Erectus - Un excellent roman d'anticipation !

07/01/2019

Titre : Erectus

Auteur : Xavier Müller

Editions : XO Éditions

Prix : 19,90 €

Parution : 8 novembre 2018

Nombre de pages : 433 pages

Genre : Science-Fiction / Thriller

Résumé : Et soudain l'humanité se mit à régresser

À Richards Bay, en Afrique du Sud, c'est le choc.
Un homme s'est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus.

Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

De quel virus s'agit-il ?
Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ?

Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l'humanité.

Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ?
Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer ?

Un cauchemar planétaire

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La dystopie, la fin du mode, l’apocalypse, toutes ces thématiques m’ont toujours attiré aussi bien dans la littérature qu’au cinéma ou à la télévision. Malheureusement, j’ai fini, malgré moi, par délaisser ces genres à cause des scénarios répétitifs et similaires qui se sont multipliés sur tous les supports confondus ces dernières années. Lorsque j’ai lu le résumé d’Erectus, j’ai donc immédiatement été attiré par l’originalité de la promesse et n’ai pas hésité très longtemps avant d’accepter de le recevoir. Et comme je m’y attendais, j’ai passé un excellent moment de lecture pour lequel je remercie les éditions XO ! 

Dès le départ je me suis laissé entraîner par l’intrigue aux mécaniques certes classiques mais plutôt novatrice dans son contenu. Contrairement aux nombreuses dystopies et romans post-apocalyptiques qu’on a pu voir défiler, Erectus, quant à lui, propose au lecteur de vivre une apocalypse sans savoir à quoi celle-ci va aboutir. On ne va donc pas se concentrer sur les conséquences du virus mais sur les moyens mis en place afin de le stopper. J’ai trouvé cette approche assez intéressante car elle offre non seulement une réflexion d’ordre scientifique, mais permet aussi de nous questionner sur différents aspects de notre société comme les progrès de la technologie, la politique ou encore la nature humaine. 

L’écriture de l’auteur s’est révélée de son côté particulièrement efficace car dans un roman comme celui-ci, il est essentiel de tenir le lecteur en haleine. Les chapitres courts, l’abondance des dialogues et les nombreux changements de décor ont ainsi grandement contribué à maintenir mon attention éveillée tout au long des 450 pages. Le style n’est peut-être pas des plus recherchés mais en l’occurrence ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. Personnellement, je me pose toujours la question de ce dont j’ai envie sur le moment et si tous les romans étaient écrits à la Proust, je ne suis pas certain d’y trouver systématiquement mon compte. 

J’émettrais en revanche une petite réserve sur les personnages qui m’ont bien souvent paru caricaturaux et sans relief. Un peu comme dans les blockbusters américains, j’ai pour le coup eu l’impression que l’auteur est tombé dans la facilité en conférant à ses protagonistes seulement un ou deux traits de caractère qu’ils ont conservé du début à la fin. C’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à eux, bien qu’aucun ne m’ait foncièrement déplu. 

En conclusion, Erectus est un très bon thriller scientifique d’anticipation qui a le mérite d’être plutôt original étant donnée la thématique. L’auteur a d’ailleurs eu l’intelligence d’aborder des sujets d’actualité, ce qui permet au lecteur de faire un parallèle direct avec le monde d’aujourd’hui, ancrant de fait le récit dans la réalité. J’ai cru comprendre qu’il y aurait une suite et je sais d’ores et déjà que si tel est le cas, je serais très heureux de m’y plonger. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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