Promenons-nous dans ce bois - Un fond intéressant mais une forme mal maîtrisée...

16/12/2018

Titre : Promenons-nous dans ce bois

Auteur : Nele Neuhaus

Editions : Calmann-Lévy Noir

Prix : 22,90 €

Parution : 10 octobre 2018

Nombre de pages : 544 pages

Genre : Thriller

Résumé : Dans la région montagneuse du Taunus, la forêt prédomine. Peut-on alors parler d’accident quand en pleine nuit, au coeur des bois, un feu tue un homme dans sa caravane ? Et quand non loin, dans un village reclus, deux autres morts suspectes se succèdent ?

Le commissaire Bodenstein et sa jeune collègue Sander comprennent vite qu’un même meurtrier s’acharne, mais pourquoi s’en prend-il à des gens sans histoires et qui se connaissaient tous ? Peu à peu, l’enquête les ramène à l’été 1972, lorsque le meilleur ami de Bodenstein, Artur, disparut sans laisser de traces. Un traumatisme d’enfance pour lui, et un drame que beaucoup auraient préféré oublier. Et si un lien existait avec les victimes récentes ? Pour arrêter le coupable, un seul moyen : découvrir ce qui s’est vraiment passé à l’époque, là-bas, dans ce bois…

Un roman policier en forme de puzzle fascinant où l’on reconstitue la vérité pas à pas, plongés dans un noeud de secrets et de mensonges étourdissant.

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J’avoue que dans le cas de ce roman, c’est essentiellement le résumé qui m’a donné envie de m’y plonger. La couverture ne m’inspirait effectivement pas grand chose, quant à l’auteure, et bien je ne la connaissais absolument pas ! Cela a donc été une totale découverte pour laquelle je remercie les éditions Calmann-Lévy. 

J’aimerais commencer par l’un des gros points négatifs à cause duquel il m’a fallu pas mal de temps avant de m’immerger complètement dans l’histoire : la longueur des chapitres. Afin que ce soit plus clair, le premier fait 100 pages… sur 544 ! Avouez que ce n’est pas commun. Pour le coup, je fais partie de ceux qui préfèrent largement les chapitres courts car ils donnent cette impression de tourner les pages rapidement sans voir le temps passer. En l’occurence, j’ai au contraire eu la sensation de ne pas avancer…

Ceci étant dit, heureusement que le fond était vraiment mieux maîtrisé que la forme. J’ai en effet beaucoup aimé l’intrigue proposée par l’auteure, principalement basée sur des mensonges et des secrets profondément enfouis. Un meurtre va tous les faire ressurgir au point de générer une belle pagaille au sein du groupe de protagonistes. On découvre d’ailleurs chacun d’entre eux au travers de ce qu’il dissimule et j’ai trouvé cette approche à la fois originale et bien pensée. La façon qu’a choisie l’auteure pour introduire ses personnages sort totalement de l’ordinaire et permet de mettre en place une intrigue prenante et pleine de rebondissements. J’aurais en revanche préféré que le rythme soit plus soutenu car j’ai noté un vrai déséquilibre entres les scènes d’action et les interminables descriptions, bien souvent inutiles…

Dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié les nombreux personnages même si je n’ai toujours pas compris la présence de certains… Bodenstein a, quant à lui, titillé ma curiosité dès le départ ! Il est vrai qu’il est l’un de ces héros mystérieux dont on ne sait pas grand chose au début et qui finissent par se dévoiler petit à petit. D’ailleurs, j’ai trouvé qu’une bonne partie du roman reposait sur ses épaules car même si je décrochais par moments à cause d’une intrigue trop longue, le développement psychologique de Bondestein m’a toujours redonné envie de poursuivre ma lecture. 

En somme, Promenons-nous dans ce bois est un bon thriller avec un dénouement inattendu et pas mal de rebondissements. Malheureusement, la forme et le manque de rythme le rendent assez difficilement abordable malgré un fond pourtant intéressant qui aurait pu être prometteur.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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