Population : 48 - Une histoire très originale !

27/11/2018

Titre : Population : 48

Auteur : Adam Sternbergh

Editions : Super 8

Prix : 22,00 €

Parution : 11 octobre 2018

Nombre de pages : 432 pages

Genre : Science-fiction / Suspense

Résumé : Caesura Texas – une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants. Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d'identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l'optique d'un nouveau départ.
En échange de l'amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l'extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ. Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu'à aujourd'hui. Errol Colfax, en effet, s'est suicidé... avec une arme qu'il n'aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l'enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l'essentiel des habitants – y compris lui-même – auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière. Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s'abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura...

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Pour tout vous dire, il s’agit du tout premier livre que je lis de cette maison d’édition. Et autant vous dire qu’étant donné l’excellent moment passé, je vais certainement réitérer l’expérience ! Population : 48 est une histoire très originale que je serais incapable de comparer à une autre tant le mélange des genres est peu commun. Un peu de science-fiction, du suspense, de l’humour également, le tout dans le cadre d’un western moderne. Un roman audacieux qui m’a convaincu et pour l’envoi duquel je remercie évidement les éditions Super 8. 

Le style de l’auteur m’a immédiatement plu. Il a un côté très visuel qui permet une immersion quasi immédiate au cœur du récit. J’ai eu l’impression de marcher dans les rues, d’étouffer dans cette petite ville perdue dans le désert et d’échanger avec ses habitants tous plus étranges les uns que les autres… L’écriture d’Adam Sternbergh est fluide, précise. Pas de longues descriptions inutiles mais des choix judicieux qui permettent de se représenter rapidement un élément du décor ou d’imaginer le physique d’un personnage. Sans oublier les chapitres courts et un découpage chronologique intelligent participant à créer un rythme qui tient le lecteur en haleine du début à la fin. 

En ce qui concerne l’intrigue, là encore j’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur a choisi de dérouler son histoire. Au début on est vraiment dans le flou, on se pose plein de questions. D’une part, sur les protagonistes : que font-ils là ? Quels crimes ont-ils commis ? Pourquoi leur a-t-on offert la chance de tout recommencer ? De l’autre, sur l’organisme à l’origine de ce projet : qui sont-ils ? Pourquoi font-ils ça ? Et surtout, jusqu’où vont-ils aller ? 
Les règles imposées aux habitants qui, finalement, ignorent tout les uns des autres, ne sont pas sans rappeler les dystopies comme Hunger Games ou Divergent. Il est vrai que ce genre est un peu moins populaire aujourd’hui mais je trouve que Population : 48 lui rend un bel hommage ! 

Enfin, j’ai adoré le suspense administré par l’auteur dans une intrigue où je ne l’attendais pas spécialement (je n’avais pas relu le résumé avant d’entamer ma lecture). Ce meurtre commis et l’enquête qui va en découler m’ont véritablement captivé tant j’étais impatient de connaître la vérité. Je crois que j’ai dévoré ce roman en quelques heures à peine tant j’étais pris dedans, au point d’avoir du mal à le reposer lorsque je le devais, et pour moi, il s’agit d’un gage de qualité !

En conclusion, si vous être nostalgiques de la dystopie et que vous souhaitez vous plonger dans une histoire qui lui rend hommage, Population : 48 est LE roman que vous cherchez. Par ailleurs, le mélange des genres proposé par l’auteur fait de ce livre un OVNI littéraire qui sort complément des sentiers battus tout en mettant en scène des personnages charismatiques et hauts en couleurs ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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2 Comments

  1. Très tentant! Je note :) Je crois que ça pourrait bien me plaire!

    • Je suis content de t'avoir donné envie de le lire ! Ça a été une excellente surprise pour ma part :)

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