Lignes de vie - Une très bonne découverte !

28/12/2018

Titre : Lignes de vie

Auteur : Graham Joyce

Editions : Stéphane Marsan

Prix : 20,00 €

Parution : 17 octobre 2018

Nombre de pages : 352 pages

Genre : Historique / Fantastique

Résumé : À Coventry, après la Seconde Guerre mondiale, chacun essaie de retrouver une vie normale. C’est le cas de Martha Vine, matriarche aussi charismatique qu’elle est tendre avec ses sept filles. Cassie, la plus jeune, n’a pas le courage de confier à des parents adoptifs le fils de père inconnu auquel elle vient de donner naissance. Le petit Frank sera donc élevé à tour de rôle par chacune des sœurs de cette famille singulière. Ainsi l’enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies qui empruntent des chemins si différents, dans les drames et les illusions de l’après-guerre. Mais Frank est un enfant unique en son genre, doué d’intuitions étonnantes; tout comme sa grand-mère, qui a un don de prémonition…

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Graham Joyce est un auteur que je voulais découvrir depuis quelques années déjà lorsqu’on m’a proposé de recevoir cette réédition de l’un de ses romans les plus réputés. Étant particulièrement amateur de récits historiques et de drames familiaux, le résumé de Lignes de vie a donc immédiatement attiré mon attention bien que la mention d’une touche fantastique m’ait laissé perplexe. Je ne suis généralement pas fan du mélange des genres mais en l’occurence j’ai décidé de ne pas m’y focaliser, et j’ai bien fait ! J’ai en effet passé un excellent moment de lecture pour lequel je remercie les éditions Stéphane Marsan.

Lignes de vie fait partie de ces romans à ambiance pleins de bons sentiments et d’émotions. J’ai dès le départ été embarqué par l’intrigue et la plume de l’auteur, à la fois fluide et poétique, aux descriptions justes et toujours utilisées à bon escient. Le contexte historique est, quant à lui, certes très présent mais il n’empiète pas pour autant sur l’histoire en elle-même. Il s’agit davantage d’un cadre qui favorise l’immersion et permet d’être dépaysé le temps de quelques heures.

La véritable force de ce roman réside en ses personnages et notamment en celle autour de qui tout gravite : Martha Vine. Qu’elle fasse partie d’une scène ou non, son spectre plane constamment au-dessus de chaque phrase. J’ai d’ailleurs été plutôt bluffé par l’habilité de l’auteur à créer un personnage aussi charismatique au point de le rendre omniprésent. Aux côtés de la matriarche, il y a également ses sept filles et bien sûr le petit Frank, que ses « pouvoirs » rendent unique. Je vais tout de suite rassurer les plus réfractaires, le côté fantastique n’est que très peu mis en avant. Un peu comme Stephen King, Graham Joyce a décidé d’explorer la « magie » à petites doses et ça fonctionne ! La question de la crédibilité ne se pose pas puisque la façon de l’aborder est finalement très naturelle. 

Il n’y a pas vraiment de grosses révélations ou de rebondissements inattendus mais un suspense constant sert tout de même de fil rouge tout au long des 350 pages. Pour tout vous dire, je me suis surtout attaché aux personnages et à leur quotidien plus qu’à l’intrigue, et j’étais par conséquent plus intéressé par leur sort que par la résolution de certaines problématiques. 

En somme, j’ai vraiment passé un excellent moment de lecture au cours duquel j’ai été confronté à une large palette d’émotions, souvent contradictoires, et ce en très peu de temps. Du rire aux larmes, en passant par la peur et le soulagement. Une très bonne découverte qui m’a donné envie de me pencher sur le reste de la bibliographie de l’auteur, malheureusement décédé en 2014…

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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