La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert : un début réussi !

21/11/2018

Titre : La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert

Créée par : Jean-Jacques Annaud

Avec : Patrick Dempsey, Ben Schnetzer, Kristine Frøseth, Damon Wayans Jr., Virginia Madsen, ...

Format : 52 minutes

Diffusion : TF1

Genre : Drame, Policier, Thriller

Résumé : À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, un jeune écrivain à succès, est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur. À quelques mois de l’échéance qui lui a été donnée, tout bascule soudain pour lui : son ami et professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné en 1975 Nola Kellergan, une jeune fille, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence d’Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête.

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, c’est d’abord un énorme best-seller, c’est plus de 3 millions de copies vendues, ce sont des traductions dans 32 langues différentes et de multiples prix et nominations, dont le Grand Prix du roman de l’Académie Française et le Prix Goncourt des lycéens ! Joël Dicker, c’est un prodige d’à peine 33 ans dont tous les livres sont plébiscités par les critiques et par le public. Et Jean-Jacques Annaud, c’est plus de 50 ans de carrière, c’est L’Ours, c’est Le Nom de la Rose, c’est Sept Ans au Tibet pour ne citer qu’eux puisque tous ses films ont été des chef-d’œuvres. C’est aussi 3 Césars et même 1 Oscar ! Rien qu’avec ces trois noms-là, tout donne envie de se plonger dans la série La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, la première du grand réalisateur. Ajoutez à cela le nom de Patrick Dempsey et on est complètement conquis. 

Joël Dicker a dit lui-même qu’il avait reçu depuis 2012 plus de 96 propositions de scripts et de scénarios de films et de séries pour La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert. Et que lui et son éditeur ont toujours refusé en se disant que jamais ce livre ne serait adapté à l’écran (grand comme petit). Ils avaient tous les deux peur de dénaturer l’histoire, de l’abîmer et que personne ne puisse jamais capturer et retranscrire l’univers du livre. Pourtant, Jean-Jacques Annaud a réussi à les faire changer d’avis. L’écrivain a même assisté au tournage et en est ressorti conquis. Si la série a l’aval de l’auteur, c’est d’autant plus convaincant pour nous public : cela signifie qu’elle est fidèle à l’œuvre. 

Et Jean-Jacques Annaud a été un réalisateur dévoué : si le restaurant n’était pas à sa convenance, il le faisait reconstruire. Aucune des maisons du Maine ne lui semblait digne d’Harry Quebert : allons bon, il l’a fait construire. Et pas des moindres : c’est une magnifique bâtisse, magique et solitaire, en face de l’océan. Même pour la VF, il a choisi les doubleurs avec soin et minutie. Il a fait un vrai casting qui a duré 3 jours pour choisir de vrais acteurs et non pas de simples lecteurs de sous-titres, de son propre dire. Puis, il a choisi de tourner dans le Maine plutôt que dans le New Hampshire puisque dans cet État, aucun décor ne ressemblait à ceux décrits dans le livre de Joël Dicker. L’auteur devra reconnaître lui-même qu’en réalité, ce qui l’a inspiré, c’est justement une petite ville du Maine où il allait passer toutes ses vacances d’été avec sa famille lorsqu’il était plus jeune. Au final, Jean-Jacques Annaud nous a offert un travail passionné et ça se ressent.

Harry Quebert, c’est le rôle de la vie de Patrick Dempsey. Entre Bridget Jones’ Baby, Le Témoin Amoureux, Il était une fois et bien entendu, Grey’s Anatomy, il s’était vite enfermé dans un rôle de romantique, d’amoureux rêvé et de gendre idéal. C’est dans un tout autre registre que nous le découvrons ici et dès ce premier épisode, il est incroyable. Dans les quelques scènes où il apparaît, un charisme renversant émane de lui et on est complètement happé par lui. On ne regarde que lui et on est captivé par son jeu et son histoire. Quant à Kristine Frøseth, Jean-Jacques Annaud dit lui-même que si cette jeune femme de 22 ans ne devient pas un jour une grande actrice incontournable, c’est qu’il n’a rien appris de ses 50 ans de carrière. D’autant que ce grand réalisateur a fait complètement confiance à ses acteurs. Il a laissé libre cours à leurs improvisations et à leurs interprétations. Il n’aime pas leur dire « là, tu prends ce verre puis tu marches par là et tu t’arrêtes à ce niveau-là ». Il préfère leur dire simplement « dans cette scène, je veux que tu ressentes telle ou telle émotion », « je veux que tu me donnes telle impression », et bam, il les laisse faire. L’intonation, les gestes, les jeux de regards, tout cela est laissé à l’appréciation des acteurs qui agissent alors de façon naturelle, au gré de leurs ressentis en fonction des scènes. En sachant cela, c’est d’autant plus impressionnant de voir le résultat.   

Pour l’instant, ce premier épisode est fidèle au livre. Certains dialogues sont même exactement les mêmes que dans le roman de Joël Dicker. Mais surtout, il tient toutes ses promesses : il est plein de mystères et de suspens. Il n’y a pas encore de surprises mais on a qu’une hâte en le terminant, c’est de les découvrir. On ne voit littéralement pas le temps passer car les scènes s’enchaînent de façon fluide et sont aussi rythmées que captivantes. Pour l’instant, on installe les personnages, les lieux, l’intrigue mais c’est extrêmement prometteur. Je ne lui trouve aucun défaut. Ne le ratez surtout pas ! 

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser cet art en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et à la photographie. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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