Les Gardiens de la Rose - Un deuxième tome à l'image du premier...

29/12/2018

Titre : Les Gardiens de la Rose

Auteur : Rebecca Gablé

Editions : HC Éditions

Prix : 22,00 €

Parution : 8 novembre 2018

Nombre de pages : 504 pages

Genre : Historique

Résumé : Angleterre, 1413. Lorsque Jean de Waringham, jeune noble de treize ans, apprend que son père souhaite le voir embrasser une carrière ecclésiastique, il s'enfuit du château familial et se met en route pour Londres.
À Westminster, il rencontre le roi Henri V. Embarquant pour la France aux côtés du charismatique souverain, il ne tarde pas à être armé chevalier et se distingue sur le champ de bataille par ses actes de bravoure.
Les troupes anglaises sont en passe de remporter la guerre, mais la mort subite du vaillant monarque plonge le royaume dans une crise profonde, car son fils est à peine âgé de huit ans. Le jeune héritier devient la cible d'attaques de tous bords, et Jean est alors chargé de le protéger...

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Il y a quelques jours je vous ai donné mon avis sur le premier tome de cette saga, La roue du temps, que j’avais apprécié dans son ensemble mais qui m’avait frustré à cause de l’aspect historique pas suffisamment exploité. Ayant reçu Les gardiens de la rose en même temps, j’ai décidé de me plonger immédiatement dedans et j’ai franchement bien fait parce que j’ai passé un bon moment de lecture pour lequel je remercie une nouvelle fois HC Éditions.

Dans ce deuxième tome on va retrouver certains personnages dont on avait déjà fait la connaissance précédemment, mais surtout, on va suivre la nouvelle génération (enfants et petits-enfants de ces derniers). J’ai aimé ce « changement de décor » opéré par l’auteure qui a tout de même conservé l’ambiance singulière de la guerre de 100 ans. Les complots, les trahisons et les jeux politiques sont d’ailleurs toujours en place et plus d’une fois je me suis dit qu’il suffisait finalement de s’inspirer de l’Histoire (comme l’a notamment fait George R. R. Martin) pour écrire des romans de fantasy épique. 

L’action est une fois encore omniprésente, les dialogues nombreux et les descriptions moindres. Tout va très vite bien que l’intrigue se déroule sur des décennies entières. Et je dois vous avouer que tout comme dans le premier tome, cela m’a plutôt dérangé. En effet, lorsque je me plonge dans un roman historique, je recherche volontairement des longueurs et un approfondissement des protagonistes ou de l’univers plus important que dans un roman contemporain par exemple, et ici ça m’a clairement manqué. Une fois de plus, j’ai eu l’impression que l’ensemble était survolé, creux et finalement peu immersif. Et cette fois, je pense que la traduction est vraiment en cause. Plus de 500 pages d’écart entre la VO et la VF sont certainement à l’origine de cette sensation de manque. Il me semble donc que le choix éditorial de raccourcir l’histoire ne lui a pas forcément été favorable, au contraire…

En somme, comme c’était déjà le cas avec La roue de la fortune, je n’ai pas vu le temps passer en lisant Les gardiens de la rose tant j’étais pris dans l’intrigue. Honnêtement, s’il s’agissait d’un « simple » roman de fantasy au sein d’un univers totalement imaginé, j’aurais été beaucoup moins critique. Mais en l’occurrence, j’attends plus de détails d’un roman purement historique. Plus d’immersion, plus de reliefs et pas seulement un rythme haletant et des rebondissements à chaque page. Je ne sais donc pas encore si je me laisserai tenter par le troisième tome, ce qui est vraiment dommage car la promesse de départ était vraiment alléchante…

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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