L'homme qui aimait trop les Livres - Une lecture mitigée

10/11/2018

Titre : L'homme qui aimait trop les Livres

Auteur : Alison Hoover Bartlett

Editions : Marchialy Editions

Prix : 21,00 €

Parution : 4 octobre 2018

Nombre de pages : 311 pages

Genre : Témoignage

Résumé : Jusqu'où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu'où iriez-vous pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ? John Gilkey a dérobé pour 200 000 dollars de livres anciens. Son but, réunir une collection à son image. C'était compter sans la ténacité de Ken Sanders, libraire irascible, qui s'improvise détective et mène l'enquête.

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Ce ne sera une surprise pour personne si je dis que j’aime les livres. J’aime les livres et une partie importante de ma vie tourne autour d’eux, que ce soit dans ma vie personnelle ou dans ma vie professionnelle. Alors forcément, j’ai toujours envie de me plonger dans les livres qui parlent des livres ou – mieux encore ? – dans les livres qui parlent des gens qui aiment les livres. Forcément, avec un titre pareil, L’Homme qui aimait trop les livres avait l’air fait pour moi. Je trouvais le titre mystérieux et j’avais envie d’en savoir plus : comment peut-on trop aimer les livres ?

C’est ainsi que je me suis lancée dans ma lecture de cet ouvrage. À vrai dire, je pensais qu’il s’agissait d’un roman, mais il se trouve que c’est en fait plutôt un témoignage. L’auteure, Alison Hoover Bartlett, est journaliste et partage avec le lecteur sa découverte du monde du livre ancien. J’ai beaucoup aimé mettre un pied dans ce monde plutôt fermé de collectionneurs, d’éditions rares et de premières éditions perdues, où les enluminures ratées et les coquilles sont autant de traits spécifiques et de points positifs pour les collectionneurs véritables.

La force du roman d’Alison Hoover Bartlett, c’est de nous montrer que beaucoup de collectionneurs de livres anciens qu’elle a rencontré ne sont pas nécessairement des lecteurs. Peut-être connaissent-ils déjà le contenu du livre qu’ils viennent d’acquérir, ou peut-être pas, mais c’est rarement l’envie de lire ces ouvrages qui les fait acheter un de ces volumes anciens. D’après les témoignages qu’elle rassemble, j’ai plutôt l’impression que c’est la dimension sensuelle du livre qui prime avant tout : la beauté de la couverture, la souplesse des pages, les détails de l’intérieur, …

Pourtant, malheureusement mon intérêt pour cet ouvrage s’est un peu arrêté là. À vrai dire, j’ai trouvé la plume de l’auteur un peu trop factuelle, et l’enchaînement des anecdotes autour de John Gilkey n’a pas su me captiver. Apparemment, cet homme qui est bien réel et toujours vivant a volé de différentes manières des centaines de livres anciens afin de composer sa bibliothèque idéale, toujours persuadé d’être dans son bon droit – ou du moins prétendant toujours être dans son bon droit.

Ce que j’ai trouvé très dommage, c’est que l’auteure nous affirme être fascinée par ce personnage complètement atypique, mais j’ai trouvé son écriture très terre à terre et un peu froide. L’ouvrage dans son ensemble s’apparente plutôt à mon sens à un compte rendu, que « l’intrigue » (même s’il est un peu étrange de qualifier d’intrigue des événements réels) ne parvient à mon sens pas à rattraper malgré la volonté de l’auteure de partager avec vous cette dimension d’enquête dans le monde du livre ancien afin de mettre la main sur John Gilkey.

En définitive, même si je n’ai pas passé un mauvais moment avec ce livre, je l’ai trouvé assez quelconque et plutôt oubliable. C’est dommage, mais c’est peut-être simplement que je m’attendais à quelque chose de trop différent.

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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