un mari aimant et compréhensif. Hélas, à la mort prématurée de Rachel, Aidan doit faire front pour continuer à élever seul leur fille unique.
Mais Rachel a laissé derrière elle le projet de sa vie, un cadeau d’amour pour leur permettre de continuer à se voir même après sa mort.
Un cadeau nommé iRachel.
iRachel est une histoire émouvante sur l’amour, la perte, la nostalgie et l’appartenance.

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Je remercie les éditions JC Lattès pour l’envoi de ce livre. Dès que j’ai eu connaissance de celui-ci, j’ai su que je devais le lire. Étant fascinée par les nouvelles technologies et en tant que grande fan de « Black Mirror », il ne pouvait en être autrement. En effet, le résumé d’« iRachel » m’a immédiatement fait penser à la série, et plus particulièrement à un épisode bien précis : le 2×01, « Be Right Back ». Au final, j’ai passé un agréable moment de lecture avec cette histoire même si elle ne m’a pas autant chamboulée que je l’aurais souhaité.

 

Je dois dire que j’ai du mal à mettre des mots sur mon ressenti, qui est assez contradictoire. Dans l’ensemble ce dernier est positif (comme vous pouvez le voir avec ma note), et pourtant j’attendais un peu plus de cette histoire. Il faut dire que j’ai conservé en tête tout du long « Black Mirror » comme référence, ce qui fait qu’au final je suis un peu déçue en terme « d’intensité » (difficile de faire mieux que la série à ce niveau). Attention, ça ne veut pas dire que l’histoire est digne des Bisounours, au contraire, mais elle reste toutefois un peu trop « lisse », un peu trop « gentille » à mon goût.

 

Malgré ça, le contrat est rempli. Bien que moins intense que prévue, je n’ai pas pu décrocher de ma lecture une fois celle-ci entamée ! J’ai beaucoup aimé assister à l’insertion d’iRachel dans le quotidien de la famille meurtrie, endeuillée que forment Chloé et Aidan, et à quel point elle joue un rôle important dans leur acceptation de la disparition de Rachel. Comme dans la vraie vie avec les nouvelles technologies, l’évolution d’iRachel était fascinante à observer bien qu’un peu effrayante également. Par ailleurs, le tout est assez réaliste, suffisamment pour nous donner l’impression qu’on pourrait très bien arriver à cela un jour. Et si tel était le cas… Comment réagirions-nous ? Comment réagiriez-VOUS ?  

 

Au niveau des personnages, la majorité d’entre eux sont agréables (en dehors de deux personnages que j’ai eu envie de baffer à plusieurs moments, coucou Luke et Jem !) mais pas transcendants. Ainsi, je n’ai pas réellement développé d’attachement envers Chloé ou Aidan, par exemple. Par contre, à l’opposé, je me suis vraiment prise d’affection pour iRachel. En effet, sa condition de robot fait qu’elle est dépourvue d’une des bases qui nous définissent, nous, les humains : elle ne s’appartient pas et de ce fait n’a jamais vraiment une totale liberté d’action. Et pourtant, arrivé à un certain point de l’histoire, on s’interroge réellement : finalement, où se situe la limite entre machine et personne ? iRachel n’a rien demandé, elle a été créée de toutes pièces par des humains et n’a par la suite pas son mot à dire. Vous vous imaginez être dépourvu de libre arbitre et programmé à agir de telle façon et pas de telle façon ? Moi je trouverais ça triste… Et même si j’ai été un peu heureuse au moment du dénouement, j’ai surtout été majoritairement triste face au sort d’iRachel tout au long du roman.

 

L’écriture m’a également posé quelques problèmes, du moins au début, et ce pour deux raisons. Tout d’abord, la narration est étrange puisqu’on suit de plus près un personnage précis par chapitre, mais pas via un point de vue interne… sauf pour deux personnages, qui parlent bien en « je ». Ensuite, il y a parfois des passages assez longs sans dialogues, ce qui a tendance à casser un peu le rythme du récit, voire même à l’alourdir parfois. Mais heureusement, bien que désarçonnée au début, j’ai fini par m’habituer au style narratif et les longs passages sans dialogues diminuent au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. Rien d’insurmontable donc !

 

Au final, je recommanderais ce roman à toutes les personnes qui comme moi sont à la fois fascinées et un peu « effrayées » par les nouvelles technologies, mais aussi aux personnes friandes de récits axés sur la famille, car « iRachel » fait un peu du deux en un pour le coup.  

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Petite belge âgée de 25 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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